Le groupe Jeanne d'Arc contribue à la coopération franco-omanaise

Publié le 15 Avril 2016 à 09:56

© Marine nationale

Lorsque le bâtiment de projection de commandement (BPC) Tonnerre se présente devant le port de Mascate, tout le monde retient son souffle, tant le bâtiment semble imposant dans le chenal d’entrée du port de la capitale du Sultanat d’Oman. Tandis que le commandant manœuvre les 22000 tonnes du BPC, l’équipage et les officiers-élèves de la mission Jeanne d’Arc s’alignent au poste de bande, répondant au signe de bienvenue du bateau personnel du Sultan d’Oman. Juste après le Tonnerre, c’est au tour de son escorteur, la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte, d’accoster dans le Port Sultan Qaboos.

Une amitié ancestrale

Cette relâche opérationnelle du groupe Jeanne d’Arc dans le Sultanat d’Oman « n’est pas une coïncidence », comme l’a expliqué le contre-amiral Antoine Beaussant, commandant la zone maritime océan Indien et des forces françaises stationnées aux Émirats Arabes-Unis (ALINDIEN). Ce passage à Mascate est une excellente occasion d’entretenir l’amitié franco-omanaise, solidement ancrée depuis près de quatre siècles, et son volet militaire qui se consolide face aux défis sécuritaires régionaux.

Cet approfondissement est d’autant plus recherché par la France que le Sultanat est un « îlot de paix dans la région », comme l’explique Monsieur l'ambassadeur de France près d'Oman, Roland Dubertrand.

Un partenaire régional

Pour le CA Beaussant, « il y a un intérêt clair à coopérer avec le Sultanat d'Oman ». Positionné en péninsule arabique, à l'entrée du détroit d'Ormuz, ce pays observe une position et un rôle stratégique essentiel dans la région. Comme avec ses autres partenaires régionaux, la France a noué une coopération militaire structurée par un dialogue régulier, tant au niveau des états-majors – à travers des réunions annuelles - qu’au niveau opérationnel. Les escales des bâtiments de la marine française sont également des vecteurs très importants pour alimenter la connaissance mutuelle, comme le souligne le colonel Emmanuel Couëspel-du-Mesnil, Attaché de Défense auprès de l’ambassade.

En effet, les rencontres organisées à tous les niveaux entre les autorités et industriels français et les dignitaires omanais, entre les officiers-élèves des deux pays, ou encore entre les équipages d'hélicoptères, ont été l’occasion d’entretenir ce lien : « notre présence à Mascate témoigne de notre volonté d’approfondir notre coopération et de renforcer notre interopérabilité opérationnelle », a ainsi détaillé le capitaine de vaisseau Laurent Sudrat, commandant le Tonnerre et le groupe Jeanne d’Arc.

Un contact aisé et chaleureux

Les autorités militaires omanaises sont « très intéressées par l’échange de savoir-faire », explique le CA Beaussant. Réalisée immédiatement après l’appareillage du groupe Jeanne d’Arc, la séance de « touch and go » d’un NH90 omanais à bord du BPC a été fortement appréciée. Mettant en œuvre leurs NH90 depuis 2010 (16 appareils dans le pays sur les 20 commandés), les équipages omanais étaient friands d’échanges sur les techniques d’appontage en profitant du savoir-faire de la Marine française.

Cette amitié entre les deux pays, soigneusement cultivée, est un atout majeur pour la capacité de nos deux pays à agir conjointement en faveur de la stabilité régionale.

Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale   

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