L’eau : une ressource chère aux marins !

Publié le 22 Mars 2016 à 10:55

Activités du Laboratoire de Surveillance et d'Expertise de la Marine de Brest. Le laboratoire de microbiologie analyse les eaux, douce et mer, au profit des unités de la marine. © Marine nationale

Le 22 mars, c’est la journée mondiale de l’eau. Cette journée a été fixée par une résolution adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies en 1992. Elle invite à une prise de conscience de la nécessité de préserver l’or bleu, afin d’avoir un accès durable à l’eau potable.  La Marine nationale prend une part notable à la protection de l’environnement marin. De plus, sur les bâtiments de la Marine nationale, des actions sont entreprises au quotidien pour préserver cette ressource. Zoom sur son utilisation et sa gestion.
 
À bord, l’eau revêt un intérêt stratégique : 6 tonnes d’eau douce sont nécessaires au bord d’un patrouilleur, pour 24 heures. Le technicien spécialiste de l’eau à bord du patrouilleur de haute-mer (PHM) premier maître L’Her, le Second Maitre Eric, nous explique : «on a trois types de qualité d’eau sur le bâtiment : l’eau douce, destinée à la consommation humaine ; l’eau distillée, pour les moteurs; et enfin l’eau distillée avec additif qui sert au refroidissement du bord et à la réfrigération des installations». L’eau à bord des bâtiments de surface de la Marine nationale joue donc un rôle vital d’un point de vue technique et humain. Techniquement, elle sert à refroidir les moteurs, et à préserver l’autonomie des machines: «le système de climatisation nous permet de réfrigérer nos baies électroniques. Un circuit d’eau douce ainsi que de l’eau distillée sont nécessaires au bon fonctionnement de nos moteurs.» Humainement, elle est indispensable au bon fonctionnement de la vie courante : dans les sanitaires, dans les cuisines. 
 
 
L’eau produite à bord provient de la mer, et est ensuite dessalée par des osmoseurs. Puis, elle est traitée et contrôlée à la sortie de l’osmoseur, pour vérifier sa concentration en chlore, en minéraux et en sels. En outre, le Laboratoire d’analyse de surveillance et d’expertise de la Marine(LASEM) vérifie la qualité de l’eau courante au niveau bactériologique tous les ans, contre la légionellose notamment. La température au niveau des chauffe-eaux fait également l’objet d’un étroit contrôle : elle doit être entre 50 et 60 degrés pour les douches, et à 90 degrés pour les cuisines.
 
 
«Ce n’est pas parce que les océans couvrent les deux tiers du globe que l’eau est une ressource illimitée ! C’est pourquoi, à bord de toutes les unités de la marine nationale, nous prenons des mesures anti-gaspillage. On fait des rappels réguliers à l’équipage pour que les marins économisent au quotidien l’eau des douches et lavabos» confie le commandant adjoint navigation du premier maitre L’Her, le Lieutenant de Vaisseau Jean-Christophe. Les « eaux de cale », hydrocarburées, ne sont évacuées qu’à quai dans les barges à eaux mazouteuses. Un contrôleur s’assure de la propreté de l’eau avant qu’elle ne soit rejetée à la mer et peut renvoyer l’eau à l’épuration si les contrôles ne sont pas concluants. « Sur les nouveaux bâtiments du type frégates multimission ou certains bâtiments de projection et de commandement (BPC), toutes les eaux (grises, noires et hydrocarburées) sont retraitées et utilisables dans les sanitaires, ce qui révèle une vraie prise de conscience écologique dans la Marine.  Les BPC possèdent même une station d’épuration à leur bord!». 
 
 
Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale
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