Le tour de l’Adriatique du Pluton

Publié le 26 Juillet 2017 à 15:59

© Marine nationale

Depuis mi-juin, le bâtiment-base de plongeurs démineurs (BBPD) Pluton est déployé en Méditerranée avec à son bord un détachement de 10 plongeurs démineurs du groupement des plongeurs démineurs (GPD) Méditerranée.

La première partie de mission a été dédiée à la coopération avec les pays bordant l’Adriatique.

Le domaine de la plongée a été le premier mis à l’honneur, avec les plongeurs démineurs slovènes. Habitués des exercices interalliés, et particulièrement aguerris, les plongeurs slovènes ont organisé deux jours d’échanges sur les procédures de déminage de plage en face de Koper (Slovénie).

La coopération s’est poursuivie avec la marine croate, sous la forme d’une patrouille commune PlutonHrvatska Kostajnica (patrouilleur type Mirna) et l’embarquement d’un officier croate.

Troisième étape du tour de l’Adriatique, le Pluton a ensuite fait escale à Bar (Monténégro). Après plusieurs échanges et démonstrations avec les plongeurs démineurs, une plongée commémorative a été réalisée sur le contre-torpilleur Dague, coulé par une mine dérivante le 24 février 1915, faisant 38 morts parmi l’équipage. Quelques mois après le chasseur de mines Lyre, une nouvelle cérémonie devant la plaque commémorative (placée à l’entrée du port de Bar) s’est tenue en présence de Mme l’ambassadrice de France au Monténégro.

La dernière étape de ce périple a conduit le Pluton en Albanie. Dotée d’une composante plongée et guerre des mines en pleine expansion, la marine albanaise a orienté la coopération dans le domaine de la plongée sur épave dans la rade de Vlora, où de nombreuses munitions historiques sont encore présentes.

 

A propos de la guerre des mines

La France possède dans le domaine de guerre des mines une expertise reconnue qui joue un rôle majeur pour la crédibilité de sa dissuasion, la sûreté de ses approvisionnements, tant dans ses approches que lors des transits, ainsi que pour sa capacité d’intervention. La guerre des mines est une capacité majeure de la Marine nationale car elle participe à l’ensemble des missions de la Marine. Les unités de guerre des mines sont chargées de la sécurisation des chenaux utilisés par les SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins) lors de leurs transits entre leur base de Brest et la haute mer. En cas de menace particularisée, elles doivent également être en mesure de maintenir l’accès à un port d’intérêt vital et se tenir prêtes à assurer le libre accès aux ports alliés. Elles ont vocation à être projetées au sein d’une force navale nationale ou interalliés lorsque les opérations se déroulent à proximité de côtes plus sensibles au risque « mines ».

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