Semper paratus

Publié le 27 Novembre 2014 à 09:53

Texte: CV Didier Piaton / Crédits photos: Sébastien Chenal/MN

Toujours prêt. En mesure de répondre à toute sollicitation sous faible préavis, le groupe aéronaval (GAN) est un formidable vecteur de puissance. Au service de la France, en temps de paix comme en temps de crise ou de guerre, la seule annonce de son appareillage constitue un signal. Sur un théâtre d’opérations interarmées, sa vocation est de précéder les forces, mais il peut également entrer en action plus tard, pour établir un rapport de force favorable et faire plier l’ennemi.

L’origine du GAN remonte aux prémices de la Grande Guerre, commémorée en cette année de centenaire. L’aviation maritime est créée dès 1910 à Fréjus, aussitôt que les techniques nouvelles permettent de donner des ailes à la mer. Le groupe aéronaval, tel que nous le connaissons aujourd’hui, prend une dimension réellement stratégique au cours de la Seconde Guerre mondiale. Depuis l’après-guerre, avec l’Arromanches et le La Fayette, puis le Foch et le Clemenceau qui peuvent mettre en œuvre les nouveaux chasseurs embarqués, la France a entretenu cette capacité aéromaritime et les savoir-faire qui lui sont indispensables.

Le GAN est aujourd’hui articulé autour du Charles de Gaulle, de son groupe aérien embarqué, de ses escorteurs (frégates et sous-marin nucléaire d’attaque) et de son ravitailleur. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité de 2013 a réaffirmé la pertinence et la plus-value opérationnelle du GAN, mises en lumière par 15 ans d’engagements militaires.

Dissuasion, grâce à la force aéronavale nucléaire ; intervention, par ses capacités offensives en mer et depuis la mer ; prévention, par ses déploiements réguliers dans les zones d’intérêt stratégique ; protection, dès son appareillage, et connaissance/anticipation grâce à ses capteurs aériens et maritimes… il joue un rôle majeur dans toutes les missions assignées aux armées.

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