LE SAVIEZ-VOUS ?

Publié le 22 Octobre 2014 à 09:12

© Marine nationale

[ESCALE] Au grand dam des anciens et des marins trop "poètes", l’appellation « relâche opérationnelle » lui est dorénavant préférée. Les forts pouvoirs évocateurs du terme « escale » ont fini par ternir sa réputation. Quant aux origines de ce mot controversé, elles remontent au 16ème siècle. Il s’agit d’un emprunt au mot génois scala, désignant alors dans la Marine du Levant l’échelle de coupée permettant le débarquement à terre de l’équipage et des passagers. « Je retourne faire scale au port dont je suis issu ». Cette citation de l’écrivain François Rabelais (1494-1553) atteste également de son usage ancien, comme de l’expression « faire escale », désignant cette fois l’action d’accoster dans un port pour s’y approvisionner, éviter une tempête ou un ennemi impitoyable. Au XXème siècle, le terme «escale» va s’étendre au monde du transport. Les compagnies ferroviaire ou aériennes n’hésitant pas à parler d’« agent d’escale » afin de désigner leur personnel chargé d’informer, d’orienter ou d’assister un client. Quasi synonyme, le terme « étape » ne sera pourtant jamais utilisé par les « gens de mer », du fait sûrement de ses origines trop terrestres. Car l’étape (du bas latin stabula) fait d’abord référence à l’étable, le lieu où logent vaches, bœufs et cochons, avant de désigner un magasin de vivres, et par extension un lieu de repos. Lieu dans lequel des troupes en marche s’arrêtaient pour se sustenter et souvent passer la nuit. Une nouvelle preuve de la coquetterie des marins aimant décidément à se différencier de leurs "frères" terriens. 

Source : Crédits © Marine nationale 

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