Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

© Marine nationale

Réserviste dans la Marine depuis 2018, le QM1(R) Anna est guetteur-sémaphoriste au sémaphore du Talut situé à Belle Ile (Morbihan).

Agée de 22 ans, cette jeune Bretonne originaire de Groix, qui a grandi au sein d’une famille de marins a naturellement rejoint la réserve après sa préparation militaire Marine (PMM) effectuée à Bayonne « Mon père est lui-même guetteur-sémpahoriste. Par conséquent, j’ai toujours vécu en sémaphore, déménageant au gré des affectations de mon père tous les trois ans. C’est lui qui m’a parlé de la PMM ».

A l’issue de celle-ci, elle décide de devenir elle-même sémaphoriste en entrant dans la réserve « En fonction des places offertes dans la réserve et des notes que l’on obtient durant l’année de PMM, il nous est proposé de rejoindre la réserve dans une filière spécifique. Ayant fini troisième de ma promotion, j’ai eu la chance de pouvoir choisir et d’obtenir ce que je désirais ». Pour cette future professeure des écoles, le choix est fait : ça sera le sémaphore de Socoa, situé près de Bayonne.

Tous les étés, une semaine sur deux et en fonction des besoins de la Marine, la jeune femme effectue un travail de surveillance des flots, d’abord à Socoa puis au sémaphore du Grouin, près de Cancale et enfin à Talut. Des affectations qui évoluent mais des missions identiques qu’elle apprécie particulièrement « Je suis passionné par ce travail, je ne me lasse jamais de regarder la mer, les endroits sont idylliques. Par ailleurs, c’est extrêmement valorisant, enrichissant et instructif de participer au sauvetage de personnes en détresse. Quand on est directement témoin de sauvetage, ça nous donne pleinement envie de faire notre travail ».

Son quotidien au sémaphore alterne entre contrôle et surveillance du trafic maritime, relations avec le CROSS, signalement de navires ou de personnes en détresse. Quand elle n’est pas de quart, la jeune Bretonne en profite pour se reposer et effectuer diverses tâches d’entretien du sémaphore, sa « seconde maison ».

Effectuant sa période de réserve durant les mois de juillet et aout depuis maintenant cinq ans, Anna concilie facilement périodes de réserve et périodes de vacances « Le rythme ne pose aucune difficulté : je suis disponible tous les étés et j’ai l’avantage de pouvoir faire mes 45 jours de réserve durant ces deux mois.  J’alterne une semaine en sémaphore et une semaine de repos. Cela me permet de pouvoir profiter pleinement de l’été et de voir mes amis ou ma famille ».

La réserve est aussi synonyme de souvenirs marquants pour la quartier-maitre, de sa formation à ses différentes affectations « J’ai adoré mes 15 jours de formation à l’Ecole Navale. Nous étions une cinquantaine de jeune tous motivés et heureux d’être ensemble. Nous avons pu en apprendre beaucoup sur la Marine, dans un environnement magnifique, face à la mer. C’était vraiment très intéressant. Que ce soit en formation ou en sémaphore, j’ai aussi rencontré de nombreux collègues qui sont désormais des amisLa réserve m’a ainsi apporté beaucoup de choses : les responsabilités confiées m’ont permis de prendre davantage confiance en moi et de rencontrer de supers personnes ».

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Source : Marine nationale


Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

© Marine nationale

Réserviste dans la Marine depuis 2018, le QM1(R) Anna est guetteur-sémaphoriste au sémaphore du Talut situé à Belle Ile (Morbihan).

Agée de 22 ans, cette jeune Bretonne originaire de Groix, qui a grandi au sein d’une famille de marins a naturellement rejoint la réserve après sa préparation militaire Marine (PMM) effectuée à Bayonne « Mon père est lui-même guetteur-sémpahoriste. Par conséquent, j’ai toujours vécu en sémaphore, déménageant au gré des affectations de mon père tous les trois ans. C’est lui qui m’a parlé de la PMM ».

A l’issue de celle-ci, elle décide de devenir elle-même sémaphoriste en entrant dans la réserve « En fonction des places offertes dans la réserve et des notes que l’on obtient durant l’année de PMM, il nous est proposé de rejoindre la réserve dans une filière spécifique. Ayant fini troisième de ma promotion, j’ai eu la chance de pouvoir choisir et d’obtenir ce que je désirais ». Pour cette future professeure des écoles, le choix est fait : ça sera le sémaphore de Socoa, situé près de Bayonne.

Tous les étés, une semaine sur deux et en fonction des besoins de la Marine, la jeune femme effectue un travail de surveillance des flots, d’abord à Socoa puis au sémaphore du Grouin, près de Cancale et enfin à Talut. Des affectations qui évoluent mais des missions identiques qu’elle apprécie particulièrement « Je suis passionné par ce travail, je ne me lasse jamais de regarder la mer, les endroits sont idylliques. Par ailleurs, c’est extrêmement valorisant, enrichissant et instructif de participer au sauvetage de personnes en détresse. Quand on est directement témoin de sauvetage, ça nous donne pleinement envie de faire notre travail ».

Son quotidien au sémaphore alterne entre contrôle et surveillance du trafic maritime, relations avec le CROSS, signalement de navires ou de personnes en détresse. Quand elle n’est pas de quart, la jeune Bretonne en profite pour se reposer et effectuer diverses tâches d’entretien du sémaphore, sa « seconde maison ».

Effectuant sa période de réserve durant les mois de juillet et aout depuis maintenant cinq ans, Anna concilie facilement périodes de réserve et périodes de vacances « Le rythme ne pose aucune difficulté : je suis disponible tous les étés et j’ai l’avantage de pouvoir faire mes 45 jours de réserve durant ces deux mois.  J’alterne une semaine en sémaphore et une semaine de repos. Cela me permet de pouvoir profiter pleinement de l’été et de voir mes amis ou ma famille ».

La réserve est aussi synonyme de souvenirs marquants pour la quartier-maitre, de sa formation à ses différentes affectations « J’ai adoré mes 15 jours de formation à l’Ecole Navale. Nous étions une cinquantaine de jeune tous motivés et heureux d’être ensemble. Nous avons pu en apprendre beaucoup sur la Marine, dans un environnement magnifique, face à la mer. C’était vraiment très intéressant. Que ce soit en formation ou en sémaphore, j’ai aussi rencontré de nombreux collègues qui sont désormais des amisLa réserve m’a ainsi apporté beaucoup de choses : les responsabilités confiées m’ont permis de prendre davantage confiance en moi et de rencontrer de supers personnes ».

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Source : Marine nationale


Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

© Marine nationale

Réserviste dans la Marine depuis 2018, le QM1(R) Anna est guetteur-sémaphoriste au sémaphore du Talut situé à Belle Ile (Morbihan).

Agée de 22 ans, cette jeune Bretonne originaire de Groix, qui a grandi au sein d’une famille de marins a naturellement rejoint la réserve après sa préparation militaire Marine (PMM) effectuée à Bayonne « Mon père est lui-même guetteur-sémpahoriste. Par conséquent, j’ai toujours vécu en sémaphore, déménageant au gré des affectations de mon père tous les trois ans. C’est lui qui m’a parlé de la PMM ».

A l’issue de celle-ci, elle décide de devenir elle-même sémaphoriste en entrant dans la réserve « En fonction des places offertes dans la réserve et des notes que l’on obtient durant l’année de PMM, il nous est proposé de rejoindre la réserve dans une filière spécifique. Ayant fini troisième de ma promotion, j’ai eu la chance de pouvoir choisir et d’obtenir ce que je désirais ». Pour cette future professeure des écoles, le choix est fait : ça sera le sémaphore de Socoa, situé près de Bayonne.

Tous les étés, une semaine sur deux et en fonction des besoins de la Marine, la jeune femme effectue un travail de surveillance des flots, d’abord à Socoa puis au sémaphore du Grouin, près de Cancale et enfin à Talut. Des affectations qui évoluent mais des missions identiques qu’elle apprécie particulièrement « Je suis passionné par ce travail, je ne me lasse jamais de regarder la mer, les endroits sont idylliques. Par ailleurs, c’est extrêmement valorisant, enrichissant et instructif de participer au sauvetage de personnes en détresse. Quand on est directement témoin de sauvetage, ça nous donne pleinement envie de faire notre travail ».

Son quotidien au sémaphore alterne entre contrôle et surveillance du trafic maritime, relations avec le CROSS, signalement de navires ou de personnes en détresse. Quand elle n’est pas de quart, la jeune Bretonne en profite pour se reposer et effectuer diverses tâches d’entretien du sémaphore, sa « seconde maison ».

Effectuant sa période de réserve durant les mois de juillet et aout depuis maintenant cinq ans, Anna concilie facilement périodes de réserve et périodes de vacances « Le rythme ne pose aucune difficulté : je suis disponible tous les étés et j’ai l’avantage de pouvoir faire mes 45 jours de réserve durant ces deux mois.  J’alterne une semaine en sémaphore et une semaine de repos. Cela me permet de pouvoir profiter pleinement de l’été et de voir mes amis ou ma famille ».

La réserve est aussi synonyme de souvenirs marquants pour la quartier-maitre, de sa formation à ses différentes affectations « J’ai adoré mes 15 jours de formation à l’Ecole Navale. Nous étions une cinquantaine de jeune tous motivés et heureux d’être ensemble. Nous avons pu en apprendre beaucoup sur la Marine, dans un environnement magnifique, face à la mer. C’était vraiment très intéressant. Que ce soit en formation ou en sémaphore, j’ai aussi rencontré de nombreux collègues qui sont désormais des amisLa réserve m’a ainsi apporté beaucoup de choses : les responsabilités confiées m’ont permis de prendre davantage confiance en moi et de rencontrer de supers personnes ».

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Source : Marine nationale


Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

© Marine nationale

Réserviste dans la Marine depuis 2018, le QM1(R) Anna est guetteur-sémaphoriste au sémaphore du Talut situé à Belle Ile (Morbihan).

Agée de 22 ans, cette jeune Bretonne originaire de Groix, qui a grandi au sein d’une famille de marins a naturellement rejoint la réserve après sa préparation militaire Marine (PMM) effectuée à Bayonne « Mon père est lui-même guetteur-sémpahoriste. Par conséquent, j’ai toujours vécu en sémaphore, déménageant au gré des affectations de mon père tous les trois ans. C’est lui qui m’a parlé de la PMM ».

A l’issue de celle-ci, elle décide de devenir elle-même sémaphoriste en entrant dans la réserve « En fonction des places offertes dans la réserve et des notes que l’on obtient durant l’année de PMM, il nous est proposé de rejoindre la réserve dans une filière spécifique. Ayant fini troisième de ma promotion, j’ai eu la chance de pouvoir choisir et d’obtenir ce que je désirais ». Pour cette future professeure des écoles, le choix est fait : ça sera le sémaphore de Socoa, situé près de Bayonne.

Tous les étés, une semaine sur deux et en fonction des besoins de la Marine, la jeune femme effectue un travail de surveillance des flots, d’abord à Socoa puis au sémaphore du Grouin, près de Cancale et enfin à Talut. Des affectations qui évoluent mais des missions identiques qu’elle apprécie particulièrement « Je suis passionné par ce travail, je ne me lasse jamais de regarder la mer, les endroits sont idylliques. Par ailleurs, c’est extrêmement valorisant, enrichissant et instructif de participer au sauvetage de personnes en détresse. Quand on est directement témoin de sauvetage, ça nous donne pleinement envie de faire notre travail ».

Son quotidien au sémaphore alterne entre contrôle et surveillance du trafic maritime, relations avec le CROSS, signalement de navires ou de personnes en détresse. Quand elle n’est pas de quart, la jeune Bretonne en profite pour se reposer et effectuer diverses tâches d’entretien du sémaphore, sa « seconde maison ».

Effectuant sa période de réserve durant les mois de juillet et aout depuis maintenant cinq ans, Anna concilie facilement périodes de réserve et périodes de vacances « Le rythme ne pose aucune difficulté : je suis disponible tous les étés et j’ai l’avantage de pouvoir faire mes 45 jours de réserve durant ces deux mois.  J’alterne une semaine en sémaphore et une semaine de repos. Cela me permet de pouvoir profiter pleinement de l’été et de voir mes amis ou ma famille ».

La réserve est aussi synonyme de souvenirs marquants pour la quartier-maitre, de sa formation à ses différentes affectations « J’ai adoré mes 15 jours de formation à l’Ecole Navale. Nous étions une cinquantaine de jeune tous motivés et heureux d’être ensemble. Nous avons pu en apprendre beaucoup sur la Marine, dans un environnement magnifique, face à la mer. C’était vraiment très intéressant. Que ce soit en formation ou en sémaphore, j’ai aussi rencontré de nombreux collègues qui sont désormais des amisLa réserve m’a ainsi apporté beaucoup de choses : les responsabilités confiées m’ont permis de prendre davantage confiance en moi et de rencontrer de supers personnes ».

 Journées nationales du réserviste : portrait du QM1 Anna

Source : Marine nationale


Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

publié le Mardi 08 novembre 2022

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

© Marine nationale

Après une carrière comme pilote de Hawkeye au sein de la Flottille 4F, le lieutenant de vaisseau Justin ressent l’envie de servir et de guider les pilotes dans cette phase si particulière qu’est l’appontage sur le porte-avions. Lumière sur le métier d’officier d’appontage.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur le métier d’Officier d’Appontage ?

L’Officier d’Appontage (OA), c’est en quelque sorte l’assurance vie du pilote. Au moment des appontages, nous sommes situés à l’arrière du porte-avions pour accompagner le pilote dans cette phase complexe, de jour comme de nuit.

L’OA a plusieurs casquettes : nous sommes d’abord garant de la sécurité du pilote dans sa manœuvre, on s’assure que le pont est clair, que l’avion précédent ait dégagé la piste et que la presse de brin soit bien revenue à sa place (ndlr : le brin est le câble que le pilote doit attraper avec la crosse située à l’arrière du Rafale et du Hawkeye pour s’arrêter).

En parallèle du volet sécurité, nous accompagnons le pilote au cours de toute la phase d’appontage, nous jugeons de la qualité de la présentation et nous intervenons sur la fréquence radio pour donner des ordres au pilote afin qu’il rectifie sa position. Si la réponse du pilote est satisfaisante, nous le laissons poursuivre. Sinon, nous lui ordonnons une remise de gaz. Il devra refaire un tour avant une nouvelle tentative. On appelle la remise de gaz sur porte-avions un « wave off ». Après l’appontage, nous débriefons les pilotes sur leurs passes d’appontage.

Notre dernière casquette est celle de la formation. L’OA forme les jeunes pilotes de porte-avions, nous préparons des programmes d’entraînement personnalisés à chaque pilote avant les départs en mission en fonction de leur expérience.

Petite anecdote : l’indicatif « raquettes » des OA vient des raquettes (drapeaux) utilisées sur nos anciens porte-avions pour ramasser les appareils grâce aux signaux visuels transmis via ces raquettes.

Quels sont les principaux enjeux du métier d’OA ?

Dans des conditions simples, l’OA est un garant de la sécurité. Dans des conditions complexes telles qu’une mission longue, la fatigue, des conditions météo dégradées, une nuit très noire, une mer formée qui fait bouger le bateau sur ses axes, des avaries liées à des problèmes techniques etc… l’OA est présent pour aider le pilote à revenir à bord. Il l’aide à la voix par radio ou à l’aide de signaux lumineux. Nous sommes la petite voix rassurante qui arrive dans les oreilles du pilote au moment où il en a besoin.

Un des principaux enjeux de notre métier réside dans la relation de confiance que l’on crée avec les pilotes. Nous nous devons d’être rassurant, au moment de guider le pilote lors de l’appontage, tout est dans le ton de la voix. Nous connaissons chaque pilote personnellement, nous connaissons leurs forces, leurs faiblesses.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur votre parcours ?

J’ai intégré la Marine Nationale en 2004, je suis issu du parcours EOPAN. J’ai fait une grande partie de ma carrière à la 4F comme pilote de Hawkeye. En 2016, j’ai décidé de débuter ma formation d’Officier d’Appontage, un parcours qui est rythmé par 6 qualifications différentes avant d’être confirmé.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être OA ?

Les OA que j’ai rencontré au cours de mon parcours, la dimension humaine de ce métier. Ce sont des personnalités fortes qui font un métier de passion au service du groupe, au service de la collectivité. La dimension pédagogique aussi, l’envie de guider, de transmettre, d’accompagner, ce sont tous ces aspects qui m’ont donné le gout de ce métier.

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage
 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Source : Marine nationale


Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

publié le Mardi 08 novembre 2022

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

© Marine nationale

Après une carrière comme pilote de Hawkeye au sein de la Flottille 4F, le lieutenant de vaisseau Justin ressent l’envie de servir et de guider les pilotes dans cette phase si particulière qu’est l’appontage sur le porte-avions. Lumière sur le métier d’officier d’appontage.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur le métier d’Officier d’Appontage ?

L’Officier d’Appontage (OA), c’est en quelque sorte l’assurance vie du pilote. Au moment des appontages, nous sommes situés à l’arrière du porte-avions pour accompagner le pilote dans cette phase complexe, de jour comme de nuit.

L’OA a plusieurs casquettes : nous sommes d’abord garant de la sécurité du pilote dans sa manœuvre, on s’assure que le pont est clair, que l’avion précédent ait dégagé la piste et que la presse de brin soit bien revenue à sa place (ndlr : le brin est le câble que le pilote doit attraper avec la crosse située à l’arrière du Rafale et du Hawkeye pour s’arrêter).

En parallèle du volet sécurité, nous accompagnons le pilote au cours de toute la phase d’appontage, nous jugeons de la qualité de la présentation et nous intervenons sur la fréquence radio pour donner des ordres au pilote afin qu’il rectifie sa position. Si la réponse du pilote est satisfaisante, nous le laissons poursuivre. Sinon, nous lui ordonnons une remise de gaz. Il devra refaire un tour avant une nouvelle tentative. On appelle la remise de gaz sur porte-avions un « wave off ». Après l’appontage, nous débriefons les pilotes sur leurs passes d’appontage.

Notre dernière casquette est celle de la formation. L’OA forme les jeunes pilotes de porte-avions, nous préparons des programmes d’entraînement personnalisés à chaque pilote avant les départs en mission en fonction de leur expérience.

Petite anecdote : l’indicatif « raquettes » des OA vient des raquettes (drapeaux) utilisées sur nos anciens porte-avions pour ramasser les appareils grâce aux signaux visuels transmis via ces raquettes.

Quels sont les principaux enjeux du métier d’OA ?

Dans des conditions simples, l’OA est un garant de la sécurité. Dans des conditions complexes telles qu’une mission longue, la fatigue, des conditions météo dégradées, une nuit très noire, une mer formée qui fait bouger le bateau sur ses axes, des avaries liées à des problèmes techniques etc… l’OA est présent pour aider le pilote à revenir à bord. Il l’aide à la voix par radio ou à l’aide de signaux lumineux. Nous sommes la petite voix rassurante qui arrive dans les oreilles du pilote au moment où il en a besoin.

Un des principaux enjeux de notre métier réside dans la relation de confiance que l’on crée avec les pilotes. Nous nous devons d’être rassurant, au moment de guider le pilote lors de l’appontage, tout est dans le ton de la voix. Nous connaissons chaque pilote personnellement, nous connaissons leurs forces, leurs faiblesses.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur votre parcours ?

J’ai intégré la Marine Nationale en 2004, je suis issu du parcours EOPAN. J’ai fait une grande partie de ma carrière à la 4F comme pilote de Hawkeye. En 2016, j’ai décidé de débuter ma formation d’Officier d’Appontage, un parcours qui est rythmé par 6 qualifications différentes avant d’être confirmé.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être OA ?

Les OA que j’ai rencontré au cours de mon parcours, la dimension humaine de ce métier. Ce sont des personnalités fortes qui font un métier de passion au service du groupe, au service de la collectivité. La dimension pédagogique aussi, l’envie de guider, de transmettre, d’accompagner, ce sont tous ces aspects qui m’ont donné le gout de ce métier.

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage
 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Source : Marine nationale


Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

publié le Mardi 08 novembre 2022

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

© Marine nationale

Après une carrière comme pilote de Hawkeye au sein de la Flottille 4F, le lieutenant de vaisseau Justin ressent l’envie de servir et de guider les pilotes dans cette phase si particulière qu’est l’appontage sur le porte-avions. Lumière sur le métier d’officier d’appontage.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur le métier d’Officier d’Appontage ?

L’Officier d’Appontage (OA), c’est en quelque sorte l’assurance vie du pilote. Au moment des appontages, nous sommes situés à l’arrière du porte-avions pour accompagner le pilote dans cette phase complexe, de jour comme de nuit.

L’OA a plusieurs casquettes : nous sommes d’abord garant de la sécurité du pilote dans sa manœuvre, on s’assure que le pont est clair, que l’avion précédent ait dégagé la piste et que la presse de brin soit bien revenue à sa place (ndlr : le brin est le câble que le pilote doit attraper avec la crosse située à l’arrière du Rafale et du Hawkeye pour s’arrêter).

En parallèle du volet sécurité, nous accompagnons le pilote au cours de toute la phase d’appontage, nous jugeons de la qualité de la présentation et nous intervenons sur la fréquence radio pour donner des ordres au pilote afin qu’il rectifie sa position. Si la réponse du pilote est satisfaisante, nous le laissons poursuivre. Sinon, nous lui ordonnons une remise de gaz. Il devra refaire un tour avant une nouvelle tentative. On appelle la remise de gaz sur porte-avions un « wave off ». Après l’appontage, nous débriefons les pilotes sur leurs passes d’appontage.

Notre dernière casquette est celle de la formation. L’OA forme les jeunes pilotes de porte-avions, nous préparons des programmes d’entraînement personnalisés à chaque pilote avant les départs en mission en fonction de leur expérience.

Petite anecdote : l’indicatif « raquettes » des OA vient des raquettes (drapeaux) utilisées sur nos anciens porte-avions pour ramasser les appareils grâce aux signaux visuels transmis via ces raquettes.

Quels sont les principaux enjeux du métier d’OA ?

Dans des conditions simples, l’OA est un garant de la sécurité. Dans des conditions complexes telles qu’une mission longue, la fatigue, des conditions météo dégradées, une nuit très noire, une mer formée qui fait bouger le bateau sur ses axes, des avaries liées à des problèmes techniques etc… l’OA est présent pour aider le pilote à revenir à bord. Il l’aide à la voix par radio ou à l’aide de signaux lumineux. Nous sommes la petite voix rassurante qui arrive dans les oreilles du pilote au moment où il en a besoin.

Un des principaux enjeux de notre métier réside dans la relation de confiance que l’on crée avec les pilotes. Nous nous devons d’être rassurant, au moment de guider le pilote lors de l’appontage, tout est dans le ton de la voix. Nous connaissons chaque pilote personnellement, nous connaissons leurs forces, leurs faiblesses.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur votre parcours ?

J’ai intégré la Marine Nationale en 2004, je suis issu du parcours EOPAN. J’ai fait une grande partie de ma carrière à la 4F comme pilote de Hawkeye. En 2016, j’ai décidé de débuter ma formation d’Officier d’Appontage, un parcours qui est rythmé par 6 qualifications différentes avant d’être confirmé.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être OA ?

Les OA que j’ai rencontré au cours de mon parcours, la dimension humaine de ce métier. Ce sont des personnalités fortes qui font un métier de passion au service du groupe, au service de la collectivité. La dimension pédagogique aussi, l’envie de guider, de transmettre, d’accompagner, ce sont tous ces aspects qui m’ont donné le gout de ce métier.

 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage
 Rencontre avec le LV Justin, officier d’appontage

Source : Marine nationale


Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

publié le Vendredi 04 novembre 2022

 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

© Marine nationale

Son parcours

2019 : École des mousses au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Brest

2020 : Formation des quartiers-maîtres et matelots de la flotte (QMF) à l’école des fusiliers marins à Lorient

2021 : Affecté à la compagnie de fusiliers marins (CFM) Bernier sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic.

2021 : Stage opérateur cynotechnicien à Lann Bihoué.

Meilleur souvenir

La première fois que j’ai vu mon chien, Macx. Étant donné que je n’ai jamais eu de chien, c’était une première pour moi : le fait de le promener et de le nourrir, c’est un moment qui m’a marqué ! J’en garde un bon souvenir.

FOCUS

Macx : un chien pas comme les autres

Macx est un berger belge malinois, né le 15 mai 2015, qui a incorporé la grande famille des fusiliers marins à l’âge de 14 mois. C’est un Chien d’appui à la détection et neutralisation humaine dit « ADNH » utilisé pour la protection des sites sensibles de la Marine Nationale, qui est très stable et doté de sens affinés.

Ses capacités olfactives constituent un réel atout pour l’équipe, il est capable de détecter un individu dans tous les milieux, que ce soit à terre comme en mer lors de missions embarquées. Il est employé actuellement au sein de la compagnie de fusiliers marins (CFM) Bernier sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic et intégré aux équipes de défense et d’interdiction maritime (EDIM) comme une arme défensive et dissuasive. Ses qualités font de lui un très bon frère d’arme et il forme avec le matelot Léa, fusilier-marin spécialisé cynotechnicien, un binôme indéfectible et complémentaire.

Le déclic a eu lieu lors d’un stage d’observation dans un centre vétérinaire. Léa découvre alors un métier en lien avec les animaux, puis, via les réseaux sociaux, son intérêt se concentre vers le métier d’opérateur cynotechnicien. C’est en 2019 que le matelot Léa rejoint l’École des Mousses au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Brest. Durant cette scolarité, elle apprend de nombreuses valeurs comme l’esprit d’équipe et le sens de l’effort.

Elle enchaine avec la formation des quartiers-maîtres et matelots de la flotte (QMF) à l’école des fusiliers marins à Lorient qui permet de s’imprégner des fondamentaux des métiers et de la culture des marins, et de favoriser son intégration au sein de son unité. Affectée en 2021 à la CFM Bernier, située sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, elle découvre, Macx, son futur compagnon de travail. Le courant passe immédiatement durant la période de familiarisation. Elle effectue peu de temps après le stage d’opérateur cynotechnicien à Lann Bihoué.

Durant ces 7 semaines, l’opérateur cynotechnique apprend à soigner et à conduire son chien. Pour évoluer dans sa spécialité, Léa passera par plusieurs étapes, en parallèle de son cursus de fusilier marin. Une fois son BAT fusilier marin obtenu, elle pourra parfaire ses connaissances du dressage des chiens militaires afin d’accéder au chef d’équipe cynotechnique. Le chef d’équipe cynotechnique a également la possibilité de se spécialiser dans l’olfaction en choisissant l’appui à la recherche et détection d’explosif (ARDE) ou l’aide à la recherche de détection de stupéfiant (ARDS).

 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.
 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

Source : Marine nationale


Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

publié le Vendredi 04 novembre 2022

 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

© Marine nationale

Son parcours

2019 : École des mousses au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Brest

2020 : Formation des quartiers-maîtres et matelots de la flotte (QMF) à l’école des fusiliers marins à Lorient

2021 : Affecté à la compagnie de fusiliers marins (CFM) Bernier sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic.

2021 : Stage opérateur cynotechnicien à Lann Bihoué.

Meilleur souvenir

La première fois que j’ai vu mon chien, Macx. Étant donné que je n’ai jamais eu de chien, c’était une première pour moi : le fait de le promener et de le nourrir, c’est un moment qui m’a marqué ! J’en garde un bon souvenir.

FOCUS

Macx : un chien pas comme les autres

Macx est un berger belge malinois, né le 15 mai 2015, qui a incorporé la grande famille des fusiliers marins à l’âge de 14 mois. C’est un Chien d’appui à la détection et neutralisation humaine dit « ADNH » utilisé pour la protection des sites sensibles de la Marine Nationale, qui est très stable et doté de sens affinés.

Ses capacités olfactives constituent un réel atout pour l’équipe, il est capable de détecter un individu dans tous les milieux, que ce soit à terre comme en mer lors de missions embarquées. Il est employé actuellement au sein de la compagnie de fusiliers marins (CFM) Bernier sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic et intégré aux équipes de défense et d’interdiction maritime (EDIM) comme une arme défensive et dissuasive. Ses qualités font de lui un très bon frère d’arme et il forme avec le matelot Léa, fusilier-marin spécialisé cynotechnicien, un binôme indéfectible et complémentaire.

Le déclic a eu lieu lors d’un stage d’observation dans un centre vétérinaire. Léa découvre alors un métier en lien avec les animaux, puis, via les réseaux sociaux, son intérêt se concentre vers le métier d’opérateur cynotechnicien. C’est en 2019 que le matelot Léa rejoint l’École des Mousses au Centre d’Instruction Naval (CIN) de Brest. Durant cette scolarité, elle apprend de nombreuses valeurs comme l’esprit d’équipe et le sens de l’effort.

Elle enchaine avec la formation des quartiers-maîtres et matelots de la flotte (QMF) à l’école des fusiliers marins à Lorient qui permet de s’imprégner des fondamentaux des métiers et de la culture des marins, et de favoriser son intégration au sein de son unité. Affectée en 2021 à la CFM Bernier, située sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, elle découvre, Macx, son futur compagnon de travail. Le courant passe immédiatement durant la période de familiarisation. Elle effectue peu de temps après le stage d’opérateur cynotechnicien à Lann Bihoué.

Durant ces 7 semaines, l’opérateur cynotechnique apprend à soigner et à conduire son chien. Pour évoluer dans sa spécialité, Léa passera par plusieurs étapes, en parallèle de son cursus de fusilier marin. Une fois son BAT fusilier marin obtenu, elle pourra parfaire ses connaissances du dressage des chiens militaires afin d’accéder au chef d’équipe cynotechnique. Le chef d’équipe cynotechnique a également la possibilité de se spécialiser dans l’olfaction en choisissant l’appui à la recherche et détection d’explosif (ARDE) ou l’aide à la recherche de détection de stupéfiant (ARDS).

 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.
 Matelot Léa - Fusilier marin spécialisé cynotechnicien.

Source : Marine nationale


Hommage au commandant Tailliez, pionnier de la plongée sous-marine, disparu 20 ans plus tôt

publié le Mercredi 02 novembre 2022

 Hommage au commandant Tailliez, pionnier de la plongée sous-marine, disparu 20 ans plus tôt

Hommage au commandant Tailliez, pionnier de la plongée sous-marine, disparu 20 ans plus tôt

© Marine nationale

À l’occasion du 20e anniversaire de la disparition du capitaine de vaisseau (CV) Philippe Tailliez, le Service historique de la Défense (SHD) et la Cellule plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) se sont associés afin de rendre hommage à son œuvre en tant que pionnier de la plongée sous-marine contemporaine dans la Marine nationale ainsi qu’à son engagement en faveur de l’écologie marine.

Jeudi 13 octobre 2022, les travaux du commandant Philippe Tailliez ont été mis en avant dans le cadre d’une matinée d’étude. À cette occasion le fond des archives du CV Tailliez a été présenté au public. Tout au long de la matinée, divers intervenants spécialistes de la plongée militaire, des archives militaires ainsi que de l’écologie marine se sont succédés pour évoquer le commandant Tailliez et son héritage sous divers angles.

Mercredi 26 octobre 2022, le capitaine de vaisseau Yves-Pierre Pilfert, commandant de la CEPHISMER, a présidé une cérémonie d'hommage au commandant Tailliez. Cette cérémonie a pris la forme d'une plongée commémorative sur le lieu de tournage du film Par dix-huit mètres de fond, tout premier documentaire français sous-marin tourné en 1942, soit 80 ans plus tôt. Trois plongeurs de la CEPHISMER, dont le commandant Pilfert, ont ainsi déposé une gerbe biodégradable au sud de Six-Four-les-Plages, par 18 mètres de profondeur. Par cette plongée commémorative, la CEPHISMER, acteur principal de la stratégie ministérielle d’augmentation des capacités de la France en termes de maîtrise de fonds marins, inscrit son activité dans les traces de ses prédécesseurs, pionniers de la plongée sous-marine et de l’exploration des fonds marins.

Le CV Tailliez, l’un des trois « Mousquemers »

Né en 1905 et décédé en 2002, le commandant Tailliez est l’un des trois « Mousquemers », trio complété par l’EV Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas. Tous trois plongeurs sous-marins, ils réalisent en 1942 le premier documentaire sous-marin français tourné en apnée Par dix-huit mètres de fond puis en 1943 le film Épaves avec le scaphandre autonome Cousteau-Gagnan. Ces démonstrations inédites des capacités de plongée sous-marine préfigurent en 1945 la création du Groupe de Recherches Sous-Marines (GRS), chargé du déminage des côtes françaises mais aussi d’expérimentations relatives à la plongée humaine.

Par la suite, le CV Tailliez remplit un grand nombre de missions de déminage, d’exploration et d’archéologie sous-marines tout en élaborant les premières tables de plongée et en créant l’école de plongée de la Marine.

 Hommage au commandant Tailliez, pionnier de la plongée sous-marine, disparu 20 ans plus tôt

 Hommage au commandant Tailliez, pionnier de la plongée sous-marine, disparu 20 ans plus tôt

La CEPHISMER acteur majeur de la maitrise des fonds marins français

La CEPHISMER, héritière du GRS, est basée à Toulon et rattachée à la Force d’action navale (FAN). La cinquantaine de marins affectés à la CEPHISMER poursuit le travail de maîtrise des fonds marins commencé par le GRS par ses missions de développement des connaissances et des techniques militaires en termes de plongée humaine et ses travaux de recherche sur la robotique sous-marine. Il assure au profit de la Marine des missions d’expertise dans l’élaboration de la réglementation de la plongée ainsi que la définition et le suivi des programmes de matériels et d’équipements.

Visionner Par dix-huit mètres de fond et Épaves »

 

Source : Marine nationale

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