Programme Barracuda

Publié le 26 Novembre 2015 à 15:03

© DCNS

Dans quelques mois le premier équipage

À Cherbourg et dans les forces sous-marines, Barracuda, qui désigne le programme de construction de six  nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) par DCNS, est sur toutes les lèvres en ce début d’année scolaire.  Le groupe des sous-marins de Cherbourg (GSM) a pour mission de prendre en main les sous-marins de type  Suffren en construction. Son effectif vient d’être étoffé d’une soixantaine de sous-mariniers. À terme, la majeure  partie d’entre eux constituera l’équipage bleu du Suffren, premier de la série baptisé ainsi en hommage à l’un des  lus grands chefs militaires de l’histoire de la Marine.
 
CONNAISSANCE, MODE D’EMPLOI ET ENTRAÎNEMENT
 
Depuis le début du mois de septembre, sous le commandement du capitaine de frégate Colonna d’Istria, les sous-mariniers du GSM sont intégrés aux équipes industrielles qui finalisent la construction du sous-marin.
 
Leur mission pour l’année à venir se décline en trois volets : se former à la connaissance du bateau et de ses différentes installations (sécurité-plongée, système de combat, chaufferie, armes tactiques…) ; rédiger les consignes de conduite qui serviront de « mode d’emploi » aux futurs utilisateurs ; s’entraîner en vue des essais à la mer prévus en 2017. Les sous-marins de type Suffren seront admis au service actif entre 2018 et 2029, pour remplacer les SNA de type Rubis qui opèrent dans la Marine depuis 1982. Pour approfondir leur connaissance de ce nouveau sous-marin, cours théoriques délivrés par les industriels et mise en route des installations attendent donc ces marins déjà expérimentés arrivant de sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) et de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Grâce à cette première étape, ils pourront mener à bien le deuxième aspect de leur mission : produire le corpus documentaire nécessaire aux futurs équipages pour prendre en main le sous-marin dans les meilleures conditions et atteindre ainsi sa pleine capacité opérationnelle.
 
L’entraînement sur de nouveaux simulateurs constituera l’ultime étape. Installées à Toulon à l’École de navigation sous-marine et des bâtiments à propulsion nucléaire (ENSM-BPN), des plates-formes d’entraînement aux opérations, à la conduite du réacteur et à la conduite de la sécurité-plongée permettront aux sous-mariniers d’apprendre les gestes, les réflexes et les procédures propres au Suffren. « On réunit pour la première fois les marins et le bateau, ce qui signifie que l’on se rapproche des essais à la mer », estime le nouveau commandant du GSM et futur pacha du Suffren bleu. Fin 2016 en effet, à l’issue de cette année de formation, le premier équipage du Suffren sera créé.
 
LE PORT DE CHERBOURG
Associé à l’action de l’État en mer, le port militaire de Cherbourg veille sur l’un des détroits les plus denses du monde avec un trafic de  80 000 navires par an. Lieu de construction et de démantèlement des sous-marins français, ce port à vocation nucléaire s’apprête à  accueillir, dans les prochains mois, le sous-marin d’attaque de type Suffren, premier des SNA Barracuda. Un défi humain et  technologique qui mobilise l’ensemble des acteurs locaux, marins militaires et civils, ingénieurs et industriels, dans de nombreux domaines : sécurité nucléaire, travaux d’infrastructures et d’aménagements, protection défense, maintien en conditions opérationnelles des équipes de la base navale et des installations… Un programme majeur qui rassemble la Marine à Cherbourg autour d’un grand projet commun. 
 
Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale
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