Départ imminent de l’entraînement majeur du groupe aéronaval

Publié le 21 Novembre 2019 à 15:52

© EMA

Du 25 novembre au 6 décembre 2019, la Marine nationale conduit en mer Méditerranée un entraînement majeur, baptisé PEAN 19 (Période d’Entraînement Aéronaval).

Entraînement tactique final du groupe aéronaval (GAN) avant son déploiement début 2020, PEAN19 marque la capacité du GAN à opérer pleinement dans tous les domaines de lutte anti-sous-marine, anti-surface et anti-aérienne.

Cet entraînement de haute intensité doit permettre à la France de disposer d’un GAN opérationnel apte à faire face à tous types de menaces, depuis la mer et en mer, ainsi que confirmer sa capacité à mener des opérations aéromaritimes de haut de spectre (projection de puissance et maîtrise de l’espace aéromaritime). Cette période d’entraînement aéronaval permet également de confirmer et maintenir la robustesse et la résistance des équipages et des moyens, garantissant ainsi le niveau optimal de préparation opérationnelle du GAN.

Le groupe aéronaval, composé du porte-avions Charles de Gaulle et de 11 autres bâtiments français tels que les porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et Mistral; la frégate européenne multi-missions (FREMM) Auvergne; les chasseurs de mines tripartites Orion et Capricorne; la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, les bâtiments de commandement et de ravitaillement Var et Somme; le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain Loire; les patrouilleurs de haute mer Commandant Bouan et Enseigne de vaisseau Jacoubet associera des unités alliées: Etats-Unis (destroyer USS Ross), Italie (FREMM ITS Luigi Rizzo), Espagne (frégate furtive SPS Blas de Lezo), contribuant ainsi au renforcement de la défense européenne et au maintien du haut niveau d’interopérabilité avec les Etats-Unis. La présence de ces Marines alliées déployées avec le GAN démontre à quel point l’expertise de la France en matière d’opérations aéromaritimes est reconnue et fédératrice.

Pour être en mesure de répondre au scénario réaliste de l’exercice, le GAN disposera d’un groupe aérien embarqué (GAé) complet à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Il sera composé de vingt rafales marine, un Hawkeye, deux Dauphin Pedro et un Caïman marine. Les bâtiments de l’escorte compteront deux Caïman marine (dont un italien), un hélicoptère Panther et un SH60 (espagnol). Le GAN bénéficiera du renfort d’un Atlantique 2 standard 6, nouvellement doté d’un système de combat de lutte anti-sous-marine modernisé, et d’un avion de patrouille maritime P8 américain. Parmi les Rafale marine du GAé, certains seront au récent standard F3R, les dotant de nouvelles capacités dans les domaines du renseignement, de la communication et de l'engagement au combat.

PEAN19 permet également le maintien des qualifications de l’état-major embarqué commandant le groupe aéronaval; état-major qui conduit les opérations lorsque le GAN est déployé, portant alors le nom de Task Force 473. Le contre-amiral Aussedat, commandant la force aéromaritime de réaction rapide assurera le commandement de la Task Force 473 pendant l’exercice PEAN.

Avec le groupe aéronaval, la France dispose d’un instrument stratégique unique que peu de pays possèdent, qui peut simultanément contribuer à la maîtrise des espaces aéromaritimes vitaux, à l’entretien de la capacité d’appréciation autonome de situation et à la projection de puissance, au profit de tous les milieux (mer, terre, air) dans un contexte interarmées. Mobile, modulable et endurant, le GAN offre une capacité d’action graduée, de la simple présence dissuasive à la frappe en profondeur, adaptée aux besoins des autorités politiques.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère des armées

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