Une fin d’exercice tournée vers les déploiements futurs

Publié le 13 Décembre 2019 à 10:58

© EMA

L’exercice PEAN 19 s’est achevé le 6 décembre 2019, après deux semaines d’une intense mobilisation pour les unités rassemblées autour du porte-avions Charles de Gaulle. Equipages, groupe aérien et état-major embarqués ont suivi un programme d’entrainement opérationnel très dense, animé par un scénario réaliste, recouvrant tous les domaines de lutte, y compris les missions de haute intensité.

Placés sous les ordres du contre-amiral Marc Aussedat, commandant le groupe aéronaval, des moyens nombreux et complémentaires ont été mis en œuvre pendant PEAN 19, pour entraîner et assurer les capacités opérationnelles du GAN dans les trois domaines de lutte (au-dessus, sur et sous la surface).

Les capacités de lutte anti-aérienne et de lutte sur la surface ainsi que projection de puissance et de maitrise de l’espace aéromaritime ont été particulièrement poussées, mettant l’ensemble des bâtiments du GAN et leurs équipages à l’épreuve.

La frégate multimissions Auvergne, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, les bâtiments de commandement et ravitaillement Somme et Var, les portes-hélicoptères Tonnerre et Mistral, le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain Loire, les patrouilleurs de haute mer Commandat Bouan et Enseigne de vaisseau Jacoubet, le chasseur de mines tripartite Orion, associés à 3 bâtiments alliés (le Blas de Lezo (Espagne), l’USS Ross (Etats-Unis) et le Luigi Rizzo (Italie)) et à une trentaine d’aéronefs (Rafale marine, hélicoptères Caïman marine, Panther, Dauphin, SH60, Hawkeye et Atlantique 2) ont dû affronter une série de scenarii variés, toujours plus complexes et réalistes.

A la suite d’exercices spécialisés dans chaque domaine de lutte, le groupe aéronaval a alors été confronté à la simulation d’une crise internationale. L’action du GAN a été évaluée dans ses capacités d’analyse de renseignements, de maîtrise des espaces aéromaritimes et de projection de puissance, face à un scénario crédible, à l’intensité croissante, et aux enjeux réalistes, allant jusqu’à la réalisation d’un tir combiné de missiles de croisière fictif.

S’opposant en deux partis (red & blue), les composantes de la force se sont respectivement entrainées à contrer tous les types de menaces, en situation de haute intensité. Harcèlement aérien et naval, pression militaire étrangère et intervention en réponse à une crise aigüe ou un conflit armé, ont été encadrés au plus proche de la réalité, permettant de tester la réactivité et les capacités opérationnelles du GAN dans l’ensemble de son spectre d’emploi.

PEAN 19 a permis aux 3 300 marins et aux bâtiments déployés, dont certains ont peu l’habitude d’être engagés dans un groupe aéronaval, de s’adapter aux savoir-faire et aux tactiques en groupe constitué. Par ailleurs, l’intégration des frégates alliées a permis d’approfondir encore davantage le niveau d’interopérabilité du GAN avec nos alliés, soulignant ainsi son rôle fédérateur.

Mise en œuvre de Rafale marine F3R, emploi d’un Atlantique 2 récemment rénové au standard 6, travail en environnement dégradé (notamment cyber), sont autant de nouveaux moyens et savoir-faire que le GAN s’est approprié pendant PEAN.

Le bilan des deux semaines à la mer est positif et encourageant. Les nombreux exercices menés, le rythme intense et la mise en situation finale réaliste ont contribué à une préparation de haut niveau, « travail essentiel permettant au groupe aéronaval d’appréhender la prochaine mission en confiance et avec détermination » en a conclu le contre-amiral Aussedat.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère des armées

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