Le chasseur de mine Cassiopée prêt pour de nouvelles missions

Publié le 22 Avril 2016 à 08:55

© Marine nationale

Courant avril, le chasseur de mines tripartite (CMT) Cassiopée a effectué un stage de mise en condition opérationnelle (MECO). Conduit par les entraîneurs de la division entraînement de la force d’action navale, ce stage a permis d’aguerrir l’équipage.

Plusieurs exercices ont ainsi été menés (incendie, mouvements de foule, alertes à la bombe, raids nautiques) à quai en début de stage. La Cassiopée a ensuite appareillé pour la deuxième partie du stage à la mer. Les activités se sont alors enchaînées avec des exercices qui ont demandé l’implication de l’ensemble de l’équipage : hélitreuillages, plongées et contre-minages, tir, mise en œuvre d’équipes de visite, transfert de courrier et remorquage avec un bâtiment remorqueur de sonar. Le chasseur de mines a décroché sa qualification opérationnelle ainsi que la satisfaction des entraîneurs qui reconnaissent un bon engagement de la part de l’ensemble des marins.

La Cassiopée a ensuite participé à l’opération Damier qui a pour objectif de nettoyer la rade de Brest et ses extérieurs des potentielles mines ou autres engins explosifs qui pourraient s’y trouver. Durant deux semaines, le chasseur de mines a ainsi couvert les zones qui lui étaient affectées pour ouvrir des chenaux de navigation permettant la sortie en toute sécurité des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et des bâtiments de la Marine.

Le quotidien de la Cassiopée a été rythmé par les détections d’échos au central opération (CO), des interventions par poisson autopropulsé (PAP) ou des plongées par des plongeurs-démineurs du bord, et du relevage des mines.

La guerre des mines est une capacité majeure de la Marine nationale car elle participe à l’ensemble des missions de la marine. Les unités de guerre des mines sont chargées de la sécurisation des chenaux utilisés par les SNLE lors de leurs transits entre leur base de Brest et la haute mer. Elles doivent également, en cas de menace particularisée, être en mesure de maintenir l’accès à un port d’intérêt vital (PIV) et se tenir prêtes à assurer le libre accès aux ports alliés. Elles ont, en outre, vocation à être projetées au sein d’une force navale nationale ou interalliée lorsque les opérations se déroulent à proximité de côtes plus sensibles au risque “mines”.
La composante « guerre des mines » est constituée autour d’un état-major spécialisé, de 11 chasseurs de mines et de 3 groupes de plongeurs démineurs et leur bâtiment-base opérant dans les approches et dans les zones d'intérêt français partout dans le monde. Seules 20% des mines et munitions immergées de la Seconde Guerre mondiale ont été neutralisées et déblayées (sur les 635 à 700 000 mines mouillées au cours de ce conflit).

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