Antilles : Projet de fin d’étude 3ème année pour deux officiers-élèves de l’École navale

Publié le 20 Novembre 2014 à 16:49

© Marine nationale - S.Ghesquière

Du 25 août au 14 novembre 2014, les enseignes de vaisseau Vianney A. et Matthieu L. étaient déployés au morne Desaix à Fort-de-France dans les locaux de Météo France.

Pendant près de trois mois, les deux officiers-élèves ont réalisé leur projet de fin d’études à la Direction Interrégionale Antilles-Guyane (DIRAG). Leur sujet ? Caractériser la houle en zone côtière afin de prévoir le risque de déferlement sur la zone Antilles et Guyane. L’objectif de cette étude : affiner les critères du seuil vigilance « mer dangereuse », émis par Météo France aux Antilles.

En troisième année d’études, les officiers-élèves de l’École navale sont répartis en voie d’approfondissement d’un domaine scientifique particulier relié au domaine maritime. Ils peuvent ainsi s’orienter vers l’acoustique sous-marine, le génie maritime, ou encore l’environnement marin. L’environnement marin s’intéresse aux phénomènes météorologiques et océanographiques, comme les marées, afin de comprendre les lois qui régissent les masses d’eau qui composent les océans et les masses d’air qui les recouvrent. C’est ce domaine qui a été choisi par Vianney et Matthieu. Après avoir étudié les courants marins, la mécanique des fluides, ou encore l’interprétation des masses nuageuses, les officiers-élèves se voient proposer plusieurs stages. « Celui de la DIRAG a retenu notre attention » confient les deux jeunes hommes. « Il s’agit d’un sujet encore peu étudié bien que les événements de submersion marine engendrée par les ouragans ne soient pas chose rare. Les outils pour la prévenir pouvaient être optimisés et nous avons pensé pouvoir apporter une plus-value dans ce domaine ».

L’étude menée par les jeunes officiers de Marine permet d’anticiper les effets néfastes des phénomènes cycloniques qui affectent l’arc antillais. « Nos résultats serviront de prémices à Météo-France pour une étude plus approfondie sur le déferlement à la côte des Antilles françaises et la mise en place de critères plus précis afin d’améliorer encore la prévention des submersions marines ». Les résultats intéressent donc autant les organismes civils que la Marine nationale ainsi que les forces armées aux Antilles dans le cadre du plan Cyclone de résilience des FAA et de leur mission d’intervention d’urgence au profit d’une population sinistrée en cas de catastrophe naturelle.

La conduite d’un projet en autonomie permet aux jeunes officiers, à partir des connaissances acquises à l’École navale, de développer leurs capacités d’analyse et de raisonnement afin de conduire une étude sur un problème précis et actuel, en vue de proposer des solutions adéquates pour le résoudre. Cette méthode de pensée est celle qu’ils devront adopter durant toute leur carrière d’officier, notamment lorsqu’ils seront confrontés à des situations de crise.

© Marine nationale

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