Le BRF Jacques Stosskopf reçoit son fanion

publié le Vendredi 12 avril 2024

Le BRF Jacques Stosskopf reçoit son fanion

Le BRF Jacques Stosskopf reçoit son fanion

© Marine nationale

Le 10 avril 2024, le bâtiment ravitailleur de forces (BRF) Jacques Stosskopf a reçu son fanion des mains du contre-amiral Arnoux, adjoint organique à Brest du commandant de la Force d’action navale. La cérémonie s’est déroulée au sein des Chantiers de l’Atlantique.

C’est la première cérémonie militaire du BRF Jacques Stosskopf. Elle marque la création d’un équipage d’armement, et constitue la première étape de la vie d’un bâtiment de combat. Le fanion du Jacques Stosskopf porte son motif symbolique, et constitue le véritable emblème de l’unité.

L’équipage d’armement du Jacques Stosskopf constitue le socle du futur navire. Au sein des Chantiers de l’Atlantique, il participe au suivi quotidien de la construction. Futurs cadres du navire, leur expertise et le retour d’expérience du Jacques Chevallier leur permet de travailler de concert avec la Direction générale de l’armement, l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAr) et les industriels Chantiers de l’Atlantique et Naval Group.

En à peine quelques mois, le savoir-faire unique des Chantiers de l’Atlantique a permis de monter les blocs à partir des panneaux, et de commencer à assembler des blocs de près de mille tonnes entre eux. Les tronçons avant et arrière seront réunis en un seul bloc au cours du mois d’avril. La cérémonie de mise flot et la prise de commandement se dérouleront en septembre 2024.

Avec un tonnage qui sera, avec ses sisterships, le deuxième de la flotte (31 000 tonnes), le Jacques Stosskopf sera un acteur-clef de la Marine de demain ; il assurera le soutien à la mer d’une force navale, et principalement du groupe aéronaval, autour du porte-avions Charles de Gaulle et du futur porte-avions de nouvelle génération.

Le BRF Jacques Stosskopf reçoit son fanion
Le BRF Jacques Stosskopf reçoit son fanion

Source : Marine nationale


Baltique - Séquence d’interopérabilité avec la marine lettone pour le BEGM Thétis

publié le Vendredi 12 avril 2024

 Baltique - Séquence d’interopérabilité avec la marine lettone pour le BEGM Thétis

Baltique - Séquence d’interopérabilité avec la marine lettone pour le BEGM Thétis

© Marine nationale

Le 1er avril, le bâtiment d’expérimentation de la guerre des mines (BEGM) Thétis a accosté en Lettonie. En déploiement depuis mi-mars, le bâtiment mène des exercices de guerre des mines avec les marines partenaires de la région.

Durant 4 jours, le détachement conjoint du Groupement des plongeurs-démineurs (GPD) de l’Atlantique et de la flottille de lutte contre les mines (FLCM) a conduit des échanges approfondis avec la marine lettone, en particulier concernant l’emploi du drone Allistair 9, employé dans les deux marines.

Une première séquence s’est déroulée à Liepaja, où le détachement français a embarqué sur un chasseur de mines letton et participé à plusieurs opérations de levée de fonds, avec emploi des deux drones letton et français.

Un second temps fort fut l’embarquement de trois marins lettons ainsi que de leur drone à bord du BEGM Thétis afin de rallier une zone d’exercice au large de Riga. Là encore, les échanges croisés et les résultats des levées de fonds ont permis d’approfondir considérablement les connaissances mutuelles.

 Baltique - Séquence d’interopérabilité avec la marine lettone pour le BEGM Thétis
 Baltique - Séquence d’interopérabilité avec la marine lettone pour le BEGM Thétis

Source : Marine nationale


Olives Noires 24 : Exercice de lutte contre les mines en Méditerranée

publié le Vendredi 12 avril 2024

Olives Noires 24 : Exercice de lutte contre les mines en Méditerranée

Olives Noires 24 : Exercice de lutte contre les mines en Méditerranée

© Marine nationale

Du 8 au 19 avril 2024, la Marine nationale organise, comme tous les deux ans, l’exercice Olives Noires. Cet exercice revêt un caractère important dans le contexte actuel où les mines navales représentent une menace majeure pour la sécurité maritime.

Olives Noires rassemble une force multinationale comprenant 700 marins, 13 bâtiments, 60 plongeurs-démineurs et des capacités de dernière génération comme des drones sous-marins. L’objectif est de développer la capacité des marines alliées à opérer ensemble en lutte contre les mines, sous commandement français, tout en intégrant aux moyens traditionnels de nouvelles capacités dronisées.

La composition de la force

La force déployée pour l’exercices Olives Noires 24 est une coalition regroupant 14 nations engagées dans la lutte contre les mines navales. Les marins mobilisés apportent leurs compétences et leur expertise pour mener à bien les opérations de déminage. Les plongeurs spécialisés jouent un rôle crucial dans l’identification et la neutralisation des engins explosifs sous-marins. Ils sont appuyés par des drones sous-marins dédiés à la détection des mines.

Renforcement de la coopération et de l’interopérabilité

Au cœur de cet exercice international se trouve la volonté de renforcer la coopération entre les différentes nations participantes. La diversité des compétences rassemblées et des équipements engagés nécessite une coordination sans faille pour garantir le succès des opérations.

L’interopérabilité entre les différentes composantes de la force est donc essentielle pour assurer une efficacité maximale lors des manœuvres de lutte contre les mines. Cet exercice offre l’occasion unique aux forces participantes d’améliorer leurs capacités opérationnelles et de renforcer leurs liens à travers le partage d’expérience technique et tactique, et des simulations de scénarios réalistes.

Innovation tactique et nouvelles procédures

Olives Noires 24 est également l’occasion d’explorer de nouvelles approches et de mettre en place des procédures innovantes pour améliorer les tactiques de lutte contre les mines en milieu maritime. Les participants pourront tester de nouvelles technologies, évaluer de nouveaux concepts opérationnels et perfectionner leurs tactiques face à une menace mines à laquelle se superpose une menace asymétrique. L’innovation tactique permettra d’adapter les stratégies de déminage aux évolutions des techniques utilisées par les adversaires potentiels, renforçant ainsi la sécurité des voies maritimes.

Olives Noires 24 permet donc non seulement de renforcer la coopération entre les marines alliées, mais aussi de développer des nouvelles procédures et des innovations tactiques pour garantir une lutte efficace contre les mines en mer.

Olives Noires 24 : Exercice de lutte contre les mines en Méditerranée
Olives Noires 24 : Exercice de lutte contre les mines en Méditerranée

Source : Marine nationale


Mission Jeanne d’Arc 2024 : retour sur la formation pratique des officiers-élèves

publié le Jeudi 11 avril 2024

Mission Jeanne d’Arc 2024 : retour sur la formation pratique des officiers-élèves

Mission Jeanne d’Arc 2024 : retour sur la formation pratique des officiers-élèves

© Marine nationale

Alors que le groupe Jeanne d’Arc a quitté Toulon il y a presque deux mois et qu’il fait dorénavant route vers Rio, retour sur la formation pratique des officiers-élèves, qui alternent entre période de cours et période de quart.

Répartis entre le porte-hélicoptères amphibie (PHA) et la frégate de type La Fayette (FLF) qui constituent le groupe Jeanne d’Arc, les « midships » se forment depuis leur départ de Toulon à leurs futures fonctions au sein des forces. De la passerelle au central opérations, en passant par le PC MES (machine-électricité-sécurité) et la passerelle aviation, ils prennent leur quart en double afin d’atteindre un niveau leur permettant d’être rapidement autonomes et opérationnels dans leurs futures affectations.

Au-delà de ces périodes de quart, les officiers-élèves assistent à des cours et à des conférences dispensés par les instructeurs de la mission et des intervenants extérieurs, tout en s’intégrant aux équipages et en prenant part à la vie des compagnies.

Mais la « Jeanne d’Arc » n’est pas qu’une mission de formation. Elle a aussi une vocation opérationnelle, avec en outre un volet de coopération.

La formation théorique des officiers-élèves a ainsi été doublée d’une application opérationnelle concrète puisque les jeunes officiers et les commissaires de Marine ont été intégrés à l’opération de lutte contre le narcotrafic début mars au large des côtes africaines ainsi qu’à l'opération d’aide au départ volontaire des ressortissants français en Haïti début avril.

Après une phase initiale de découverte des spécificités des bâtiments, de leur organisation et des installations durant ces deux premiers mois, les officiers-élèves vont à présent, débuter la 4ème période (P4) de leur formation. Cette période représente la dernière ligne droite de mise en pratique de tous les enseignements reçus avant l’attribution de leur spécialité.

Mission Jeanne d’Arc 2024 : retour sur la formation pratique des officiers-élèves

Source : Marine nationale


Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède

publié le Mercredi 10 avril 2024

 Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède

Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède

© Marine nationale

Le 30 mars, le chasseur de mines tripartite (CMT) Andromède a rejoint son port base de Brest, clôturant son déploiement en Atlantique nord.

 En deux mois de mission, l’équipage du CMT aura franchi plus de 5300 nautiques et passé 15 jours au-delà du cercle polaire.

Cette mission, exécutée dans les conditions rigoureuses de l’Atlantique nord pendant la période hivernale, aura mené l’Andromède et son équipage des plages du débarquement à l’extrémité nord de la Norvège.

Ces huit semaines ont été marquées par une navigation exigeante dans les fjords norvégiens pendant plus de 2000 nautiques et ponctuées par la découverte devant les côtes normandes d’une mine de fond type Luft Marine Bomb (LMB) datant de la Seconde Guerre mondiale. Le point d’orgue de la mission aura été la participation du CMT à l’exercice majeur de l’OTAN : Steadfast Defender. Cette manœuvre sans précédent depuis 30 ans mobilise près de 90 000 soldats, marins et aviateurs des forces de l’Alliance pendant plusieurs mois.

Durant cet exercice, l’Andromède a navigué de concert avec les bâtiments du Standing NATO Mine Countermeasures Group 1 (SNMCMG1), consolidant ainsi l’interopérabilité au sein du groupe et valorisant l’expertise française dans la guerre des mines.

 

 Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède
 Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède
 Atlantique - Fin de mission pour le CMT Andromède

Source : Marine nationale


Baltique - Une escale riche en coopération pour la Thétis à Klaipėda, Lituanie

publié le Mardi 09 avril 2024

Baltique - Une escale riche en coopération pour la Thétis à Klaipėda, Lituanie

Baltique - Une escale riche en coopération pour la Thétis à Klaipėda, Lituanie

© Marine nationale

Dans la cadre de son déploiement en mer Baltique, le bâtiment d’expérimentation de la guerre des mines (BEGM) Thétis a fait escale à Klaipėda en Lituanie. Cette escale a été l’occasion d’une séquence riche en coopération avec la marine lituanienne.

Durant la journée précédant l’arrivée au port, le BEGM Thétis a conduit des exercices d’évolution, de tirs et de ravitaillement à la mer avec le patrouilleur lituanien P12 Dzūkas. Une visite croisée entre cinq marins français et cinq marins lituaniens, embarqués respectivement sur le Dzūkas et la Thétis durant les manœuvres, a permis aux équipages d’échanger au sujet des procédures communes et d’approfondir ainsi leur interopérabilité.

Accostée à Klaipėda, la Thétis a également accueilli à son bord des plongeurs-démineurs lituaniens. Le détachement mixte, composé de plongeurs-démineurs du GPD Brest et de membres de la flottille de lutte contre les mines (FLCM), a ainsi échangé avec ses homologues lituaniens au sujet de leurs matériels respectifs  : recycleur, drones sous-marins et sonar portatif.

Cette escale s’inscrit par ailleurs dans un contexte symbolique fort puisqu’elle intervient au moment de la célébration du vingtième anniversaire de l’adhésion de la Lituanie à l’OTAN (le 29 mars 2004). Le Commandant du navire, accompagné de trois membres de l’équipage, a eu l’honneur de participer à la cérémonie organisée pour l’occasion.

Ces échanges avec la Lituanie contribuent à maintenir actif le lien avec les marines alliées des pays baltes et oeuvrent à developper l’interopérabillité unissant les forces des pays membres de l’OTAN.

Baltique - Une escale riche en coopération pour la Thétis à Klaipėda, Lituanie

Source : Marine nationale


Le patrouilleur de haute-mer Premier Maître L’Her en escale à Saint-Pierre-et-Miquelon

publié le Mardi 09 avril 2024

Le patrouilleur de haute-mer Premier Maître L’Her en escale à Saint-Pierre-et-Miquelon

Le patrouilleur de haute-mer Premier Maître L’Her en escale à Saint-Pierre-et-Miquelon

© Marine nationale

Dans le cadre de son déploiement en Atlantique Nord, le patrouilleur de haute-mer (PHM) Premier Maître L’Her a effectué une escale dans l’archipel de St-Pierre-et-Miquelon. Le bâtiment a accosté à St-Pierre, la ville la plus peuplée de l’archipel avec près de 5200 habitants.

Les saint-pierrais étaient venus nombreux pour découvrir le navire, ouvert pour l’occasion aux visiteurs et les autorités locales ont été accueillies pour un déjeuner officiel. Tous ont témoigné à plusieurs reprises de leur attachement pour les espaces marins et les acteurs qui en assurent la protection.

La venue du PHM Premier Maître L’Her dans cette collectivité d’outre-mer a également permis des échanges à quai puis un entraînement conjoint en mer avec le patrouilleur Fulmar. Cet exercice a permis de développer la coopération entre les équipages des deux navires, tout particulièrement dans les missions qu’ils partagent : la défense et la surveillance du territoire maritime français.

Le patrouilleur de haute-mer Premier Maître L’Her en escale à Saint-Pierre-et-Miquelon
Le patrouilleur de haute-mer Premier Maître L’Her en escale à Saint-Pierre-et-Miquelon

Source : Marine nationale


Wildfire : exercice de lutte contre les drones

publié le Lundi 08 avril 2024

Wildfire : exercice de lutte contre les drones

Wildfire : exercice de lutte contre les drones

© Marine nationale

Dans un contexte opérationnel marqué par un usage intensif des drones par nos compétiteurs, la Marine se prépare à faire face à cette menace à travers des entraînements ciblés et en expérimentant des systèmes innovants de lutte anti-drones.

Du 25 au 27 mars, s’est déroulé à Toulon l’exercice Wildfire, dédié à la lutte contre les drones aériens et de surface. Il a été organisé par la division entraînement (DIVENT) de la Force d’action navale (FAN) et conduit sous la responsabilité de la frégate de défense aérienne (FDA) Forbin, en coopération avec la frégate multi-missions (FREMM) Provence, la frégate type La Fayette (FLF) Aconit, la flottille amphibie (FLOPHIB) et le centre d’expertise des programmes navals (CEPN).

Cet exercice avait deux objectifs principaux :

-        la mise au point et l’analyse de nouveaux systèmes industriels en cours de développement pour lutter contre les drones de surface et aériens ;

-        la confrontation des unités participantes à des menaces saturantes sous la forme de drones ou d’essaims de micro drones.

Les équipages ne connaissaient ni le scénario, ni les menaces auxquelles ils allaient être exposés afin de stimuler leur créativité opérationnelle et leur réflexion tactique en temps réel, tout en testant les systèmes industriels dans des conditions proches d’un emploi opérationnel. Ce type d’exercice permet d’éprouver les organisations de lutte contre les menaces asymétriques (LCMA) et du bas du spectre dans un contexte le plus réaliste possible.

Au-delà des enseignements tactiques liés au contexte opérationnel en mer Rouge, la mise en œuvre de nombreux équipements de lutte anti-drone dans le cadre de Wildfire a permis de capitaliser du retour d’expérience qui sera ensuite exploité par le Centre d’expertise de la Force d’action navale (CENTEX FAN).

Dans la droite lignée de la démarche POLARIS, l’ambition de la FAN est de reconduire de manière régulière cet exercice sur chacune des façades maritimes, afin d’inscrire cet évènement comme un exercice majeur dans la réflexion tactique et le test de nouveaux équipements sur un large spectre de cibles.

 

Source : Marine nationale


Le Dixmude confirme sa qualification opérationnelle

publié le Lundi 08 avril 2024

Le Dixmude confirme sa qualification opérationnelle

Le Dixmude confirme sa qualification opérationnelle

© Marine nationale

Du 18 au 28 mars 2024, le porte-hélicoptères amphibie Dixmude a agrégé un groupe amphibie afin de conduire son stage de remise à niveau opérationnel (RANO) sous la supervision de la division entraînement d’ALFAN (DIVENT). A cette occasion, un détachement de la Flottille amphibie, une section de fusiliers marins, un détachement d’hélicoptères du 5° Régiment d’hélicoptère de combat (RHC) et un Groupement tactique embarqué (GTE) composé des « Bisons » du 126ème Régiment d’infanterie ont embarqué aux côtés des marins du Dixmude.

Après une première phase d’exercices visant à éprouver et valider la résilience et la réactivité de toutes les chaînes fonctionnelles, ce stage a basculé dans une phase de « LIVEX » afin d’éprouver l’organisation du groupe amphibie, mettant à l’épreuve chaque rouage de son organisation. Ainsi, la planification d’une opération d’évacuation de ressortissants a été menée au sein d’un poste de contrôle combiné mêlant marins du Dixmude et terriens du 126ème Régiment d’infanterie (RI). Leur travail a été rendu complexe par les attaques cyber et informationnelles adverses qui ont entravé les moyens de communication et ont éprouvé la chaîne de management de l’information du PHA, puis par la bulle de déni GPS mise en place sur la zone d’opérations.

Alors que la planification se précisait, un « rehearsal amphibie » a permis de répéter les gestes et de valider les ordres sur la plage varoise de Port Pothuau. Le groupe amphibie s’est ensuite dirigé vers le site corse de Diane pour y débarquer près de 300 militaires et 70 véhicules, sécuriser une tête de plage puis évacuer un plastron de personnels civils et militaires ayant accepté de participer à cette aventure. La météo changeante a une nouvelle fois éprouvé la réactivité et l’adaptabilité du plan, des marins et de tout le groupe amphibie.

Ce stage permet au PHA Dixmude de confirmer sa qualification opérationnelle, et constitue une opportunité d’entraînement tactique profitable à tout le groupe amphibie.

L’équipage « élargi » du Dixmude a pu profiter d’un relâche de quelques heures à Ajaccio, avant de rallier son port-base.

 

Le Dixmude confirme sa qualification opérationnelle

Source : Marine nationale


Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine

publié le Jeudi 04 avril 2024

 Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine

Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine

© Marine nationale

Le 27 mars, après sept semaines de mission en mer Baltique, la frégate multi-missions (FREMM) Aquitaine a passé les amarres à Brest. Marqué par l’intégration de la Suède à l’OTAN, ce déploiement visait à renforcer la posture dissuasive et défensive de l’Alliance dans cette région. La présence régulière de bâtiments français sur zone permet aussi de disposer d’une appréciation autonome de situation sur le flanc est et de contribuer à la protection de la liberté de navigation dans cet espace.

Sous le commandement tactique du Standing NATO Maritime Group 1 (SNMG1), l’Aquitaine a franchi les chenaux danois début février et a ensuite multiplié les patrouilles dans ce théâtre. Moment fort de son déploiement, l’escale à Helsinki a permis de rapporter un précieux retour d’expérience en matière de navigation dans les glaces, une première pour une FREMM.

En sept semaines, l’Aquitaine a interagi avec la quasi-totalité des marines riveraines de la Baltique : Suède, Finlande, Lettonie, Estonie, Danemark et Pologne, démontrant ainsi l’interopérabilité qui unit les unités de l’Alliance. En particulier, de nombreuses actions de coopération ont été conduites avec les nouveaux alliés finlandais et suédois, et notamment à l’occasion de la rencontre à la mer avec le patrouilleur lance-missiles (PGS) Stockholm, première interaction d’un bâtiment français avec la Suède depuis son intégration dans l’alliance. Au terme de son déploiement, l’Aquitaine et son hélicoptère embarqué NH90 Caïman Marine ont pris part à MAREX SPRING 24, un rendez-vous naval majeur de la Marine suédoise, exercice de synthèse à dominante sous-marine.

Renforcées à la mer, les relations bilatérales de la France avec les États de la Baltique ont aussi été consolidées à terre. Ainsi, les escales de l’Aquitaine à Copenhague (Danemark), Helsinki (Finlande) et Gdynia (Pologne) ont été l’occasion de nombreuses rencontres de haut niveau. Au total, la FREMM a accueilli à son bord plus de 380 visiteurs, dont quatre chefs d’état-major de la Marine et une trentaine d’ambassadeurs de tous pays. Ces nombreux temps d’échanges ont permis d’approfondir la connaissance mutuelle entre marines alliées et de favoriser le partage de renseignement sur le théâtre de la Baltique.

La mission de l’Aquitaine a enfin été l’occasion de confirmer la fiabilité de deux nouveaux points d’appui logistique britanniques en mer du Nord, au profit des futurs déploiements : les ports de Lerwick (îles Shetland) et Aberdeen (Ecosse).

 Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine
 Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine
 Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine
 Baltique - Fin de déploiement pour la FREMM Aquitaine

Source : Marine nationale

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