Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

© Marine nationale

Lors d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine, les premiers instants sont cruciaux pour avoir le plus de chance de sauver des vies.

C’est également là que le danger et l’incertitude sont les plus élevés pour les services de secours. Comment intervenir et secourir les victimes en limitant les risques d’exposition des primo-intervenants ? Pour répondre à cette question, le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli du 17 au 22 octobre un consortium de 7 pays européens chargés d’imaginer les interventions de demain.

Depuis son lancement en 2021, les marins-pompiers participent à un ambitieux projet européen de recherche et développement autour des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Nommé INTREPID (pour INtelligence Toolkit for Reconnaissance and assesmEnt in Perillous InciDent), ce projet vise à développer une plateforme d’aide à la décision au profit des primo-intervenants après une catastrophe de grande ampleur. Cette plateforme s’appuie sur les capacités de reconnaissance, d’agrégation et de remontée d’informations de différents robots et drones autonomes, visant à éloigner l’humain de la menace, que celle-ci soit avérée ou supposée. Le consortium auquel participe le BMPM rassemble 17 entités de 7 pays européens, représentant le meilleur de la robotique, de l’intelligence artificielle et du secours à personne.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le BMPM prend part à ce projet inédit au titre de « End-user », utilisateur final ; en tant qu’unité de secours, il définit les besoins, conseille et éprouve les outils proposés par les chercheurs et les partenaires industriels. Au fil des trois ans que dure l’aventure, ses recommandations et retours d’expérience provenant du terrain permettent d’optimiser ces innovations. Pour cela, trois mises en situation réelle sont organisées par les membres du consortium. La première a eu lieu à Stockholm en 2021. La dernière se tiendra à Madrid en 2023. Entre elles, la deuxième s’est déroulée du 17 au 21 octobre 2022 au centre d’entraînement aux techniques d’incendie et de survie (CETIS) à Marseille. Hôtes de ce deuxième « Pilot », le BMPM et sa division Etudes notamment, ont grandement pris part à l’élaboration du scenario : un accident industriel sur un site classé SEVESO[1].

Lundi 17 octobre au matin, le CETIS fourmillait donc de chercheurs, techniciens et services de secours, affinant les derniers paramètres de leurs robot, drones, équipements et logiciels… Les 7 pays se retrouvaient un an après le premier « Pilot ». Point d’orgue de ces retrouvailles : la mise en situation le 20 octobre. Doté d’infrastructures capables de simuler des situations extrêmes, le CETIS a été le terrain idéal pour tester les capacités des robots et drones à évoluer, agir et interagir dans un environnement dégradé et hostile. Pour cette deuxième édition, l’objectif était de permettre aux « end-user » d’utiliser eux-mêmes les technologies proposées. Pour cela, l’exercice s’appuyait sur le scenario d’un accident industriel, simulant une explosion sur un site classé SEVESO durant les heures de forte fréquentation. Les primo-intervenants, dont les marins-pompiers, devaient porter secours à de nombreuses victimes inconscientes, en faisant face au feu, à une fumée potentiellement toxique et à un important risque de fuite de gaz explosif, le tout dans un milieu dégradé, en intérieur comme en extérieur. Ils disposaient, pour les aider, des nouvelles technologies proposées par Intrepid, qui recueillaient, agrégeaient et analysaient les informations du terrain pour proposer une réponse opérationnelle adaptée puis, si besoin, contribuer à sa mise en œuvre.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le LV Bruno, commandant des opérations de secours pour cette intervention raconte : « Mon rôle au cours de l'exercice était de lancer les actions permettant de lutter contre les sinistres et sauver les blessés. Pour y parvenir, j'ai utilisé l'outil développé par Intrepid en lui assignant des objectifs. L'intelligence de l'outil lui permettait ensuite de me faire des recommandations, notamment en termes de moyens à employer. Pour mener la première reconnaissance, l'outil m'a proposé les drones qui étaient les plus proches de la zone d'intervention grâce à des capteurs qui prenaient en compte leur position. Pour le sauvetage d'une victime prise dans une voiture en feu, il m'a proposé l'équipe de secours la plus proche. Ensuite, grâce à des lunettes HoloLens et au travail préalable de cartographie du bâtiment concerné, j'ai pu avoir une représentation en 3D dans mon casque de la zone d'action et découvrir l'intérieur du bâtiment. » De son côté, l’EV1 Antoine testait le système depuis le terrain. Chef d’équipe, il recevait et rendait compte des missions auprès du commandement directement depuis l’outil connecté qui était capable de lui indiquer le cheminement adéquat vers le lieu de l’intervention : « Les solutions étudiées sont intéressantes surtout pour des interventions longues durées et sur une zone large. La cartographie réalisée sur la base d'une reconnaissance aérienne fournit une situation tactique commune à l'ensemble des acteurs sur le terrain. De plus, l'interactivité et le placement des équipes sur la cartographie permettent d'avoir une situation en temps réelle. On a donc une solution constamment actualisée qui peut faciliter la prise de décision et la hiérarchisation des missions. »

Si les solutions proposées n’ont pas vocation à être employées telles quelles par les services de secours lorsque le projet prendra fin, elles ouvrent la voie à une nouvelle conception et une potentielle évolution de la réponse opérationnelle. Chef de la division Etudes, qui représente le BMPM au sein du consortium d’Intrepid, le CC Hubert conclut : « l’idée n’est pas de remplacer les opérationnels mais d’utiliser les moyens technologiques de la robotique et de l’intelligence artificielle combinés pour améliorer sa connaissance du terrain et permettre une mise en œuvre des moyens humains et matériels plus rapide tout en augmentant le niveau de sécurité, sur intervention. »

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec plus de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 

[1] Risque recensé à Marseille par le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) des Bouches-du-Rhône, l’accident technologique fait partie de ceux auxquels se prépare rigoureusement le BMPM.

 

Source : Marine nationale


Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

© Marine nationale

Lors d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine, les premiers instants sont cruciaux pour avoir le plus de chance de sauver des vies.

C’est également là que le danger et l’incertitude sont les plus élevés pour les services de secours. Comment intervenir et secourir les victimes en limitant les risques d’exposition des primo-intervenants ? Pour répondre à cette question, le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli du 17 au 22 octobre un consortium de 7 pays européens chargés d’imaginer les interventions de demain.

Depuis son lancement en 2021, les marins-pompiers participent à un ambitieux projet européen de recherche et développement autour des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Nommé INTREPID (pour INtelligence Toolkit for Reconnaissance and assesmEnt in Perillous InciDent), ce projet vise à développer une plateforme d’aide à la décision au profit des primo-intervenants après une catastrophe de grande ampleur. Cette plateforme s’appuie sur les capacités de reconnaissance, d’agrégation et de remontée d’informations de différents robots et drones autonomes, visant à éloigner l’humain de la menace, que celle-ci soit avérée ou supposée. Le consortium auquel participe le BMPM rassemble 17 entités de 7 pays européens, représentant le meilleur de la robotique, de l’intelligence artificielle et du secours à personne.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le BMPM prend part à ce projet inédit au titre de « End-user », utilisateur final ; en tant qu’unité de secours, il définit les besoins, conseille et éprouve les outils proposés par les chercheurs et les partenaires industriels. Au fil des trois ans que dure l’aventure, ses recommandations et retours d’expérience provenant du terrain permettent d’optimiser ces innovations. Pour cela, trois mises en situation réelle sont organisées par les membres du consortium. La première a eu lieu à Stockholm en 2021. La dernière se tiendra à Madrid en 2023. Entre elles, la deuxième s’est déroulée du 17 au 21 octobre 2022 au centre d’entraînement aux techniques d’incendie et de survie (CETIS) à Marseille. Hôtes de ce deuxième « Pilot », le BMPM et sa division Etudes notamment, ont grandement pris part à l’élaboration du scenario : un accident industriel sur un site classé SEVESO[1].

Lundi 17 octobre au matin, le CETIS fourmillait donc de chercheurs, techniciens et services de secours, affinant les derniers paramètres de leurs robot, drones, équipements et logiciels… Les 7 pays se retrouvaient un an après le premier « Pilot ». Point d’orgue de ces retrouvailles : la mise en situation le 20 octobre. Doté d’infrastructures capables de simuler des situations extrêmes, le CETIS a été le terrain idéal pour tester les capacités des robots et drones à évoluer, agir et interagir dans un environnement dégradé et hostile. Pour cette deuxième édition, l’objectif était de permettre aux « end-user » d’utiliser eux-mêmes les technologies proposées. Pour cela, l’exercice s’appuyait sur le scenario d’un accident industriel, simulant une explosion sur un site classé SEVESO durant les heures de forte fréquentation. Les primo-intervenants, dont les marins-pompiers, devaient porter secours à de nombreuses victimes inconscientes, en faisant face au feu, à une fumée potentiellement toxique et à un important risque de fuite de gaz explosif, le tout dans un milieu dégradé, en intérieur comme en extérieur. Ils disposaient, pour les aider, des nouvelles technologies proposées par Intrepid, qui recueillaient, agrégeaient et analysaient les informations du terrain pour proposer une réponse opérationnelle adaptée puis, si besoin, contribuer à sa mise en œuvre.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le LV Bruno, commandant des opérations de secours pour cette intervention raconte : « Mon rôle au cours de l'exercice était de lancer les actions permettant de lutter contre les sinistres et sauver les blessés. Pour y parvenir, j'ai utilisé l'outil développé par Intrepid en lui assignant des objectifs. L'intelligence de l'outil lui permettait ensuite de me faire des recommandations, notamment en termes de moyens à employer. Pour mener la première reconnaissance, l'outil m'a proposé les drones qui étaient les plus proches de la zone d'intervention grâce à des capteurs qui prenaient en compte leur position. Pour le sauvetage d'une victime prise dans une voiture en feu, il m'a proposé l'équipe de secours la plus proche. Ensuite, grâce à des lunettes HoloLens et au travail préalable de cartographie du bâtiment concerné, j'ai pu avoir une représentation en 3D dans mon casque de la zone d'action et découvrir l'intérieur du bâtiment. » De son côté, l’EV1 Antoine testait le système depuis le terrain. Chef d’équipe, il recevait et rendait compte des missions auprès du commandement directement depuis l’outil connecté qui était capable de lui indiquer le cheminement adéquat vers le lieu de l’intervention : « Les solutions étudiées sont intéressantes surtout pour des interventions longues durées et sur une zone large. La cartographie réalisée sur la base d'une reconnaissance aérienne fournit une situation tactique commune à l'ensemble des acteurs sur le terrain. De plus, l'interactivité et le placement des équipes sur la cartographie permettent d'avoir une situation en temps réelle. On a donc une solution constamment actualisée qui peut faciliter la prise de décision et la hiérarchisation des missions. »

Si les solutions proposées n’ont pas vocation à être employées telles quelles par les services de secours lorsque le projet prendra fin, elles ouvrent la voie à une nouvelle conception et une potentielle évolution de la réponse opérationnelle. Chef de la division Etudes, qui représente le BMPM au sein du consortium d’Intrepid, le CC Hubert conclut : « l’idée n’est pas de remplacer les opérationnels mais d’utiliser les moyens technologiques de la robotique et de l’intelligence artificielle combinés pour améliorer sa connaissance du terrain et permettre une mise en œuvre des moyens humains et matériels plus rapide tout en augmentant le niveau de sécurité, sur intervention. »

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec plus de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 

[1] Risque recensé à Marseille par le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) des Bouches-du-Rhône, l’accident technologique fait partie de ceux auxquels se prépare rigoureusement le BMPM.

 

Source : Marine nationale


Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

© Marine nationale

Lors d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine, les premiers instants sont cruciaux pour avoir le plus de chance de sauver des vies.

C’est également là que le danger et l’incertitude sont les plus élevés pour les services de secours. Comment intervenir et secourir les victimes en limitant les risques d’exposition des primo-intervenants ? Pour répondre à cette question, le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli du 17 au 22 octobre un consortium de 7 pays européens chargés d’imaginer les interventions de demain.

Depuis son lancement en 2021, les marins-pompiers participent à un ambitieux projet européen de recherche et développement autour des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Nommé INTREPID (pour INtelligence Toolkit for Reconnaissance and assesmEnt in Perillous InciDent), ce projet vise à développer une plateforme d’aide à la décision au profit des primo-intervenants après une catastrophe de grande ampleur. Cette plateforme s’appuie sur les capacités de reconnaissance, d’agrégation et de remontée d’informations de différents robots et drones autonomes, visant à éloigner l’humain de la menace, que celle-ci soit avérée ou supposée. Le consortium auquel participe le BMPM rassemble 17 entités de 7 pays européens, représentant le meilleur de la robotique, de l’intelligence artificielle et du secours à personne.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le BMPM prend part à ce projet inédit au titre de « End-user », utilisateur final ; en tant qu’unité de secours, il définit les besoins, conseille et éprouve les outils proposés par les chercheurs et les partenaires industriels. Au fil des trois ans que dure l’aventure, ses recommandations et retours d’expérience provenant du terrain permettent d’optimiser ces innovations. Pour cela, trois mises en situation réelle sont organisées par les membres du consortium. La première a eu lieu à Stockholm en 2021. La dernière se tiendra à Madrid en 2023. Entre elles, la deuxième s’est déroulée du 17 au 21 octobre 2022 au centre d’entraînement aux techniques d’incendie et de survie (CETIS) à Marseille. Hôtes de ce deuxième « Pilot », le BMPM et sa division Etudes notamment, ont grandement pris part à l’élaboration du scenario : un accident industriel sur un site classé SEVESO[1].

Lundi 17 octobre au matin, le CETIS fourmillait donc de chercheurs, techniciens et services de secours, affinant les derniers paramètres de leurs robot, drones, équipements et logiciels… Les 7 pays se retrouvaient un an après le premier « Pilot ». Point d’orgue de ces retrouvailles : la mise en situation le 20 octobre. Doté d’infrastructures capables de simuler des situations extrêmes, le CETIS a été le terrain idéal pour tester les capacités des robots et drones à évoluer, agir et interagir dans un environnement dégradé et hostile. Pour cette deuxième édition, l’objectif était de permettre aux « end-user » d’utiliser eux-mêmes les technologies proposées. Pour cela, l’exercice s’appuyait sur le scenario d’un accident industriel, simulant une explosion sur un site classé SEVESO durant les heures de forte fréquentation. Les primo-intervenants, dont les marins-pompiers, devaient porter secours à de nombreuses victimes inconscientes, en faisant face au feu, à une fumée potentiellement toxique et à un important risque de fuite de gaz explosif, le tout dans un milieu dégradé, en intérieur comme en extérieur. Ils disposaient, pour les aider, des nouvelles technologies proposées par Intrepid, qui recueillaient, agrégeaient et analysaient les informations du terrain pour proposer une réponse opérationnelle adaptée puis, si besoin, contribuer à sa mise en œuvre.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le LV Bruno, commandant des opérations de secours pour cette intervention raconte : « Mon rôle au cours de l'exercice était de lancer les actions permettant de lutter contre les sinistres et sauver les blessés. Pour y parvenir, j'ai utilisé l'outil développé par Intrepid en lui assignant des objectifs. L'intelligence de l'outil lui permettait ensuite de me faire des recommandations, notamment en termes de moyens à employer. Pour mener la première reconnaissance, l'outil m'a proposé les drones qui étaient les plus proches de la zone d'intervention grâce à des capteurs qui prenaient en compte leur position. Pour le sauvetage d'une victime prise dans une voiture en feu, il m'a proposé l'équipe de secours la plus proche. Ensuite, grâce à des lunettes HoloLens et au travail préalable de cartographie du bâtiment concerné, j'ai pu avoir une représentation en 3D dans mon casque de la zone d'action et découvrir l'intérieur du bâtiment. » De son côté, l’EV1 Antoine testait le système depuis le terrain. Chef d’équipe, il recevait et rendait compte des missions auprès du commandement directement depuis l’outil connecté qui était capable de lui indiquer le cheminement adéquat vers le lieu de l’intervention : « Les solutions étudiées sont intéressantes surtout pour des interventions longues durées et sur une zone large. La cartographie réalisée sur la base d'une reconnaissance aérienne fournit une situation tactique commune à l'ensemble des acteurs sur le terrain. De plus, l'interactivité et le placement des équipes sur la cartographie permettent d'avoir une situation en temps réelle. On a donc une solution constamment actualisée qui peut faciliter la prise de décision et la hiérarchisation des missions. »

Si les solutions proposées n’ont pas vocation à être employées telles quelles par les services de secours lorsque le projet prendra fin, elles ouvrent la voie à une nouvelle conception et une potentielle évolution de la réponse opérationnelle. Chef de la division Etudes, qui représente le BMPM au sein du consortium d’Intrepid, le CC Hubert conclut : « l’idée n’est pas de remplacer les opérationnels mais d’utiliser les moyens technologiques de la robotique et de l’intelligence artificielle combinés pour améliorer sa connaissance du terrain et permettre une mise en œuvre des moyens humains et matériels plus rapide tout en augmentant le niveau de sécurité, sur intervention. »

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec plus de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 

[1] Risque recensé à Marseille par le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) des Bouches-du-Rhône, l’accident technologique fait partie de ceux auxquels se prépare rigoureusement le BMPM.

 

Source : Marine nationale


Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

publié le Mardi 15 novembre 2022

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

© Marine nationale

Lors d’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine, les premiers instants sont cruciaux pour avoir le plus de chance de sauver des vies.

C’est également là que le danger et l’incertitude sont les plus élevés pour les services de secours. Comment intervenir et secourir les victimes en limitant les risques d’exposition des primo-intervenants ? Pour répondre à cette question, le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli du 17 au 22 octobre un consortium de 7 pays européens chargés d’imaginer les interventions de demain.

Depuis son lancement en 2021, les marins-pompiers participent à un ambitieux projet européen de recherche et développement autour des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Nommé INTREPID (pour INtelligence Toolkit for Reconnaissance and assesmEnt in Perillous InciDent), ce projet vise à développer une plateforme d’aide à la décision au profit des primo-intervenants après une catastrophe de grande ampleur. Cette plateforme s’appuie sur les capacités de reconnaissance, d’agrégation et de remontée d’informations de différents robots et drones autonomes, visant à éloigner l’humain de la menace, que celle-ci soit avérée ou supposée. Le consortium auquel participe le BMPM rassemble 17 entités de 7 pays européens, représentant le meilleur de la robotique, de l’intelligence artificielle et du secours à personne.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le BMPM prend part à ce projet inédit au titre de « End-user », utilisateur final ; en tant qu’unité de secours, il définit les besoins, conseille et éprouve les outils proposés par les chercheurs et les partenaires industriels. Au fil des trois ans que dure l’aventure, ses recommandations et retours d’expérience provenant du terrain permettent d’optimiser ces innovations. Pour cela, trois mises en situation réelle sont organisées par les membres du consortium. La première a eu lieu à Stockholm en 2021. La dernière se tiendra à Madrid en 2023. Entre elles, la deuxième s’est déroulée du 17 au 21 octobre 2022 au centre d’entraînement aux techniques d’incendie et de survie (CETIS) à Marseille. Hôtes de ce deuxième « Pilot », le BMPM et sa division Etudes notamment, ont grandement pris part à l’élaboration du scenario : un accident industriel sur un site classé SEVESO[1].

Lundi 17 octobre au matin, le CETIS fourmillait donc de chercheurs, techniciens et services de secours, affinant les derniers paramètres de leurs robot, drones, équipements et logiciels… Les 7 pays se retrouvaient un an après le premier « Pilot ». Point d’orgue de ces retrouvailles : la mise en situation le 20 octobre. Doté d’infrastructures capables de simuler des situations extrêmes, le CETIS a été le terrain idéal pour tester les capacités des robots et drones à évoluer, agir et interagir dans un environnement dégradé et hostile. Pour cette deuxième édition, l’objectif était de permettre aux « end-user » d’utiliser eux-mêmes les technologies proposées. Pour cela, l’exercice s’appuyait sur le scenario d’un accident industriel, simulant une explosion sur un site classé SEVESO durant les heures de forte fréquentation. Les primo-intervenants, dont les marins-pompiers, devaient porter secours à de nombreuses victimes inconscientes, en faisant face au feu, à une fumée potentiellement toxique et à un important risque de fuite de gaz explosif, le tout dans un milieu dégradé, en intérieur comme en extérieur. Ils disposaient, pour les aider, des nouvelles technologies proposées par Intrepid, qui recueillaient, agrégeaient et analysaient les informations du terrain pour proposer une réponse opérationnelle adaptée puis, si besoin, contribuer à sa mise en œuvre.

 Intrepid, les nouvelles technologies au service des opérations de secours de demain

Le LV Bruno, commandant des opérations de secours pour cette intervention raconte : « Mon rôle au cours de l'exercice était de lancer les actions permettant de lutter contre les sinistres et sauver les blessés. Pour y parvenir, j'ai utilisé l'outil développé par Intrepid en lui assignant des objectifs. L'intelligence de l'outil lui permettait ensuite de me faire des recommandations, notamment en termes de moyens à employer. Pour mener la première reconnaissance, l'outil m'a proposé les drones qui étaient les plus proches de la zone d'intervention grâce à des capteurs qui prenaient en compte leur position. Pour le sauvetage d'une victime prise dans une voiture en feu, il m'a proposé l'équipe de secours la plus proche. Ensuite, grâce à des lunettes HoloLens et au travail préalable de cartographie du bâtiment concerné, j'ai pu avoir une représentation en 3D dans mon casque de la zone d'action et découvrir l'intérieur du bâtiment. » De son côté, l’EV1 Antoine testait le système depuis le terrain. Chef d’équipe, il recevait et rendait compte des missions auprès du commandement directement depuis l’outil connecté qui était capable de lui indiquer le cheminement adéquat vers le lieu de l’intervention : « Les solutions étudiées sont intéressantes surtout pour des interventions longues durées et sur une zone large. La cartographie réalisée sur la base d'une reconnaissance aérienne fournit une situation tactique commune à l'ensemble des acteurs sur le terrain. De plus, l'interactivité et le placement des équipes sur la cartographie permettent d'avoir une situation en temps réelle. On a donc une solution constamment actualisée qui peut faciliter la prise de décision et la hiérarchisation des missions. »

Si les solutions proposées n’ont pas vocation à être employées telles quelles par les services de secours lorsque le projet prendra fin, elles ouvrent la voie à une nouvelle conception et une potentielle évolution de la réponse opérationnelle. Chef de la division Etudes, qui représente le BMPM au sein du consortium d’Intrepid, le CC Hubert conclut : « l’idée n’est pas de remplacer les opérationnels mais d’utiliser les moyens technologiques de la robotique et de l’intelligence artificielle combinés pour améliorer sa connaissance du terrain et permettre une mise en œuvre des moyens humains et matériels plus rapide tout en augmentant le niveau de sécurité, sur intervention. »

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec plus de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 

[1] Risque recensé à Marseille par le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) des Bouches-du-Rhône, l’accident technologique fait partie de ceux auxquels se prépare rigoureusement le BMPM.

 

Source : Marine nationale


Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

publié le Mercredi 02 novembre 2022

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

© Marine nationale

Le 28 octobre 2022, s’est tenue à la compagnie de marins-pompiers de Toulon, une cérémonie militaire commémorant l’intervention décisive, il y a 84 ans, d’un détachement de marins-pompiers de Toulon sur l’incendie des Nouvelles Galeries à Marseille.

Présidée par le contre-amiral Marcellin-Régis Charpy, adjoint au commandant de l’arrondissement maritime Méditerranée, représentant le Préfet maritime, cette cérémonie a rassemblé les marins-pompiers de Toulon, une délégation de marins-pompiers de Marseille ainsi que la garde et son drapeau.

Le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier, commandant la base navale de Toulon, a rappelé durant son allocution les circonstances de cet incendie majeur, survenu le 28 octobre 1938, et constituant l’une des plus grandes tragédies du 20ème siècle pour la ville de Marseille, avec un terrible bilan de 73 morts et d’environ 200 victimes.

Alors que se tenait ce jour-là, au Parc Chanot, le 35ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, un incendie se déclare dans les Nouvelles Galeries, grand magasin situé sur la Canebière et s’étendant sur 3500 m². Les nombreux renforts qui affluent ne parviennent pas à endiguer le sinistre, dont la violence est par ailleurs accentuée par la désorganisation des secours marseillais.

Les marins-pompiers de Toulon sont alors appelés à la rescousse et constituent rapidement un détachement de 31 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, équipés de moyens de secours spéciaux. Leur engagement de même que l’appui de leurs bateaux-pompes seront décisifs et permettront de maîtriser l’incendie.

Cette catastrophe aura de nombreuses conséquences : la démission de ses fonctions du maire de l’époque, la mise sous tutelle de la ville, la dissolution du Corps municipal des sapeurs-pompiers de Marseille et surtout la création, le 29 juillet 1939, d’un bataillon militaire de marins-pompiers (BMPM) pour protéger la ville.

Ainsi, c’est d’une intervention majeure et exemplaire des marins-pompiers de Toulon qu’est né le Bataillon de marins-pompiers de Marseille. Saluant cet acte héroïque fondateur, le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier a achevé son discours en soulignant que « le courage, l’engagement et le dévouement de ces marins du feu restent encore aujourd’hui des marqueurs forts qui animent le métier de marins-pompiers de la Flotte ».

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !
 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Source : Marine nationale


Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

publié le Mercredi 02 novembre 2022

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

© Marine nationale

Le 28 octobre 2022, s’est tenue à la compagnie de marins-pompiers de Toulon, une cérémonie militaire commémorant l’intervention décisive, il y a 84 ans, d’un détachement de marins-pompiers de Toulon sur l’incendie des Nouvelles Galeries à Marseille.

Présidée par le contre-amiral Marcellin-Régis Charpy, adjoint au commandant de l’arrondissement maritime Méditerranée, représentant le Préfet maritime, cette cérémonie a rassemblé les marins-pompiers de Toulon, une délégation de marins-pompiers de Marseille ainsi que la garde et son drapeau.

Le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier, commandant la base navale de Toulon, a rappelé durant son allocution les circonstances de cet incendie majeur, survenu le 28 octobre 1938, et constituant l’une des plus grandes tragédies du 20ème siècle pour la ville de Marseille, avec un terrible bilan de 73 morts et d’environ 200 victimes.

Alors que se tenait ce jour-là, au Parc Chanot, le 35ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, un incendie se déclare dans les Nouvelles Galeries, grand magasin situé sur la Canebière et s’étendant sur 3500 m². Les nombreux renforts qui affluent ne parviennent pas à endiguer le sinistre, dont la violence est par ailleurs accentuée par la désorganisation des secours marseillais.

Les marins-pompiers de Toulon sont alors appelés à la rescousse et constituent rapidement un détachement de 31 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, équipés de moyens de secours spéciaux. Leur engagement de même que l’appui de leurs bateaux-pompes seront décisifs et permettront de maîtriser l’incendie.

Cette catastrophe aura de nombreuses conséquences : la démission de ses fonctions du maire de l’époque, la mise sous tutelle de la ville, la dissolution du Corps municipal des sapeurs-pompiers de Marseille et surtout la création, le 29 juillet 1939, d’un bataillon militaire de marins-pompiers (BMPM) pour protéger la ville.

Ainsi, c’est d’une intervention majeure et exemplaire des marins-pompiers de Toulon qu’est né le Bataillon de marins-pompiers de Marseille. Saluant cet acte héroïque fondateur, le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier a achevé son discours en soulignant que « le courage, l’engagement et le dévouement de ces marins du feu restent encore aujourd’hui des marqueurs forts qui animent le métier de marins-pompiers de la Flotte ».

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !
 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Source : Marine nationale


Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

publié le Mercredi 02 novembre 2022

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

© Marine nationale

Le 28 octobre 2022, s’est tenue à la compagnie de marins-pompiers de Toulon, une cérémonie militaire commémorant l’intervention décisive, il y a 84 ans, d’un détachement de marins-pompiers de Toulon sur l’incendie des Nouvelles Galeries à Marseille.

Présidée par le contre-amiral Marcellin-Régis Charpy, adjoint au commandant de l’arrondissement maritime Méditerranée, représentant le Préfet maritime, cette cérémonie a rassemblé les marins-pompiers de Toulon, une délégation de marins-pompiers de Marseille ainsi que la garde et son drapeau.

Le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier, commandant la base navale de Toulon, a rappelé durant son allocution les circonstances de cet incendie majeur, survenu le 28 octobre 1938, et constituant l’une des plus grandes tragédies du 20ème siècle pour la ville de Marseille, avec un terrible bilan de 73 morts et d’environ 200 victimes.

Alors que se tenait ce jour-là, au Parc Chanot, le 35ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, un incendie se déclare dans les Nouvelles Galeries, grand magasin situé sur la Canebière et s’étendant sur 3500 m². Les nombreux renforts qui affluent ne parviennent pas à endiguer le sinistre, dont la violence est par ailleurs accentuée par la désorganisation des secours marseillais.

Les marins-pompiers de Toulon sont alors appelés à la rescousse et constituent rapidement un détachement de 31 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, équipés de moyens de secours spéciaux. Leur engagement de même que l’appui de leurs bateaux-pompes seront décisifs et permettront de maîtriser l’incendie.

Cette catastrophe aura de nombreuses conséquences : la démission de ses fonctions du maire de l’époque, la mise sous tutelle de la ville, la dissolution du Corps municipal des sapeurs-pompiers de Marseille et surtout la création, le 29 juillet 1939, d’un bataillon militaire de marins-pompiers (BMPM) pour protéger la ville.

Ainsi, c’est d’une intervention majeure et exemplaire des marins-pompiers de Toulon qu’est né le Bataillon de marins-pompiers de Marseille. Saluant cet acte héroïque fondateur, le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier a achevé son discours en soulignant que « le courage, l’engagement et le dévouement de ces marins du feu restent encore aujourd’hui des marqueurs forts qui animent le métier de marins-pompiers de la Flotte ».

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !
 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Source : Marine nationale


Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

publié le Mercredi 02 novembre 2022

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

© Marine nationale

Le 28 octobre 2022, s’est tenue à la compagnie de marins-pompiers de Toulon, une cérémonie militaire commémorant l’intervention décisive, il y a 84 ans, d’un détachement de marins-pompiers de Toulon sur l’incendie des Nouvelles Galeries à Marseille.

Présidée par le contre-amiral Marcellin-Régis Charpy, adjoint au commandant de l’arrondissement maritime Méditerranée, représentant le Préfet maritime, cette cérémonie a rassemblé les marins-pompiers de Toulon, une délégation de marins-pompiers de Marseille ainsi que la garde et son drapeau.

Le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier, commandant la base navale de Toulon, a rappelé durant son allocution les circonstances de cet incendie majeur, survenu le 28 octobre 1938, et constituant l’une des plus grandes tragédies du 20ème siècle pour la ville de Marseille, avec un terrible bilan de 73 morts et d’environ 200 victimes.

Alors que se tenait ce jour-là, au Parc Chanot, le 35ème Congrès du Parti Républicain Radical et Radical Socialiste, un incendie se déclare dans les Nouvelles Galeries, grand magasin situé sur la Canebière et s’étendant sur 3500 m². Les nombreux renforts qui affluent ne parviennent pas à endiguer le sinistre, dont la violence est par ailleurs accentuée par la désorganisation des secours marseillais.

Les marins-pompiers de Toulon sont alors appelés à la rescousse et constituent rapidement un détachement de 31 officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots, équipés de moyens de secours spéciaux. Leur engagement de même que l’appui de leurs bateaux-pompes seront décisifs et permettront de maîtriser l’incendie.

Cette catastrophe aura de nombreuses conséquences : la démission de ses fonctions du maire de l’époque, la mise sous tutelle de la ville, la dissolution du Corps municipal des sapeurs-pompiers de Marseille et surtout la création, le 29 juillet 1939, d’un bataillon militaire de marins-pompiers (BMPM) pour protéger la ville.

Ainsi, c’est d’une intervention majeure et exemplaire des marins-pompiers de Toulon qu’est né le Bataillon de marins-pompiers de Marseille. Saluant cet acte héroïque fondateur, le capitaine de vaisseau Sébastien Rosier a achevé son discours en soulignant que « le courage, l’engagement et le dévouement de ces marins du feu restent encore aujourd’hui des marqueurs forts qui animent le métier de marins-pompiers de la Flotte ».

 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !
 Les marins-pompiers de Toulon et de Marseille unis dans le souvenir !

Source : Marine nationale


Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

publié le Mercredi 19 octobre 2022

 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

© Marine nationale

Fort de son expertise dans le domaine du sauvetage en milieu aquatique, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille se dote désormais d’une capacité d’intervention subaquatique en surface non-libre (SNL).

Du 5 au 17 septembre, sur dérogation de la cellule de plongée humaine et d’intervention sous la mer (Cephismer), dix marins-pompiers de Marseille ont ainsi suivi la formation adéquate dispensée par l’EcASC, l’Ecole d’application de la Sécurité civile, sur son emprise de la Pointe rouge.

Si les marins-pompiers interviennent déjà dans le cadre du sauvetage aquatique, cette nouvelle compétence vient élargir l’éventail des milieux dans lesquels pourront désormais s’appliquer leurs missions. Ils sont en effet capables, après cette formation, d’évoluer dans les boyaux sous-marins, où le retour à la surface est impossible par la verticale, contraignant les secours à progresser « sous plafond » pour mener à bien leurs missions de sauvetage.

L’ensemble de cette nouvelle capacité confirme l’engagement des marins-pompiers dans la protection de la population marseillaise quels que soient les risques auxquels elle est confrontée.

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec près de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers
 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

Source : Marine nationale


Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

publié le Mercredi 19 octobre 2022

 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

© Marine nationale

Fort de son expertise dans le domaine du sauvetage en milieu aquatique, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille se dote désormais d’une capacité d’intervention subaquatique en surface non-libre (SNL).

Du 5 au 17 septembre, sur dérogation de la cellule de plongée humaine et d’intervention sous la mer (Cephismer), dix marins-pompiers de Marseille ont ainsi suivi la formation adéquate dispensée par l’EcASC, l’Ecole d’application de la Sécurité civile, sur son emprise de la Pointe rouge.

Si les marins-pompiers interviennent déjà dans le cadre du sauvetage aquatique, cette nouvelle compétence vient élargir l’éventail des milieux dans lesquels pourront désormais s’appliquer leurs missions. Ils sont en effet capables, après cette formation, d’évoluer dans les boyaux sous-marins, où le retour à la surface est impossible par la verticale, contraignant les secours à progresser « sous plafond » pour mener à bien leurs missions de sauvetage.

L’ensemble de cette nouvelle capacité confirme l’engagement des marins-pompiers dans la protection de la population marseillaise quels que soient les risques auxquels elle est confrontée.

Le BMPM est la plus grande unité de la Marine nationale avec près de 2 600 militaires et civils, hommes et femmes, luttant chaque jour contre la quasi-totalité des risques recensés par la sécurité civile à Marseille, deuxième ville de France. Le BMPM assure également la sécurité de l'aéroport de Marseille-Provence, d'Airbus Helicopters, ainsi que les navires à quai et en rade dans les bassins Est et Ouest du grand port maritime de Marseille (GPMM), premier port de France.

 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers
 Formation à la surface non-libre pour les marins-pompiers

Source : Marine nationale

S'abonner à Marseille