Opération conjointe avec les forces armées brésiliennes

Publié le 13 Juillet 2020 à 10:37

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Entre les 24 et 30 juin 2020, les forces armées en Guyane (FAG) ont mené une opération synchronisée avec les Forces Armées Brésiliennes (FAB) afin de lutter contre les trafiquants transfrontaliers impliqués dans l’orpaillage et la pêche illégale.

L’opération Cabot Orange des FAB avait pour objectif de contrôler l’ensemble du nord de la frontière brésilienne pour frapper durement les trafiquants transfrontaliers. Côté français, l’opération jumelle, baptisée Flamants Oranges, avait pour objectif d’interdire sur le territoire guyanais toute pénétration de trafiquants brésiliens liés à l’orpaillage et à la pêche illégale qui tentaient d’échapper aux autorités brésiliennes.

Dans la zone de l’embouchure du fleuve Oyapock, les FAG ont déployé une composante marine avec une vedette de la gendarmerie maritime, une embarcation remonte-filets et une embarcation pneumatique rapide. Pour la composante terrestre, plusieurs détachements du 3e régiment étranger d’infanterie ont été engagés dans la région de Camopi pour mener des patrouilles fluviales sur l’Oyapock en coopération avec la gendarmerie de Guyane afin de contrôler la frontière. La section d’aide à l’engagement débarqué a été déployée sur une vedette d’intervention rapide, SRA 750, dans la région de Saint-Georges entre l’embouchure du fleuve Oyapock et le saut Maripa. Particulièrement mobile et capable d’opérer en zone ultra-côtière, ce dispositif a permis, en coopération avec les FAB, le raccompagnement à la frontière de 7 bateaux de pêche illégaux dont 4 ayant fait l’objet d’une procédure administrative. Ainsi, 16 km de filets, 6 tonnes de poissons et 39 kg de vessies natatoires ont pu être saisis. Côté terrestre, cette opération a permis de conforter la présence des autorités françaises et de la force Harpie dans la zone de Camopi, ainsi que d’interrompre pendant une durée significative l’approvisionnement des sites d’orpaillage illégal.

La coopération militaire avec les FAB s’accentue dans cette région sensible avec une planification et une synchronisation intégrées aux niveaux opératifs et tactiques, permettant ainsi de réduire de manière accrue la liberté d’action des trafiquants sur la zone frontalière et de diminuer le volume des trafics qui alimentent la délinquance sur le département guyanais.

Fortes de 2 100 militaires, les FAG exercent des missions de soutien de l’action de l’État et contribuent aux missions de souveraineté. À ce titre, elles garantissent la protection du territoire national, et contribuent au maintien de la sécurité dans la zone de responsabilité permanente unique Caraïbes (ZRP), à la lutte contre l’orpaillage illégal (opération Harpie), à la sécurisation du centre spatial guyanais (opération Titan), et à la lutte contre la pêche illégale. Dans le cadre de leur mission de police des pêches, les FAG garantissent la souveraineté de la France sur les eaux placées sous sa juridiction, répondent aux engagements internationaux pris par la France dans le domaine de préservation des ressources halieutiques, et combattent les activités maritimes illicites.

Sources : État-major des armées
Droits : EMA

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