Dernière sortie des commandants des patrouilleurs "Athos" et "Aramis"

Publié le 6 Juin 2015 à 19:14

Dernière sortie des commandants des patrouilleurs "Athos" et "Aramis" - © Marine nationale

Vendredi 5 juin 2015 une vingtaine d’anciens commandants des patrouilleurs de surveillance de sites (PSS) "Athos" et "Aramis" se sont retrouvés pour la dernière sortie des commandants avant le transfert des patrouilleurs à la gendarmerie maritime.

C’est dans une ambiance très sympathique que se sont retrouvés les anciens commandants des PSS "Athos" et "Aramis" à la Base navale de l’Adour. Un échange convivial entre les récents commandants et leurs anciens aujourd’hui reconvertis ou, comme le vice amiral Frédéric Jubelin, chef d’état major de la Force d’action navale, encore en activité. L’amiral Jubelin a particulièrement retenu l’attention des équipages des patrouilleurs en racontant des anecdotes épiques sur sa période de commandement.

Dernière sortie des commandant des patrouilleurs "Athos" et "Aramis"

Malgré une météo capricieuse, à 13h45, le LV Clémence Raphat, actuelle commandant de l’Aramis a largué les amarres pour appareiller à 12 noeuds. Sous l’œil averti et envieux de ses anciens, elle a embouqué l’Adour pour « passer la barre » et rejoindre l’Océan.

Après quelques minutes de navigation, l’Athos, commandé par le LV Arnaud Voiry rejoignait le dispositif pour une navigation de concert et un salut symbolique entre les deux patrouilleurs. Les vaillants mousquetaires ont ainsi tiré leur révérence face au rocher de la Vierge à Biarritz puis devant la plage de la Chambre d’Amour à Anglet à la vive allure qui les caractérise !

Dernière sortie des commandant des patrouilleurs "Athos" et "Aramis"

Ils ont ensuite rejoints leur port base pour accoster à couple et faire une dernière photo de famille.

Les patrouilleurs de surveillance de site ont été acquis par la direction générale de l’armement (DGA) en 1980 et 1981 pour surveiller et blanchir la zone de tir du Centre d’Essais de lancement de missiles (CELM) de Biscarosse - aujourd’hui DGA Essais de missiles.

Construits par les chantiers de l’Esterel à Cannes, ce sont des patrouilleurs de 32 mètres avec une coque en bois. Munis de deux moteurs puissants, ils se caractérisent par leur rapidité et leur accélération.

Au départ basés à La Pallice, les patrouilleurs armés par des équipages de la marine nationale ont été installés à la base navale de l’Adour (construite en 1983) pour constituer jusqu’en 1993 la Division des Vedettes de l’Adour. La division était alors commandée par un capitaine de corvette ou lieutenant de vaisseau qui avait deux enseignes comme adjoints. L’officier en second prenait le commandement à la mer de l’Aramis et l’officier en troisième celui de l’Athos. La première année, lorsque les unités étaient encore à La Pallice et l’activité très intense, un troisième équipage était également paré pour prendre l’un ou l’autre des patrouilleurs.

A la dissolution de la Division des vedettes de l’Adour, les patrouilleurs prennent l’appellation de « patrouilleurs de surveillance des sites » (PSS). Unités de la Force d’action navale ils sont parrainés depuis 2013 par la ville de Saint Martin-Sainte Catherine dans la Creuse.

Mais l’histoire ne s’arrête pas dans le Golfe de Gascogne pour les valeureux mousquetaires. Un autre chapitre va débuter début juillet avec le transfert des patrouilleurs à la gendarmerie maritime. L’Athos et l’Aramis vont rejoindre Cherbourg pour continuer à servir en Manche et mer du Nord.

Dernière sortie des commandant des patrouilleurs "Athos" et "Aramis"

Dernière sortie des commandant des patrouilleurs "Athos" et "Aramis"

Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale

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