Portrait de l’EV1 Erika, contrôleur de la sécurité aérienne sur la BAN de Lanvéoc-Poulmic

Publié le 6 Mars 2015 à 16:36

© Marine nationale

Agée de 27 ans, l’EV1 Erika est affectée sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic contrôleur de la Circulation Aérienne (CCA),

Quelles sont les raisons qui poussent une jeune femme originaire de l’Est de la France à s’engager dans la Marine ?

Je me destine à une carrière militaire depuis le collège. Les différents entretiens que j’ai pu avoir dans le bureau de recrutement de Besançon m’ont confortés dans mon choix. Le recruteur de la marine qui a suivi mon dossier a su me conseiller quant au choix de la spécialité en fonction de mes qualités, de mes aspirations et de ma motivation. Après l’obtention d’un bac littéraire et une année en faculté de langues étrangères appliquées pour perfectionner mon anglais, j’ai intégré l’Ecole de Maistrance en 2006.

Ce choix de carrière trouve sa justification dans mon désir d’avoir un métier hors du commun ou la routine n’a pas sa place, ou la remise en question et l’apprentissage sont permanents et ou les possibilités de diversifier ses compétences sont nombreuses.

La Marine m’a formée et m’a permis d’occuper rapidement des postes à responsabilités et cela sans tenir compte de mon âge. De même, le fait d’être une femme n’a jamais été un frein à ma progression au sein de la Marine.

Quel a été votre parcours professionnel ?

Entrée en 2006 à l’école de Maistrance, j’ai débuté ma carrière en tant qu’officier marinier contrôleur aérien. Formée au détachement Marine à l’Ecole Nationale de l’Aviation Civile, j’ai ensuite rejoint la base aéronautique navale de Lann-Bihoué en 2007 pour une première affectation de trois ans. J’y ai occupé simultanément les postes d’opérateur bureau de piste, de contrôleur sol (gestion des aéronefs lors des phases de roulage et des véhicules) et de contrôleur air (gestion des aéronefs en vol) avant d’être reçue au concours du corps des officiers spécialisés de la marine sous contrat (spécialité Contrôleur de la Circulation Aérienne (CCA)) en 2010.

Pendant un an, j’ai suivi une formation dans les différentes unités de la Marine ou est représentée cette spécialité, et j’ai été affectée à la base aéronautique navale de Hyères en tant qu’adjoint au chef de service du contrôle aérien.

Après deux ans d’affectation à terre et après avoir émis le souhait d’embarquer,  j’ai été mutée à l’été 2013 sur le porte-hélicoptères Tonnerre pour y occuper le poste de chef du service PEH (pont d’envol hangar). A bord, j’étais en charge de l’entretien du hangar et du pont d’envol et j’avais sous mes ordres les directeurs (plus connus sous le nom de « chiens jaunes ») et les manœuvriers de pont d’envol. Ces militaires sont responsables de l’exécution en toute sécurité des appontages et des décollages des hélicoptères, ainsi que de la périlleuse manœuvre de saisinage (accrochage de la machine au pont d’envol à l’aide de chaînes).

Bien que ce poste ne fasse pas partie du cursus classique d’un contrôleur aérien, cette expérience a été riche en enseignement puisque j’ai pu occuper rapidement un poste de chef de service et évoluer au sein d’un milieu qui m’était jusqu’alors inconnu.

Cette affectation d’un an s’est achevée en août 2014 par une mutation sur la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic pour y occuper à nouveau les fonctions d’adjoint au chef du contrôle aérien.

En quoi consiste votre poste actuel ?

Le service du contrôle aérien de la base aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, est composé de 32 contrôleurs aériens officiers mariniers et de 6 météorologistes-océanographes. Il est dirigé par trois officiers contrôleurs, dont je fais partie.

Dans le domaine du management, nous sommes responsables du suivi de la formation, des qualifications et de l’épanouissement professionnel du personnel. Mon expérience me permet également de promouvoir auprès des jeunes contrôleurs l’embarquement à bord des bâtiments de la Marine.

Nous sommes également les conseillers du commandant de la base aéronautique navale en matière d’infrastructures aéroportuaires (pistes, parkings, voies de circulation). Nous planifions les travaux de réfection et de construction, nécessaires au fonctionnement optimal de l’aérodrome.

Quels sont les postes envisageables pour un officier CCA ?

Un officier contrôleur est amené à occuper les fonctions d’adjoint au chef du service du contrôle aérien, ce qui est mon cas actuellement, puis de chef du contrôle aérien. Il pourra aussi briguer un poste au Centre de Contrôle et de Coordination MARitime (CCMAR) Atlantique ou Méditerranée, en état-major ou encore le poste de chef du centre de contrôle d’approche du porte-avions Charles de Gaulle.

Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale

 

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