Le BMPM en première ligne pour les sinistres à bord des navires

Publié le 8 Novembre 2016 à 16:24

© Marine nationale

A l’occasion du Comité Interministériel de la Mer (CIMer) du vendredi 4 novembre, le Premier ministre a annoncé la création d’une capacité nationale de renfort pour les interventions à bord des navires (CAPINAV).

Le rôle joué par le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) y est central, non seulement en tant que principal fournisseur de moyens, mais aussi pour la préparation de la réponse opérationnelle au profit du COGIC (centre opérationnel de gestion interministérielle des crises).

Instrument à la disposition des préfets maritimes lors des sinistres en mer, ou des préfets terrestres pour les navires à quai, la CAPINAV a pour objet de renforcer l'action des moyens maritimes et terrestres, en cas d'accident, de sinistre ou de catastrophe survenant à bord des navires. Elle s'appuie sur des moyens militaires et sur un renfort de capacités civiles spécialisées au niveau zonal et national.

La reconnaissance d’un savoir-faire unique

En cas de sinistre, le bataillon mobilisera en deux heures un module de quarante marins-pompiers et médecins/infirmiers urgentistes hélitreuillables et aérocordables, complété si nécessaire par des renforts sous 24h. La composition du module variera en fonction des besoins en commandement : équipes feu, médicales, risque technologique ou, à quai, dépollution.

La projection du bataillon dans le cadre de cette capacité, sur toutes les côtes françaises et en mer, contribue à l’exportation du savoir-faire unique du bataillon, composé de pompiers rompus aux crises en ville et aux feux de forêts et de marins naviguant sur les navires de la Marine nationale.

En savoir plus sur le BMPM

Pour assurer la permanence de la couverture opérationnelle imposée par sa mission de service public,  le bataillon de marins-pompiers dispose de 2 400 hommes et femmes, dont une centaine de  personnels civils, et s’appuie sur 28 implantations dont 16 centres d’incendie et de secours, répartis sur le territoire marseillais afin de permettre aux marins-pompiers d’intervenir à tout endroit de leur zone de compétence, en moins de dix minutes.

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