Centre d'expertise de lutte sous la mer

Publié le 5 Juillet 2017 à 14:43

© Marine nationale

Avec l’intérêt croissant de nombreux pays à se doter de forces sous-marines, la lutte sous la mer (LSM), hyper technologique et très concurrentielle, impose une adaptation permanente et des compétences de pointe. Dans ce domaine exigeant, la Marine nationale excelle depuis de nombreuses années déjà en faisant travailler ensemble de nombreuses composantes : sous-marins, navires de guerre, aéronefs de la marine mais également météorologistes et océanographe, indispensables à l’expertise fondamentale de l’environnement.

Quatre unités de spécialistes de la lutte sous la mer composent ce bloc :

  • Le Centre d’Interprétation et de Reconnaissance Acoustique (CIRA), basé à Toulon (Var)

  • Le Centre d’Expertise de Patrouille, Surveillance et Intervention Maritime pour les avions (CENTEX PATSIMAR), basé à Lann-Bihoué (56).

  • Le Centre d’Expertise de Patrouille, Surveillance et Intervention Maritime pour les hélicoptères embarqués (CENTEX HELICO), basé à Hyères-les-palmiers (Var)

  • Le Centre d’Expertise Météorologique et Océanographique de la Marine (CENTEX METOC), basé à Brest (29).Inverser

 

Le CIRA est le centre de référence du renseignement acoustique de la Marine. Il apporte son expertise à la mer en déployant sur les unités des analystes. Lorsqu’ils sont à terre, ces experts approfondissent l’analyse des enregistrements récupérés en mer. L’unité a également une mission de formation : l’école forme toutes les « oreilles d’or » ainsi que les opérateurs sonar des unités.

Les centres d’expertise de l’aéronautique navale sont quant à eux les experts de référence dans tous les domaines tactiques et techniques impliquant la composante des hélicoptères embarqués ou la patrouille maritime. Ils sont déployés en soutien des équipages, dans les domaines du renseignement et sont également chargés de contrôler l’aptitude opérationnelle des équipages et d’instruire le retour d’expérience. Mobiles et flexibles, les avions et hélicoptères de lutte anti sous-marine peuvent passer rapidement de la chasse à l’attaque.

 

MAJOR Jean-François

Détecteur anti-sous-marins – CIRA

« En juin 2016, j’ai contribué aux opérations de recherche des boîtes noires suite au crash Egyptair. L’aide du CIRA avait été demandée pour identifier la signature acoustique des balises. »

 

 

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