45 jours de mission pour le Bougainville et l’équipage B

Publié le 15 Octobre 2021 à 10:51

© Marine nationale

Le 6 octobre dernier, le Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Bougainville est rentré à son port base à Papeete après un déploiement opérationnel de 45 jours au cours duquel il a parcouru plus de 8 000 nq.

 

Après avoir appareillé le 23 août, la mission « Faaora Est » s’est déroulée en deux parties. Le Bougainville a patrouillé pendant un peu plus de deux semaines dans la zone économique exclusive (ZEE) polynésienne, la traversant du Sud vers le Nord, de l’archipel des Gambiers à l’archipel des Marquises. Le Bougainville a ainsi mené des opérations de police des pêches dans le cadre de la convention WCPFC, convention entre nations du Pacifique visant à réguler et contrôler la pêche tout en contribuant à la connaissance de cette zone. Au cours de cette première partie de mission, le Bougainville a également conduit une opération d’expertise et de dépollution du palangrier Ping Tai Rong échoué à Anuanurunga où 2400 litres d’huile ont pu être récupérés.

Le Bougainville a ensuite poursuivi son déploiement plus au Nord en patrouillant dans la ZEE des Kiribati puis dans la ZEE américaine avec une relâche opérationnelle à Hawaï. Cette seconde partie de mission a permis d’affirmer la présence française dans la zone Asie-Pacifique et de contribuer à la mission « OP365 » de la FFA (Forum Fisheries Agency) en assurant une surveillance de la ZEE des Kiribati lors de sa patrouille aller puis retour d’Hawaï. 

Au bilan, l’ensemble des missions attribuées au Bougainville ont eu une résonnance très positive au sein de l’équipage, notamment la mission de dépollution de l’épave à Anuanurunga ainsi que l’opération de remorquage d’un plaisancier US en avarie et à la dérive depuis plus de 24 heures à 130 nq des côtes américaines. Ces missions d’assistance et de soutien aux populations font partie des missions principales d’un BSAOM. Enfin, cette mission de longue durée pour un BSAOM avec un équipage réduit de 24 marins, souligne une nouvelle fois sa capacité à effectuer des missions de longues durées en dehors de la ZEE de Polynésie française : loin, longtemps et en équipage.

Les 900 militaires des forces armées en Polynésie française (FAPF) constituent un dispositif interarmées prépositionné à dominante marine, qui, avec les Forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Asie Pacifique » et de positionner la France comme nation riveraine. Pouvant être renforcé ponctuellement par des éléments de métropole, il permet à la France d’intervenir en cas de catastrophe naturelle, de lutter contre les menaces grandissantes comme les trafics illégaux, d’affirmer son attachement au droit international et à la liberté de navigation, et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique. 

 

 

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (1 vote)
Envoyer