MT Pascal Napoletano, Pilote au Service Vecteur Nautique des Commandos

Publié le 21 Janvier 2014 à 10:39

Après avoir bravé les dunes du désert en véhicule, il brave aujourd’hui les vagues au gré des missions ordonnées. Crédit photo : Marine nationale

Pascal Napoletano entre dans la Marine sans certitude mais pas sans conviction. « Mon père était dans la Marine italienne et me parlait sans cesse des atouts de ce métier». Alors, dès que l’occasion s’est présentée, ce dernier saute le pas. «J’étais en BEP maintenance des systèmes mécaniques mais rien ne m’attirait là dedans ». Il intègre donc la Marine en septembre 1993 et devient mécanicien. S’enchainent de longues traversées, des escales inoubliables, l’esprit d’équipage mais aussi les opérations comme au Kosovo.

Après 10 ans au sein de la Force d’Action Navale (FAN), vient le temps de la Nouvelle-Calédonie. Affecté à la base navale de Chaleix comme responsable du service hors-bord, il entrevoit un nouveau défi. « Compte tenu de mon tempérament, on me conseille de me rapprocher de la Base Fusco.»

Nouvel élan

Deux ans plus tard, le MT Pascal Napoletano arrive à Lorient. Stage parachutiste, permis poids lourd… puis vient enfin le premier déploiement à Djibouti. Il s’aguerrit physiquement et psychologiquement et n’a plus qu’une idée en tête : intégrer le Service Vecteur Nautique des Commandos (SVNC). Pour cela, il continue à se qualifier, passe des stages de conduite tout terrain et accumule les missions avec les commandos. En 2008, il rentre au commando Jaubert comme responsable des embarcations. Il se forme à l’assaut mer et à la préparation de raids nautiques. Une batterie de tests plus tard, le voilà en 2010 au SVNC. Dès son arrivée, il suit le stage de pilote d’Etraco qu’il réussit. « Le SVNC est un aboutissement pour un mécanicien car l’Etraco est une machine absolument formidable à piloter.». Après avoir bravé les dunes du désert en véhicule, il brave aujourd’hui les vagues au gré des missions ordonnées. Sur terre comme sur mer, avec la même passion et la même motivation.

Son unité : SVNC, le Service Vecteur Nautique des Commandos

SVNC... Ces quatre lettres résonnent à Lorient. Plus d’une quarantaine d’hommes constituent ce service bien particulier de la base opérationnelle des fusiliers marins et commandos. Engagé dans les plus importantes opérations maritimes, aéromaritimes ou de lutte contre la piraterie ces trente dernières années, ce service est aujourd’hui à l’aube d’un nouveau défi : l’intégration dans ses rangs du nouveau support des commandos marine, l’Ecume. Nouveau vecteur, nouveau bâtiment, nouvelles pratiques donc nouvelles formations. Toute une organisation à repenser, des doctrines d’emploi à écrire, des compétences à développer. Ces défis sont en passe d’être relevés. À l’aube de l’admission au service actif de ce nouvel équipement, plus de 90% de son effectif, composé (mécaniciens, de manœuvriers, d’électriciens, tous pilotes) est aujourd’hui prêt à basculer sur cette embarcation.

Mettre en œuvre les commandos marine ou des forces d’intervention telles que le GIGN demande professionnalisme et sang froid.

Son parcours

1993 : Engagement dans la Marine

1996 : Brevet d’Aptitudes techniques (BAT) mécanicien

1998 : Premier déploiement opérationnel au Kosovo

1999 : Affectation sur le PH Jeanne d’Arc

2004 : Arrivée au sein de la FORFUSCO

2008 : Affectation au commando Jaubert comme responsable de la drome nautique

2009 : Brevet Supérieur technique

2010 : Affectation au SVNC, stage de pilote d’ETRACO

2013 : Arrivée de l’ECUME au SVNC

 

Meilleur souvenir « Marine » :

« Difficile à dire ! ». Entre la FAN et la FORFUSCO, les rencontres et échanges d’expériences ont été nombreux et enrichissants. Je garderai néanmoins toujours en tête mes premiers pas à Arta (camp des Commandos Marine à Djibouti). Je pense également à une escale à Barletta en Italie de retour du Kosovo avec le Tourville en 1999. Etant franco-italien, j’y passais mes vacances lorsque j’étais enfant. Je me suis retrouvé à faire l’intermédiaire entre le bateau et les autorités italiennes. Je parlais le même patois qu’eux et ils ne croyaient pas que j’étais de la marine française !

Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale

 

 

 

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