Témoignage d’un officier-élève de la Mission Jeanne d’Arc : un mois de mer et une motivation grandissante !

Publié le 7 Avril 2016 à 09:53

© Marine nationale

Un mois après le départ de Toulon le groupe amphibie Jeanne d’Arc navigue dans le golfe d’Aden. L’École d’application des officiers de marine (EAOM) est intégrée aux deux bâtiments du groupe en déploiement opérationnel. Pour les officiers-élèves, cela marque la fin de la première période de la mission de formation, tournée vers la pratique et l’intégration dans l’équipage.
 
Témoignage
 
À bord, les journées sont découpées en périodes que l'on appelle des « quarts ». Nous commençons donc par une période d’apprentissage des fondamentaux pour être capables de « faire du quart », c’est-à-dire participer aux tours de services sur les navires qui nous accueillent : le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et son escorteur la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte.
Après une formation majoritairement théorique à l’École Navale, nous étions très impatients d’embarquer sur des bâtiments de combat et de découvrir de nouveaux horizons. Et nous sommes servis ! A peine sortis des passes de Toulon, nous étions déjà intégrés aux centres névralgiques des bâtiments : en passerelle « navigation », pour la conduite du navire, passerelle « aviation », pour les manœuvres sur le pont d’envol, au central opérations (CO), pour la conduite des opérations, ou encore au poste de commandement « Propulsion » (PC), pour surveiller le fonctionnement « mécanique » du bâtiment…. Le rythme du départ ne s’est jamais relâché. Chaque jour a apporté son lot d’exercices et d’opérations, autant d’opportunités de pratiquer notre métier in situ. Une fois accoutumés au rythme opérationnel de la mission, notre vision académique du métier est devenue plus pragmatique et concrète, notamment grâce aux conseils bienveillants de l’équipage. C’est bien là l’esprit de la « Jeanne d’Arc » !
 
Cette première période de mission nous a permis de réaliser à quel point il est complexe de conduire plusieurs manœuvres simultanément et combien le quotidien d’un jeune officier est exigeant. Nous mesurons maintenant pleinement les attentes de nos instructeurs. Nous avons la chance d’être acteurs de chaque opération du groupe : appontage et décollage d’hélicoptère, ravitaillement à la mer, débarquement amphibie, tirs d’artillerie …. Notre promotion a à cœur de relever les défis qui se présentent à elle !
 
Au départ de Djibouti, une nouvelle période pédagogique commence. L’escouade qui a fait la première traversée sur l’escorteur embarque sur le Tonnerre, tandis qu’un autre groupe la remplace à bord. Pour les équipages, ce sont de nouveaux visages, de nouveaux élèves à former. Il s’agit de nous adapter rapidement à un nouvel environnement de vie et de travail. Un beau défi professionnel et humain qui nous prépare très efficacement à notre métier d’officier de marine ! »
 
Retrouvez la lettre du capitaine de vaisseau Sudrat, commandant du BPC Tonnerre et la mission Jeanne d’Arc envoyée aux officiers-élèves
 
«Une génération a passé depuis que j'ai franchi la coupée de la « Jeanne », c’est avec ces souvenirs au cœur que je vous vois arriver, et la conviction que vous avez fait le bon choix,  tant notre métier est passionnant [...]. Cette mission vous marquera à jamais. [...] vous découvrirez comment notre marine se situe, par ses multiples coopérations, dans le champ de l'action diplomatique [...] le temps des responsabilités est arrivé; il est riche et valorisant, mais aussi exigeant. [...] J'attends de vous une stature d'officier, du courage, de la ténacité, de la simplicité et  même de l‘humour! Vous serez d'autant plus estimé que votre positionnement sera franc, simple et rigoureux, teinté d'humilité, comme il sied quand l'expérience fait défaut. [...] Cette mission sera avant tout une belle aventure humaine.»
 
 
 
 
Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale
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