Polynésie française : opération de secours maritime dans l’archipel des Australes

Publié le 8 Août 2013 à 13:52

Opération de secours maritime dans l’archipel des Australes - © Marine nationale

Le 5 août 2013, les Forces armées en Polynésie française (FAPF) ont été mobilisées pour effectuer une opération de secours maritime dans l’archipel des Australes.

À 15 heures, le Maritime Rescue Coordination Center (MRCC) de Papeete a reçu l’appel d’un navire chinois victime d’une voie d’eau à soixante nautiques de Rapa, située au Sud de l’archipel des Australes, à 1170 km de Tahiti. Le Zhong Yang 26 et ses 14 membres d’équipage étaient en transit dans les eaux polynésiennes avant de retrouver leur zone de pêche hors des frontières maritimes polynésiennes.

Tous les moyens aéronautiques des FAPF ont été sollicités et près de 70 militaires ont été engagés sur l’ensemble de l’intervention. L’avion de surveillance maritime Guardian de la flottille 25F de Faa’a a été immédiatement dépêché sur place pour observer le Zhong Yang 26 couché sur le flanc et 13 membres d’équipage réfugiés sur sa coque. A son passage, il a largué à proximité du navire 2 chaînes search and rescue (SAR) constitués d’éléments nécessaires aux personnes en détresse en mer (canot gonflable, balise, radio et matériel de survie).  L’hélicoptère Dauphin N3 interministériel du détachement 35F a ensuite quitté Tahiti le jour même pour être en mesure d’hélitreuiller les marins chinois le lendemain matin, à la première heure. Un avion de transport CASA 235 de l’escadron de transport 82 « Maine » en configuration sanitaire a également décollé le lundi soir pour Raivavae afin d’assurer un soutien en kérosène au Dauphin et servir de support technique au service de Santé des armées (SSA). En raison d’une météo très défavorable avec des rafales à 80 km/h et des creux de 2 à 3 mètres, l’hélicoptère Dauphin n’a pu intervenir qu’au levé du jour, hélitreuillant cinq naufragés présents sur la coque. Une sixième personne, à la dérive, a pu être récupérée vivante, mais en état d’hypotermie. Le bilan est de six rescapés, de quatre victimes et de quatre disparus.

Au même moment, le 6 août à 11h30, un bonitier polynésien, le Tehotuiti II, a été porté disparu sur sa route entre Ahe et Fakarava dans l’archipel de Tuamotu. Le MRCC de Papeete a demandé l’intervention d’un deuxième Guardian des FAPF pour un survol de la zone. Il a permis de localiser le navire et d’assurer le relais radio entre le bonitier et le MRCC. Le bonitier était finalement en panne de batterie et s’est fait secourir par des navires présents sur place.
La parfaite coordination dans l’emploi des trois aéronefs des FAPF et le professionnalisme des  différentes équipes ont permis de réaliser une intervention rapide, indispensable dans ce type d’opération. Il s’agissait du 22ème secours maritime mise en œuvre par les FAPF depuis le début de l’année pour le Dauphin et du second pour le CASA. Grâce aux capacités de transport spécifiques dont elles disposent, les Forces armées en Polynésie française contribuent efficacement aux opérations de secours d’urgence, qui font partie de leurs principales missions.

Dans le cadre de la réorganisation du dispositif militaire outre-mer par « théâtres », les Forces armées en Polynésie française (FAPF) constituent un dispositif aéromaritime de premier plan sur le théâtre Pacifique, en coordination avec les Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC). Cette importance stratégique du dispositif des forces prépositionnées est confirmé par le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale selon lequel la France doit pouvoir rester en mesure d’assurer sa souveraineté, y compris sur ses territoires éloignés, d’intervenir  en cas de catastrophe naturelle mais également de lutter contre les menace grandissantes de la piraterie, des trafics, de la pêche illicite et de l’orpaillage illégale.

Sources : EMA    
Droits:  EMA            

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