Entraînements majeurs pour les bâtiments de la force d’action navale à Toulon et à Brest

Publié le 15 Décembre 2017 à 11:13

© Marine nationale

Le 12 décembre 2017, le 4e entraînement Gabian de l’année 2017 a débuté pour 9 bâtiments de surface de la Force d’action navale à Toulon. Cet entrainement se déroule conjointement, avec celui organisé sur la façade atlantique, appelé Morskoul, impliquant 12 bâtiments. L’objectif de ces 2 entraînements majeurs au large de Toulon et de Brest est de perfectionner les savoir-faire des manœuvres à la mer.

Ces manœuvres étant particulièrement poussées dans le domaine de la lutte au-dessus de la surface et du ravitaillement à la mer, les exercices se sont enchaînés à un rythme soutenu entre les postes de combat, les mises en œuvre des équipes de visite, les exercices de défense aérienne contre les menaces asymétriques et les ravitaillements à la mer.

 

Particularité en Méditerranée, deux unités marocaines de 1e rang, la FREMM Mohammed VI et la frégate Tarik Ben Zyiad, ont participé à cette édition. Ces nombreux exercices ont aussi mobilisé, outre les unités de surface, des aéronefs de l’aéronautique navale et de l’armée de l’Air.

En savoir plus sur la force d’action navale

Pour mener à bien l’ensemble des missions qui lui sont confiées, allant de la dissuasion nucléaire à la projection de forces pour résoudre une crise, en passant par le sauvetage en mer, la Marine nationale dispose de près de 10.500 marins et 90 bâtiments de combat et de soutien regroupés au sein de la force d’action navale (FAN). Certains des navires importants comme le porte-avions ou les bâtiments amphibies (BPC, TCD) agissent au sein de « groupes » :- groupe aéronaval (GAN) centré autour du porte-avions; - groupe expéditionnaire autour des BPC.  Ces groupes sont composés généralement de frégates les protégeant des menaces aériennes et sous-marines, d’un sous-marin nucléaire d’attaque, ainsi que d’un bâtiment de ravitaillement qui permet de maintenir cette force longtemps en mer. Outre cette participation des frégates à ces groupes dans leur spécialité (lutte anti-aérienne, anti-sous-marine), ces navires polyvalents peuvent également agir seuls pour préserver les intérêts nationaux sur nos espaces maritimes et participer au règlement des crises. Elles peuvent ainsi être amenées à assurer dans ce cadre le soutien d’une force d’intervention, de la protection du trafic commercial, des opérations spéciales ou des missions humanitaires. Les missions liées à  la surveillance des espaces océaniques, à la protection des ZEE, à la surveillance des pêches et plus généralement à l’application des lois et au maintien de l’ordre public en mer, sont confiées à des bâtiments dits de souveraineté (frégates de surveillance, P400,…). Ces navires, plus légèrement armés, apportent, par leur rayonnement, leur soutien aux relations internationales.

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