Barkhane : un Atlantique 2 déployé à Niamey

Publié le 12 Mai 2017 à 12:18

© État-major des armées

Un Atlantique 2 des flottilles 21F et 23F a rejoint l’opération Barkhane le 24 avril 2017, pour un renfort temporaire sur la base aérienne projetée (BAP) de Niamey.

 
Le déploiement de cet avion de patrouille maritime en bande sahélo-saharienne (BSS) permet de renforcer les capacités ISR (intelligence, surveillance and reconnaissance) mises en œuvre sur le théâtre. La force Barkhane l’a aussitôt mis à contribution en l’engageant dans une  mission de reconnaissance dès le 27 avril.

Les ATL 2 sont engagés de façon permanente dans l’opération Chammal en Jordanie pour appuyer les forces locales dans la lutte contre Daech, l’organisation terroriste au Levant. En BSS, cet engagement temporaire vise également à assurer la sécurité des populations locales et des Français au-delà de nos frontières, toujours en appuyant les forces locales du G5 Sahel dans leur lutte contre les groupes armés terroristes (GAT).

Pour le capitaine de corvette Hubert, chef du détachement ATL 2 au Niger, dont c’est le cinquième mandat à Niamey : « Depuis le déclenchement de Serval en 2013, nous avions un détachement permanent ATL2 à Niamey jusqu’en 2014. Depuis, nous ne revenons sur cette base aérienne du Niger que pour des mandats ponctuels »

L’ATL 2 opèrera en complémentarité de tous les vecteurs de l’armée de l’air déployés : avions de chasse Mirage 2000, drones Reaper, de transport du CASA à l’A400M, de ravitaillement en vol C135-FR. Il participe ainsi à cette action conjuguée des moyens aériens destinée à fournir une capacité d’appréciation autonome de la situation sur un territoire aussi vaste que l’Europe mais aussi en offrant des capacités utiles en conduite des opérations. Missions de reconnaissance, de surveillance, voire d’appui, ou de désignation d’objectifs au sol sont autant d’actions qui vont être menées de concert par des experts du renseignement des deux armées.

Véritable poste de commandement volant, l’ATL 2 s’appuie sur un équipage constitué d’une vingtaine de marins.Composé entre autres de spécialistes de la détection et d’analystes issus des flottilles 21F et 23F, il offre à Barkhane une capacité d’échange appréciable d’informations instantanées aussi bien au profit des forces engagées au sol que des structures de commandement et de conduite dont le PCIAT (Poste de commandement interarmées de théâtre) de N’Djamena et le JFAC AFCO (Joint force Air Component Command – Commandement de la force interarmées d’Afrique centrale et de l’Ouest).

En cas de nécessité, l’ATL2 offre également une capacité de soutien aux missions de recherche et de sauvetage au combat.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Faso. Elle regroupe 4 000 militaires dont la mission consiste à appuyer les forces armées des pays partenaires dans leur action de lutte contre les groupes armés terroristes dans la BSS et favoriser une appropriation africaine de la gestion des crises.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

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