Gabian : plus de 1 000 marins en mer au large de Toulon

Publié le 20 Septembre 2017 à 09:32

© Marine nationale

Du 18 au 22 septembre 2017, 9 bâtiments de la Force d’action navale, des aéronefs de l’aéronautique navale et de l’armée de l’Air s’entraînent ensemble au large de Toulon dans le cadre de l’exercice Gabian.

L’objectif de cet exercice est d’entraîner les équipages des bâtiments de la Force d’action navale et des aéronefs de l’aéronautique navale, et permettre ainsi aux militaires de se préparer conjointement à leurs futures missions opérationnelles. C’est également un moyen d’entretenir et de développer les savoir-faire individuels et collectifs des marins de chaque unité.
Au programme de cette semaine d’entraînement intense : des exercices de lutte contre les menaces asymétriques, des ravitaillements à la mer, des tirs contre des cibles de surface et aériennes, des entrainements à la cyber-défense et des exercices recréant des sinistres majeurs sur un bâtiment (voie d’eau, incendie, homme à la mer). Objectif : faire progresser les marins en reproduisant des conditions au plus près de la réalité.
Parmi les bâtiments présents dans cette édition de rentrée de Gabian, on retrouve la frégate anti-sous-marine Jean de Vienne leader de l’exercice, les frégates de défense aérienne Chevalier Paul et Forbin, la frégate de type La Fayette Courbet, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var, le patrouilleur de haute mer Commandant Birot, les chasseurs de mines tripartites Orion et Pluton, et le bâtiment base des plongeurs démineurs Achéron.

Réalisé deux fois par an, ce type d’entraînement est essentiel au développement de l’interopérabilité des unités et à leur performance opérationnelle.

 

A propos de la Force d’action navale

Pour mener à bien l’ensemble des missions qui lui sont confiées, allant de la dissuasion nucléaire à la projection de forces pour résoudre une crise, en passant par le sauvetage en mer, la Marine nationale dispose de près de 10.500 marins et 90 bâtiments de combat et de soutien regroupés au sein de la force d’action navale (FAN). Certains des navires importants comme le porte-avions ou les bâtiments amphibies (BPC, TCD) agissent au sein de « groupes » :- groupe aéronaval (GAN) centré autour du porte-avions; - groupe expéditionnaire autour des BPC.  Ces groupes sont composés généralement de frégates les protégeant des menaces aériennes et sous-marines, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, ainsi que d’un bâtiment de ravitaillement qui permet de maintenir cette force longtemps en mer. Outre cette participation des frégates à ces groupes dans leur spécialité (lutte anti-aérienne, anti-sous-marine), ces navires polyvalents peuvent également agir seuls pour préserver les intérêts nationaux sur nos espaces maritimes et participer au règlement des crises. Elles peuvent ainsi être amenées à assurer dans ce cadre le soutien d’une force d’intervention, de la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions humanitaires. Les missions liées à  la surveillance des espaces océaniques, à la protection des ZEE, à la surveillance des pêches et plus généralement à l’application des lois et au maintien de l’ordre public en mer, sont confiées à des bâtiments dits de souveraineté. Ces navires, plus légèrement armés, apportent, par leur rayonnement, leur soutien aux relations internationales. Les navires de la Marine nationale sont également des ambassadeurs de la France dans le monde.

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