Le GAN entre en mer du Nord et poursuit sa mission opérationnelle au profit de la sécurité européenne

Publié le 20 Mars 2020 à 16:39

© EMA

  • Après l’intégration de quatre escorteurs européens au sein du GAN la semaine dernière, la mission Foch se poursuit en Europe du Nord.

Près de deux mois après le départ de la mission Foch de Toulon, le groupe aéronaval constitué en Task Force 473 a fait escale à Brest, ville qui a vu naître le porte-avions Charles de Gaulle. 

Après quatre semaines en Méditerranée orientale dans le cadre de l’opération Inherent Resolve/Chammal de lutte contre le terrorisme, et 17 jours de patrouille opérationnelle en Méditerranée centrale au cours desquels le GAN a coopéré avec ses alliés grecs et américains, le porte-avions et son escorte ont franchi le détroit de Gibraltar pour entamer une nouvelle phase opérationnelle de la mission Foch en Atlantique.

Le groupe aéronaval contribue en Atlantique à la défense européenne et à la sécurité collective par la maîtrise de l’espace aéromaritime. Par sa présence, il renforce la capacité d’appréciation de situation régionale, en lien avec ses alliés.

Il s’agissait de la première escale du porte-avions Charles de Gaulle à Brest depuis 10 ans.Le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, les frégates multimissions (FREMM) Bretagne et Normandie, la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul, la frégate allemande Lübeck, la frégate belge Léopold 1er, la frégate espagnole Blas de Lezo et la frégate portugaise Corte Real, ont effectué une relâche opérationnelle de deux jours dans le port militaire de Brest. Cet arrêt, nécessaire pour la poursuite de la mission, a permis de ravitailler en vivres et en carburant les bâtiments du GAN, de réaliser des opérations de maintenance technique et d’effectuer les mouvements logistiques nécessaires à la continuité de la mission. Le sous-marin qui participe à l’escorte du porte-avions assurait quant à lui, en mer, la surveillance des approches nationales pour permettre au GAN d’appareiller lundi en sécurité.

Entré en mer du Nord dans la nuit du 16 au 17 mars, le GAN poursuit sa mission en mer du Nord où il entretient la coopération opérationnelle avec les marines alliées et contribuer activement à la protection des approches maritimes et territoriales européennes.

  • Tir Mistral réussi depuis le porte-avions Charles de Gaulle

Avant son arrivée en escale, le GAN a procédé dans la nuit du 12 mars à un exercice de tir d’un missile MISTRAL, partie intégrante du système d’autodéfense surface-air à courte portée du porte-avions Charles de Gaulle. Objectif de l’exercice : entraîner les opérateurs et le bâtiment à riposter, dans des conditions proches du réel, contre une menace directe sur le porte-avions.

Au sein du Central Opération, les marins concentrés ont suivi une attaque aérienne simulée par une cible, tractée par un aéronef. La cible simule un missile ennemi qu’il faut détecter, suivre avant de procéder au tir, à partir d’un lanceur SADRAL.

L’exercice s’est déroulé avec succès, le missile MISTRAL ayant été tiré aussitôt la piste détectée et identifiée comme menace. La destruction de ce missile, simulé, illustre la capacité du porte-avions à protéger son espace vital face à ce type de menace.

Le porte-avions Charles de Gaulle est équipé de 12 missiles MISTRAL, disposés sur 2 lanceurs SADRAL. Ils constituent une partie complémentaire des capacités d’autodéfense du porte-avions avec les missiles ASTER. Ensemble, et associés aux capacités de la frégate de défense antiaérienne (FDA) qui escorte le GAN, ils protègent le porte-avions sur 360° et assurent une bulle de sécurité contre toute menace surface-air.

  • Un « Linkex » ou comment le GAN conserve un lien dans les 3 dimensions

Mardi 17 mars, le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) qui escorte le GAN pendant la mission Foch s’est livré à un exercice de type « linkex » avec un avion E2C-Hawkeye du groupe aérien embarqué (GAé) à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Doté de capteurs très performants, le SNA a identifié et localisé une menace fictive en mer. En revenant à l’immersion périscopique, le sous-marin a ensuite transmis par liaison de données tactiques L11 l’information, en temps réel, à l’avion Hawkeye alors en vol dans la zone. Capable de suivre plus de 1 500 pistes et de transmettre cette information à une portée de près de 200 nautiques, le Hawkeye a joué pleinement son rôle de contrôleur en relayant les informations recueillies aux Rafale marine qui se sont ensuite rendus, depuis le porte-avions Charles de Gaulle, sur l’objectif identifié par le sous-marin. Lors de l’exercice, ce sont plus de 100 pistes qui ont été envoyées à l’E2C-Hawkeye, alors situé à 150 nautiques du SNA. Cette formidable agrégation de moyens fait du GAN un outil puissant et efficace, démultiplicateur de capacités, disposant d’une appréciation autonome de situation et d’intervention rapide, proportionnée et graduée. 

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère des armées

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