Océan indien : Un sous-marin nucléaire d’attaque en entraînement de lutte anti-sous-marine

Publié le 25 Février 2016 à 10:14

© Marine nationale

Déployé depuis plusieurs semaines au sein de la Task Force 473 en escorte du porte-avions Charles de Gaulle, un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) a participé pendant quelques jours à l’entraînement opérationnel de lutte anti-sous-marine (ASM) interallié, Gaswex 16.1, dans le golfe d’Oman.

Cet entraînement avait pour objectif de confronter les équipements de lutte ASM modernes et leur emploi dans les tactiques de protection du porte-avions à une menace réelle et affutée. Opposé à la dernière génération de frégates et d’hélicoptères ASM (les frégates multi-missions Aquitaine et Provence, la frégate américaine USS Graveley, la frégate britannique HMS St Albans, appuyées par leurs hélicoptères), le SNA a assuré sa fonction de chasseur embusqué, faisant peser une menace permanente sur l’unité précieuse. Ce rôle était tenu pour l’occasion par un pétrolier américain, l’USNS John Lenthall.

L’environnement, plutôt favorable au sous-marin, lui a permis de porter les premiers coups aux frégates lors des exercices élémentaires. Les efforts de coordination portant leurs fruits, l’opposition a gagné en agressivité sur les entraînements suivants, dédiés au pistage du sous-marin par moyens actifs et passifs. Au cours de l’exercice de synthèse, le SNA est néanmoins parvenu à pénétrer l’écran formé par les frégates réparties autour de l’unité précieuse, montrant une nouvelle fois sa pugnacité et son adresse.  

Redoutables chasseurs de sous-marins, les 6 SNA français sont indispensables à la sûreté et au soutien des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) comme à la protection d’une force aéronavale de projection. Ils font peser une menace permanente grâce à leur capacité à rallier rapidement un théâtre d’opérations et à y rester longtemps, discrètement ou, si nécessaire, plus ostensiblement. Sur toutes ces zones d’opérations, les SNA peuvent recueillir du renseignement, mener des opérations spéciales, et enfin, s’il le faut, délivrer des armes (torpilles et missiles antinavires).

Source : Etat-major des armées
Crédits : Etat-major des armées

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (8 votes)
Envoyer