La Gracieuse aux Antilles

Publié le 28 Avril 2015 à 13:30

© Marine nationale

La Gracieuse a appareillé le 6 mars 2015 de Dégrad des Cannes vers Fort-de-France en Martinique pour un arrêt technique majeur (ATM). Un AT a pour objectif de renouveler le potentiel du navire et de lui garantir une disponibilité opérationnelle et une pleine autonomie technique.

Accostée à Fort-de-France depuis le 9 mars, puis au bassin pour une dizaine de semaines, La Gracieuse a été allégée et désarmée de l’ensemble de ses installations « arme », « détection », « communication » et « propulsion ». Décapage de la coque, visite des réducteurs, alternateurs, cabestan et guindeau, vérification des armes / équipements de communication, rénovation des locaux Vie… Tout y passe. La Gracieuse se refait une beauté et affute ses armes avant de replonger dans son rythme opérationnel  soutenu.

Pour retrouver au plus vite la mer et reprendre leurs missions, les marins de La Gracieuse s’investissent tous pour tenir un agenda de chantier ambitieux et remettre le cap sur les opérations maritimes. Les arrêts techniques des bâtiments de la Marine sont conduits aux Antilles par trois acteurs militaires majeurs : le service de soutien de la flotte Antilles/Guyane, la base navale, le bord ; et l’industriel.

Les trente marins de La Gracieuse déployés en Martinique, s’affairent, piquent, peignent, rénovent et réparent. Le cuisinier peint, le bosco carène, le navigateur achète et les mécaniciens visitent les moteurs et installations du bord. En marge des travaux, les marins poursuivent sans relâche leur préparation opérationnelle et s’entraînent quotidiennement  pour être en mesure, dès leur retour en mer, de reprendre leurs missions.

En Guyane, les P400, épaulés par les deux vedettes côtières de surveillance maritime (VCSM) Mahury et Organabo, assurent une permanence opérationnelle à la mer. Tous luttent contre la pêche illégale qui met à mal les ressources halieutiques régionales et alimente les trafics illicites. Ils assurent également le volet maritime de l’opération Titan en sécurisant les approches maritimes lors des lancements du Centre Spatial Guyanais (CSG).

En 2014, 258 navires ont été contrôlés, 22 ont été déroutés ou détruits, 189 procès-verbaux établis en mer. Si la Guyane attire tant les pêcheurs étrangers, c’est que les eaux y sont très poissonneuses et ne souffrent pas de la surexploitation halieutique constatées dans les eaux riveraines. Cet effort, pour entretenir notre souveraineté dans nos eaux et réserver à nos pêcheurs et nos partenaires cette ressource, porte ses fruits et doit perdurer au risque de voir la vague d’illégaux se renforcer dans les eaux guyanaises.

Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale

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