Portrait : QM Maël, matelot marin pompier sur la BAN de Landivisiau

Publié le 5 Mars 2021 à 13:26

© Marine nationale

Le parcours du quartier-maître (QM) Maël est atypique. Il est d’abord marqué par un changement d’orientation important. Il est devenu matelot marin pompier au sein du service sécurité, incendie et sauvetage de la base d’aéronautique navale de Landivisiau (SSIS) après une première partie de carrière en tant qu’aide-soignant, tout d’abord au sein des hôpitaux de Paris puis dans des établissements privés en Bretagne, ce qui prouve sa grande adaptabilité.

 Ce choix s’est imposé à lui comme une évidence. En effet né à Landivisiau Maël a toujours entendu évoluer les avions de chasse au-dessus de sa tête. Par ailleurs, issu d’une famille dans laquelle on est pompier de père en fils depuis plusieurs générations, il était tout naturel qu’il le devienne à son tour. Ce proche environnement d’aéronautique navale et sa passion pour les pompiers l’ont tout naturellement conduit en embrasser une carrière de marin pompier. Il a choisi d’aborder cette nouvelle carrière professionnelle en souscrivant dans un premier temps un contrat à statut local dans la Marine nationale. L’adhésion immédiate au milieu de l’aéronautique et l’enseignement riche dispensé lors de sa formation initiale l’ont conforté dans son choix.

Sur ce poste d’équipier et de conducteur sur les engins de lutte contre les incendies, ainsi que d’opérateur au sein d’un PC sécurité, il assure :

- en priorité la sécurité de la plate-forme aéronautique, ainsi que la sauvegarde des personnes dans le cadre du prompt secours et la protection des biens du site.

- les missions de lutte contre le péril animalier, l’intervention en renfort des sapeurs-pompiers départementaux ou au profit d’autres organismes militaires de la garnison.

- l’entretien courant et la gestion du matériel, la mise en œuvre des mesures de prévention afin d’éviter l’éclosion d’un incendie. Comme tout marin pompier, le QM Maël est calme, méthodique et rigoureux.

Son 1er souvenir marquant

« Depuis que j’ai pris mes fonctions sur la base de Landivisiau, le souvenir le plus marquant a été de voir pour la première de fois et de très près un Rafale Marine. Me retrouver au pied de cet avion de chasse m’a fortement impressionné. Ce jour-là, j’ai eu l’impression d’être un privilégié. Ce premier contact avec l’avion restera gravé dans ma mémoire ».

La prochaine étape de son parcours sera de passer son Brevet d’Aptitude Technique (BAT) puis de signer un contrat d’engagement de dix ans dans la Marine nationale afin de suivre un cursus classique de marin et ainsi occuper d’autres postes sur d’autres bases d’aéronautiques navales.

A propos de la BAN de Landivisiau

Située à 30 km de Brest, la base d’aéronautique navale (BAN) de Landivisiau est la seule base terrestre de chasse embarquée en Europe. Elle est surnommée « le porte-avions de granit ». 1650 hommes et femmes, civils et militaires y travaillent chaque jour.

Ses infrastructures modernes et ses équipements de pointe lui permettent d’assurer sa mission de soutien et de formation des unités qui y sont stationnées. Qu’ils soient embarqués à bord du porte-avions Charles De Gaulle ou à terre, les avions de chasse de la BAN participent à la protection permanente du territoire, des populations et de l’espace aérien, ainsi qu’à la dissuasion nucléaire. Le QM Maël travaille au sein du service sécurité, incendie et sauvetage de la base d’aéronautique navale de Landivisiau (SSIS). Equipier sur les engins et conducteur, il est chargé d’armer les véhicules afin qu’ils soient parés à intervenir quand les avions décollent ou atterrissent mais aussi en cas d’alertes.

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (1 vote)
Envoyer