MANCHEX 2014: exercice de secours maritime au large de Calais

Publié le 1 Octobre 2014 à 17:05

© Marine nationale

 
MANCHEX 2014: exercice de secours maritime au large de Calais

Les 29 et 30 septembre 2014, la préfecture maritime Manche - mer du Nord a organisé un exercice majeur au large de Calais. Le scénario d'une collision entre un ferry et un pétrolier a permis d'aborder tous les aspects de la gestion de crise en un seul exercice de deux jours : secours maritime de grande ampleur, assistance à navire en difficulté et lutte antipollution. D'importants moyens nautiques et aériens, français et internationaux, mais aussi la préfecture maritime (Equipe de gestion de crise) et les centres opérationnels (le Centre Opérationnel de la Marine (COM) Cherbourg et le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) Gris-Nez) ont été mobilisés.

MANCHEX 2014: exercice de secours maritime au large de Calais

La zone d'exercice, aux abords de Calais, présente à la fois un trafic passagers considérable vers Douvres et voit chaque année 80 000 navires de commerce transiter entre la Manche et la mer du Nord.

Le Rodin de MyFerryLink a appareillé dans la matinée du 29 septembre 2014 avec une centaine d'élèves de l’école d’infirmiers IFSI-Croix-rouge de Calais, qui jouaient le rôle des passagers. Alors qu'il traversait le dispositif de séparation du trafic du Pas-de-Calais, le Rodin a été éperonné, fictivement, par le pétrolier LSEva.

MANCHEX 2014: exercice de secours maritime au large de Calais

Le CROSS Gris-Nez a coordonné une importante opération pour prendre en charge les 54 passagers blessés –fictifs-, dont une quinzaine gravement. Le SAMU de coordination médicale maritime du Havre, et les médecins du Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) Maritime de Boulogne-sur-Mer, ont été déployés par hélicoptère Dauphin de la 35F du Touquet.

Une partie sauvetage est également venue compléter le scénario. Un passager tombé à la mer lors de la collision a en effet été retrouvé grâce à l'intervention de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) de Calais, et de leurs homologues britanniques de Douvres (Royal National Lifeboat Institution). Les deux blessés les plus gravement atteints ont été évacués directement vers un centre hospitalier par un hélicoptère Seaking de la Marine Royale belge.

Malgré une voie d'eau et des problèmes électriques, le Rodin a repris sa route et gagné le port de Calais, où les passagers ont été pris en charge par les services de secours à terre. Cette partie n'a pas été jouée, en revanche, un Centre opérationnel départemental avait été mis en place par la préfecture du Pas-de-Calais permettant, ainsi, à l'équipe de gestion de crise à Cherbourg, de jouer son rôle important d'interface dans ce type d'événement.

Le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Languedoc, basé à Boulogne a quant à lui également appareillé pour prendre en charge le pétrolier et le remorquer dans la soirée du 29 septembre 2014. Outre le remorquage physique du bâtiment, cet aspect du scénario permet à la préfecture maritime de réfléchir sur la notion de lieu refuge, c'est-à-dire évaluer les avantages et les inconvénients des différentes solutions, en fonction de la situation. En bref, faut-il laisser le navire en mer ou le remorquer vers un lieu refuge ?

Parallèlement, le LSEva, privé de propulsion, perdait une partie de sa cargaison des suites de brèches sur son avant. Le Patrouilleur de service public (PSP) Pluvier, les bâtiments-écoles Panthère et Lion, le Bâtiment de soutien de région (BSR) Elan ont participé activement sous les ordres du commandant du Centre d’expertises pratiques de lutte antipollution (CEPPOL) à bord du Bâtiment de surveillance et d’aide à la dépollution (BSAD) Alycon.

Au final, cet exercice a permis de mettre en oeuvre un spectre très large de mesures liées au dispositif du programme d’organisation des secours ORSEC Maritime, dans son niveau le plus élevé : de la gestion de l'intervention sur zone liée à un nombre important de blessés, à la réflexion  et l’anticipation stratégique, en passant par la mise en œuvre de moyens de lutte antipollution par des navires de pêche basés à Calais.

Sources : © Marine nationale                

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