ARLEQUIN

Publié le 4 Janvier 2017 à 13:56

© Marine nationale

Sur un bâtiment de guerre, chaque porte et panneau étanche est muni d'un rectangle à six cases numérotées de 0 à 5 que les marins du bord appellent « arlequin ». Ces six chiffres correspondent en fait aux situations d'étanchéité du bâtiment qui varient en fonctions des conditions opérationnelles ou météorologiques : au mouillage ou à quai en temps de paix (stade d'alerte 5), navigation en temps de paix (stade 4), poste de veille (stade d'alerte 3), poste de mise en garde (stade d'alerte 2) ou poste de combat (stade d'alerte 1). A l'instar des feux de croisement à terre, les couleurs rouge, jaune (sur les bateaux) et vert indiquent le comportement à adopter. Rouge : la porte ou le panneau doit être fermé(e) et resté impérativement fermé(e) (stade d'alerte 1). Jaune : la porte ou le panneau doit être fermée), peut-être ouvert(e) mais doit être refermé(e) après tout passage. (stades d'alerte 2, 3 et 4). Vert (stade d'alerte 5), « organe ouvert et libre à la circulation ». De nuit, du fait de l'éclairage rouge, la lecture d'un arlequin devenant difficile, il faut se repérer grâce au système de biseaux noirs sur les chiffres 0 et 1, et au carré noir sur le chiffre 5. Autant d'indications visibles de jour comme de nuit pour garantir à un bâtiment un compartimentage optimale et vitale en cas de sinistres. Il est décidément loin le temps des calfeutrages à l'ancienne par les charpentiers de Marine, artistes en la matière !

Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale

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