Vol Egyptair : Point de situation au 28 mai

Publié le 28 Mai 2016 à 23:11

© Marine nationale

Les opérations de recherche menées par le patrouilleur de haute mer (PHM) EV Jacoubet depuis le 23 mai ont été rendues difficiles en raison des conditions météo dégradées. Il est intégré au dispositif international de recherche aux côtés de plusieurs moyens égyptiens, américains et français qui sont coordonnés par le Joint Rescue Coordination Center [JRCC] du Caire.

 Vol EgyptAir : Point de situation au 28 mai

Les moyens navals et aéronavals déployés sur zone par la marine sont complémentaires : les avions de patrouille maritime Falcon 50 et Atlantique 2 couvrent une large surface de recherche tandis que l’EV Jacoubet offre, en plus de sa veille et de sa permanence sur zone, une capacité de repêchage des objets repérés. A ce stade, le Falcon 50 et l’ATL2 déployés par la marine ont effectué 6 vols et ont cumulé près de 25 heures de vol au-dessus des zones de recherche.

S’agissant des débris, et sachant qu’ils peuvent flotter entre deux eaux, aucun moyen de détection - aussi performant soit-il - ne peut remplacer la veille optique. La répartition du personnel est donc revue afin de disposer d'un maximum de marins sur les extérieurs, armés de jumelles de tous types, à la recherche de débris. Tout objet à la dérive détecté est récupéré, analysé et conservé à bord. Néanmoins, la zone de recherche étant à la croisée de plusieurs rails commerciaux, de nombreux objets dérivent, rendant encore plus difficile la mission.

Aucun objet en lien avec le crash n’a encore été repêché par l’Enseigne de vaisseau Jacoubet. L'engagement de l'équipage est total et chacun espère détecter l'objet qui permettra de contribuer efficacement à l'enquête en cours.

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Le bâtiment hydrographique Laplace bientôt sur zone

Le 25 mai, le bâtiment hydrographique Laplace, qui réalisait une campagne de travaux hydrographiques aux abords des ports de St Florent et Porto Vecchio (Corse) depuis le 11 mai a reçu l’ordre de prêter son concours aux moyens présents sur la zone de recherche. Il a embarqué un détachement du Bureau Enquêtes et Analyses (BEA) et une équipe d’Alseamar, entreprise française spécialisée en acoustique sous-marine.

 Vol EgyptAir : Point de situation au 28 mai

Les enregistreurs acoustiques de la société Alseamar seront mis en œuvre par l’un des treuils et apparaux de levage qui équipent les trois bâtiments hydrographiques de la Marine nationale (Laplace, Borda et La Pérouse).

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