Arrivée de l’hélicoptère Caïman Marine, hélicoptère de dernière génération au détachement de Maupertus

Publié le 28 Juin 2016 à 09:38

© Marine nationale

Le 24 juin 2016, le vice-amiral d’escadre Pascal Ausseur, préfet maritime et commandant de zone et d’arrondissement maritimes de la Manche et de la mer du Nord, a présidé la cérémonie de remplacement de l’hélicoptère EC-225 de la Marine nationale par l’hélicoptère Caïman Marine au détachement de Maupertus (50). Le capitaine de vaisseau Marc Gander, commandant l’aéronautique navale et la base d’aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, avait également fait le déplacement à Cherbourg pour assister au dernier vol de l’EC-225 avant son départ de Cherbourg.

Sur une façade maritime où les moyens d’intervention ne sont pas surabondants, chaque unité a son importance et donc un impact direct sur notre capacité à assurer correctement nos missions. Un hélicoptère militaire moyen-lourd est une pièce maîtresse dans notre dispositif en offrant des capacités complémentaires aux autres hélicoptères dont nous disposons (un Dauphin SP de la Marine nationale, deux hélicoptères de la Sécurité civile et les hélicoptères de la Douane). Le Caïman Marine jouera un rôle de premier plan dans l’organisation de notre chaîne de secours.

À l’instar de l’EC-225, cet hélicoptère de nouvelle génération répondra aux missions de l’Action de l’État en mer (AEM) mais il permettra également d’envisager une gamme de missions plus étendue notamment celles liées à la Défense maritime du territoire (lutte anti-sous-marine, lutte contre les tentatives de traversée de la Manche par les migrants et à toutes les menaces venant de la mer). Si la Manche et la mer du Nord sont depuis toujours des zones accidentogènes et risquées en termes de navigation, les menaces liées à la sécurité et à l’activité humaine ont considérablement augmenté ces dernières années.

Les attentats de 2015 ont replacé la sécurité du théâtre national au cœur de nos préoccupations et de nos priorités. Mais le théâtre national, c’est aussi la mer, l’espace maritime français, la préservation de nos intérêts dans nos eaux territoriales, la surveillance de nos approches et de notre littoral, la neutralisation de toute menace pouvant agir en mer ou depuis la mer. « Nous sommes passés d’une façade plutôt dédiée à l’AEM à une façade qui se concentre aussi sur la DMT » explique le préfet maritime, « le Caïman Marine, spécialisé dans le combat aéromaritime et doté d’équipements tactiques modernes, nous permettra, en plus de poursuivre les missions de sauvetage en mer, d’augmenter nos capacités militaires en Manche-mer du Nord. Il nous permettra ainsi d’être plus réactifs et efficaces dans la prévention des menaces ».

Déjà rompus aux missions de sauvetage depuis la Base de l’Aéronautique Navale de Lanvéoc, le « Cyclone » (indicatif des équipages 33F) reprendra donc le flambeau de « Belligou » sur la façade Manche-mer du Nord, dans une zone s’étendant du Mont-Saint-Michel à Fécamp.

Un bilan remarquable pour l’EC-225 :

Après trois années passées à Maupertus, les chiffres parlent d’eux-mêmes : pas moins de 221 vols SECMAR ont été effectués et plus d’une centaine de vies ont été sauvées. Lors de son discours, l’Amiral Ausseur est revenu sur le rôle important joué par la flottille 32F depuis son arrivée à Maupertus « ce bilan est remarquable et je tiens à saluer l’excellent travail des équipages de la 32F durant ces 3 dernières années. Je souhaite donc bon vent et bonne mer à l’EC-225 et salue, une fois de plus, l’incroyable travail des équipages de la 32F ».

C’est avec beaucoup d’émotion que cette cérémonie s’est terminée avec le dernier décollage de l’hélicoptère EC-225, sous le regard de bénévoles de la Société Nationale des Sauveteurs en Mer (SNSM) venus en nombre pour cet au revoir, du directeur du CROSS Jobourg, pour son grand départ en direction de la Bretagne pour la cérémonie de mise en sommeil de la 32F.

Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale

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