PM Guillaume - Atomicien sur sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE)

Publié le 20 Juillet 2016 à 11:42

© Marine nationale / JP. Pons

PARCOURS

2003 : à la sortie de l’École de Maistrance, affecté sur le patrouilleur de service public (PSP) Grèbe comme électricien.
2007 : affecté sur le patrouilleur de haute mer PM L’Her en tant que BAT électricien.
2010 : rejoint les forces sous-marines, affecté sur le SNLE Le Triomphant.
2012 : formation d’atomicien à Toulon  puis à l’école des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA) à Cherbourg et à l’école de navigation sous-marine (ENSM) à Brest.
2014 : affecté sur le Vigilant, effectue son deuxième cycle sur SNLE en tant que BS atomicien.

MEILLEUR SOUVENIR MARINE

Mon passage en grade sur le PSP Grèbe

Lors de mon passage au grade de second maître, j’ai été admis au carré officier-marinier. Sur un bâtiment, le carré est le lieu de restauration et de vie où l’on se retrouve entre marins du même grade. Traditionnellement à cette occasion, le marin « passe la trappe » qui sépare les deux carrés. J’ai réalisé à ce moment que la Marine était une vraie seconde famille, capable à la fois de me soutenir en toute situation et de me faire progresser. Aujourd’hui encore, particulièrement à bord des SNLE, la vie d’équipage est une de mes motivations pour la vie embarquée.

 

À bord de l’un des dix sous-marins français ou du porte-avions Charles de Gaulle, les atomiciens sont les spécialistes de la chaufferie nucléaire et des principales installations qui y sont liées. Officiers mariniers issus des spécialités de mécanique ou d’électricité, ces marins sont formés à Cherbourg à l’ « Ecole atomique » dans trois spécialités. A l’issue de leur formation théorique et pratique qui leur apporte la connaissance des installations et la culture de la sûreté, ces marins peuvent embarquer. Le spécialiste « Ke » gèrera la production et la distribution d’électricité, le « Kr » assurera le bon fonctionnement de la chaufferie, et le « Km » supervisera l’utilisation de la vapeur de propulsion et la production d’eau. L’atomicien évolue ensuite vers des métiers d’expert comme patron chaufferie, chimiste, instrumentiste, voire, sur sous-marin nucléaire d’attaque (SNA), ingénieur de quart.

"Le SNLE est un bateau idéal pour un électricien" assure le PM Guillaume L.. Difficile de contredire celui qui a exercé son métier pendant 7 ans dans le civil avant de rejoindre la Marine, d'abord sur les bateaux gris de la surface, puis sur les noirs, les sous-marins. De sa passion pour son métier, sa technicité, ses innombrables applications, ce premier maître a fait le moteur de son évolution dans la Marine jusqu'à devenir atomiciens sur SNLE. Il précise cependant : "au-delà de la technique, on s'engage d'abord en tant que militaire". Après plusieurs affectations en surface, dans des postes aux responsabilités aussi nombreuses que gratifiantes, il s’est engagé dans la filière atomiciens. "À mon entrée dans la Marine, je n'avais pas particulièrement d'attirance pour les sous-marins", explique-t-il. Une patrouille à bord du Triomphant lui fait découvrir ce milieu : "j'ai aimé l'aspect technique, bien sûr, la gestion des turbo-alternateurs redresseurs (TAR), des automates qui gèrent l'instrumentation de ces bateaux, mais aussi le fait que l'on fasse de la mécanique. Nous formons une équipe dont l'objectif est de résoudre n'importe quel problème pour aller au bout de la mission de dissuasion." Devenu atomicien à l'issue de plusieurs mois de formation, le premier maître Guillaume L. s'engage dans cette mission en intégrant l'équipage du Vigilant en début de cycle opérationnel. "Le fait que le cycle d'un SNLE soit planifié longtemps à l'avance permet de mieux rythmer la vie familiale." Une première période d'entraînement sur simulateur à Brest lui permet d'appréhender ses nouvelles responsabilités dans la propulsion et la production d'électricité du bateau. C'est l'occasion de commencer à travailler en équipe de quart et de s'exercer aux responsabilités de cadre qu'implique la qualification d'atomicien, avant la prise en main du SNLE à son retour de patrouille, son entretien à quai puis les essais à la mer. La dernière étape du cycle peut alors commencer : "le départ en patrouille est pour nous l'accomplissement de ces qualifications, de l'entraînement."

Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale  

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