Chammal : les Atlantique 2 volent au-dessus de l’Irak

Publié le 20 Octobre 2016 à 14:17

© EMA / Marine nationale

Depuis la mi-septembre, un nouvel équipage d’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) a rejoint la force Chammal. Depuis février 2016, un Atlantique 2 opère de façon quasi permanente au profit de la coalition et aux côtés des chasseurs de la force Chammal. Régulièrement, les relèves d’avion et d’équipages se succèdent pour optimiser le potentiel de chaque appareil et du personnel.

Quelques heures après son arrivée sur le théâtre d’opérations, l’équipage était déjà en vol au-dessus de l’Irak. Deux heures du matin sur le parking avion, une dizaine de mécaniciens achèvent les derniers préparatifs de l’appareil. La veille le personnel naviguant, une quinzaine de marins, a terminé la préparation de la mission : plan de vol, liste des sites et zones à observer, terrains de déroutement. À sept heures du matin, tout est prêt. L’avion décolle aussitôt pour plusieurs heures de mission au-dessus de l’Irak.

L’ATL2, déjà engagé par le passé dans les opérations Harmattan en Libye et Serval au Mali, est rompu aux opérations de recherche par l’observation, le recueil d’images dans la profondeur et les écoutes. La recherche de l’adversaire dans le désert présente en effet de nombreuses similitudes avec la surveillance maritime.

L’avion de patrouille maritime dispose d’une grande endurance de vol et d’un large panel d’équipement : caméra et photographie de jour comme de nuit, système de veille électronique et électromagnétique. Ces instruments sont mis en œuvre par un équipage composé de diverses spécialités. Equipage capable d'analyser et de diffuser en temps réel renseignement et évaluation d’une situation tactique, ou même le résultat d’une action de feu. Ponctuellement, l’ATL2 peut participer aux frappes contre Daech grâce à une capacité d’emport de bombes guidées laser de type GBU 12.

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal est le volet français de l’opération OIR et mobilise aujourd’hui près de 4 000 militaires. A la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l’opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier « formation» au profit d’unités de sécurité nationales irakiennes et un pilier «  appui » consistant à soutenir l’action des forces locales engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires de Daech. A ce jour, le dispositif complet de l’opération Chammal est structuré autour de trente-six Rafale (douze de l’armée de l’Air et vingt-quatre de la Marine nationale), d’un détachement d’artillerie CAESAR (Camion équipé d’un système d’artillerie), des bâtiments du groupe aéronaval, d’un avion de détection et de contrôle aéroportés E3F, d’un avion de ravitaillement C-135 FR, de deux avions E-2C Hawkeye et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également une centaine de militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes.

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense                

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