Le prince des mers

Publié le 24 Novembre 2014 à 10:10

© Marine nationale

[AMIRAL] āmyr āl-bar : littéralement le «prince de la mer». Les origines du terme sont incontestablement arabes, prouvant ainsi que ces derniers ont régné un temps en maître sur les océans.

À la croisée des mondes musulman et chrétien, les Siciliens employèrent ce terme dès 1210. En France, ce mot éclot 39 ans plus tard et désigne une sorte de chef suprême des flottes, des chantiers, des arsenaux et des galères avant de désigner tout officier commandant à la mer une flotte, une escadre ou une division. Ce n’est qu’avec l’essor d’une Marine militaire moderne au XVIIème siècle que le terme « Amiral » gagne définitivement ses lettres de noblesse. « Navire ou bâtiment-amiral », ainsi composé ce mot composé désigne le bateau sur lequel un « prince de la mer » est embarqué. Dans le monde des Arts, ce terme n’a étrangement pas fait florès à l’exception d’un poème virulent de Jacques Prévert s’intitulant : L’Amiral[1]. Un « jeu verbal enragé » (dixit les spécialistes) qui égratigne certes le « prince de la mer » mais fait surtout l’apologie de la rime et de l’allitération. À noter que Jacques Prévert a du sûrement s’inspirer d’un officier général de la Marine impériale japonaise, pilote et grand chantre de la technique de l’avion-suicide : l’Amiral Arima[2]. Des pouvoirs insoupçonnés de l’Amiral à coup sûr…


[1] :      « L’amiral Larima / Larima quoi / la rime à rien / l’amiral Larima / l’amiral Rien »

[2] :      Masafumi Arima (1895-1944)

Source : Marine nationale
Crédits : Marine nationale

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