La formation initiale, un socle commun

Publié le 11 Septembre 2014 à 09:39

© Marine nationale / Lisa Bessodes

ÉCOLE NAVALE : « UNE DYNAMIQUE PERMANENTE »
ÉCOLE NAVALE : TRÈS RI*
ÉCOLE NAVALE : LA FORMATION CONTINUE
LA PÉDAGOGIE «  BAILLE »*
CIN de Saint-Mandrier : « LE CIN est À LA POINTE… »
CIN de Saint-Mandrier : Les chiffres-clefs


ÉCOLE NAVALE : « UNE DYNAMIQUE PERMANENTE »

Le contre-amiral Philippe Hello est le commandant de l’École navale et du groupe-école du Poumic (ALENAV). Entretien en intégralité.

Amiral, quelles sont les nouveautés à l’École Navale pour la rentrée 2014-2015 ?

L’École navale et le groupe des écoles du Poulmic sont dans une dynamique permanente d’adaptation non seulement aux évolutions des besoins de la marine mais aussi aux exigences d’un établissement d’enseignement supérieur et de recherche.
Nous venons d’achever avec succès un cycle d’audits de toutes les formations et activités de recherche pour lesquelles nous avons obtenu la durée d’accréditation maximale. La commission des titres d’ingénieurs a notamment émis en mai dernier un avis favorable à l’accréditation pour une durée de 6 ans, de délivrer le titre d’«Ingénieur diplômé de l’École navale » après avoir examiné notre stratégie pour les années à venir. Nous allons dès la rentrée nous consacrer à la mise en œuvre de cette stratégie.
S’agissant des élèves-officiers de l’École navale, la rentrée 2014 sera marquée par la finalisation de la réforme visant à ramener le cursus de formation à 3 ans stricts sur la base du retour d’expérience de la promotion 2011 qui vient d’achever ce nouveau cycle pour la première fois en juillet 2014.


2014 verra par ailleurs se poursuivre, pour la troisième année consécutive, l’envoi des aspirants de la filière « Energie aéronautique » (ENERA) à l’École de l’Air pour un semestre. Ceci leur permet de suivre des cours avec leurs homologues de l’Armée de l’air en étant complètement intégrés à une promotion. Ils peuvent ainsi se familiariser avec un environnement interarmées qui sera présent tout au long de leur carrière de marin du ciel.
Pour les élèves des autres filières, les échanges de semestre avec les académies navales européennes, américaine et japonaise s’intensifient ; nous sommes même parvenus à relancer ces échanges avec nos camarades britanniques malgré des cursus très différents. Un élève-officier français a ouvert la voie cette année en suivant avec succès un semestre à l’université maritime civile de Southampton, expérience qui sera reconduite en 2014-2015.
Concernant les autres cursus d’officier nous initions un échange d’élève-officier sous contrat en formation dans la Royal Navy dès 2014 et nous étudions la fusion des formations des OSM choix et concours. Nous avons également créé un nouveau master avec DCI/NAVFCO centré sur le besoin d’une formation renforcée à la logistique navale pour certaines marines.
S’agissant des formations ouvertes aux civils, l’École navale et l’École Centrale de Nantes se sont associées pour créer, dès la rentrée prochaine, l’Atlantic MAster in Ship Operations and Naval Engineering (AMASONE), master international dispensé en langue anglaise. Ce master s’adresse principalement à des étudiants étrangers qui désirent parfaire leur formation en France dans les disciplines du génie maritime. Le projet AMASONE présente l’originalité d’allier la complémentarité des deux établissements qui se partageront l’enseignement scientifique mais aussi les enseignements pratiques. La formation fait une large part aux sciences expérimentales et à l’apprentissage in situ du milieu maritime comme de son environnement ce qui constitue une offre unique à ce niveau en France et en Europe.
En recherche l’innovation principale dans le domaine des sciences humaines est la création d’un poste de maître de conférence de Sorbonne Paris IV à l’Ecole navale pour l’histoire maritime. Cette démarche concrétise notre coopération étroite avec cette université prestigieuse dans le domaine de l’histoire et de la géopolitique ; la rentrée 2014 nous aurons ainsi trois docteurs respectivement en histoire, en géopolitique et en management d’organisations complexes, tous les trois spécialisés dans l’environnement maritime. L’objectif est d’améliorer l’excellence de l’enseignement en leadership, en géopolitique et en histoire mais aussi de contribuer au développement du rayonnement de la marine et du fait maritime dans les réseaux académiques.
Enfin dans le domaine des sciences exactes, l’Ecole navale est membre fondateur du pôle d’excellence « Cyberdéfense » créé en Bretagne récemment. S’appuyant sur ses compétences informatiques en milieu marin et son appartenance à la marine nationale, elle prépare la mise en place au sein de l’Institut de Recherche de l’Ecole navale (IRENAV) d’une chaire de Cyber Défense des Systèmes Navals associant des partenaires académiques et industriels.
L’École devant maintenir son système d’armes au meilleur niveau, les infrastructures de formation connaissent une dynamique récente de modernisation. Le WIFI vient d’être installé sur tout le site, l’amélioration de la couverture GSM et le passage à la 4G sont également lancés, le parc informatique a été fortement rénové. En septembre 2014 sera inauguré le campus numérique de Bretagne au sein duquel l’EN sera pleinement intégrée en tant que membre du PRES UEB1 . L’école est ainsi équipée, grâce à des financements du conseil régional, d’un télé-amphithéâtre connecté à tous nos partenaires.
Après la rénovation des installations sportives et du stand de tir en 2012-2013, les moyens nautiques font également l’objet d’importants travaux. La 4ème passerelle du simulateur de navigation sera opérationnelle à la rentrée 2014, la marina fait aussi l’objet d’un programme de rénovation (Brises-lames à l’été 2014 puis pontons et moyens de levage au printemps 2015).

Pour le commun des marins, l’École Navale ne forme que des officiers. Pourquoi cette assertion est-elle désormais fausse ?

Sur les 1 420 élèves et stagiaires formés en 2013-2014, environ un tiers est constitué de non-officiers. Ces personnels suivent principalement des formations continues au sein du cours des métiers du marin notamment pour les spécialités nautiques (navigateur-timonier, manœuvrier et guetteur sémaphorique). Comme les cours d’officiers, ces cours sont ouverts aux marines étrangères et aux administrations agissant en mer (douane, gendarmerie, SHOM, administration des affaires maritimes). De nombreux stages nautiques sont également proposés à d’autres personnels (fusiliers-marins, sous-mariniers, pilotes de port, armée de terre, DGSE, élèves de l’ENSM). Cette offre de formation n’est d’ailleurs pas nouvelle, « Les cours des métiers du marin » remplacent depuis septembre 2009 l’ «École de manœuvre et de navigation», installée au Poulmic depuis 1968 et intégrée désormais à l’EN/GEP.
En outre, l’École navale, en complément du nouveau master AMASONE, propose deux offres de formation d’étudiants civils centrées sur les problématiques maritimes : un mastère spécialisé (Bac+6) sur les énergies marines renouvelables avec l’ENSTA Bretagne, Télécom Bretagne, L’UBO et l’IFREMER, et un master recherche (M2) organisé principalement au profit des Arts et Métiers Paris Tech. En 2014, une douzaine d’étudiants civils a obtenu le diplôme de mastère spécialisé « Énergies marines renouvelables » et une dizaine celui du master recherche.
L’École navale accueille également une trentaine de doctorants pour la plupart civils. C’est donc au total une cinquantaine de civils qui étudient en permanence sur le site. A ces permanents s’ajoutent de nombreux étudiants d’établissements partenaires qui viennent pour des stages dédiés de plus courte durée dans le domaine du leadership ou du maritime (SUPELEC, HEC, Centrale Nantes, TELECOM Bretagne, IEP Rennes, ENSM…etc..). Les étudiants civils de grandes écoles partenaires suivent occasionnellement sous statut VOA un semestre de formation à l’École Navale.

Quel rôle joue concrètement l’École Navale dans la formation d’un officier ?

Pour un jeune élève-officier, quel que soit son cursus et son statut, l’Ecole navale constitue son premier contact avec la marine. Cette mission de formation initiale est primordiale à court terme pour les forces à qui nous devons délivrer des officiers subalternes immédiatement employables mais aussi à plus long terme pour l’ensemble de la marine dont certains de ces officiers seront un jour les acteurs principaux. Pour les élèves-officiers de carrière de l’Ecole navale, l’objectif est triple :

  • Attirer les meilleurs talents possibles par la notoriété de l’EN et transmettre les valeurs et l’identité de la marine à ces jeunes étudiants qui arrivent de tous les horizons sociaux et culturels.

  • Leur faire découvrir les multiples facettes de la marine et les opportunités de carrière qu’’ils y trouveront afin de concilier leurs aspirations et les besoins des quatre forces (surface, sous-marins, aéronautique navale, commandos) en assurant un processus d’accompagnement et d’orientation pour lequel trois années ne sont pas de trop.

  • Leur donner les compétences de base dont ils auront besoin tout au long de leur carrière mais aussi dans une deuxième carrière civile en gardant à l’esprit que la crédibilité du diplôme demeure plus que jamais un référencement important dans notre société. La formation prodiguée répond au besoin de polyvalence exigé d’un officier de marine, à la fois chef militaire, marin et ingénieur. Elle constitue le socle à partir duquel chaque élève-officier développera les aptitudes et l’expérience nécessaires au commandement des unités de la marine et à l’exercice de responsabilités de direction au sein du ministère de la défense.


 

Quel leitmotiv guide les instructeurs à l’École Navale ? Les marins-élèves ?

La recherche de l’excellence constitue incontestablement un leitmotiv dans leur triptyque de formation. La mer n’est pas un milieu de travail « banal» et la Marine est une armée technique qui met en œuvre des systèmes complexes et coûteux, le manque de professionnalisme se paie cash. Cet objectif d’excellence est sous-tendu par la compréhension des exigences du travail en équipe, avec des collaborateurs eux-mêmes hautement qualifiés et en autonomie car souvent durablement éloigné des structures hiérarchiques et de soutien. En résumé « l’esprit d’équipage » fait de rigueur et de méthode dans la préparation, de souplesse, d’innovation et d’autonomie dans l’exécution.
Au-delà des enseignements académiques, le but est de développer chez les élèves leur savoir-être de leader comme de collaborateur, leur capacité à communiquer et convaincre, leur combativité et leur sens du devoir. Il s’agit de leur faire appréhender rapidement toute la passion qu’ils éprouveront à exercer ce métier, mais aussi les sacrifices qu’ils devront consentir pour honorer leur engagement et réussir leurs missions.

Formation dans la Marine très standardisée dans les années 1970 et 1980, désormais elle est optimisée et individualisée. Pourquoi et surtout comment à l’École Navale ?

Le niveau technologique des unités et leur diversité conduisent à une multitude de qualifications spécifiques à entretenir y compris pour les officiers. Cela va de l’officier expert « énergie nucléaire » au pilote embarqué, en passant par le spécialiste des systèmes de combat sur frégate de défense aérienne, le commando ou le plongeur-démineur. A chaque fois, il s’agit de micro-flux, impliquant des formations individualisées.
L’École navale en amont de ces micro-filières doit nécessairement s’adapter à ces exigences : en ouvrant des cours à faibles effectifs pour certains spécialistes de la navigation et de la manœuvre ou en différentiant ses enseignements au sein d’une promotion d’élèves-officiers, en fonction de leurs futures spécialités ou de leur niveau initial (Elèves-officiers du concours interne de l’EN ou admis sur titre). Des formations à un double diplôme d’ingénieur sont également proposées à des élèves-officiers pour approfondir certaines compétences spécifiques chez nos partenaires2 au prix d’une année supplémentaire de formation.
 

Quelle place occupe l’École navale dans le dispositif de la formation de la Marine ?

L’École navale délivre un diplôme d’ingénieur aux élèves du concours externe « Grande Ecole » et un master « Milieu Maritime et Sécurité de la Navigation » destiné aux élèves étrangers ainsi qu’aux élèves-officiers français du concours interne.
La formation, théorique et pratique, comprend 6 semestres et est organisée autour des trois axes fondamentaux que sont la formation maritime, la formation militaire et humaine et la formation scientifique. Ces deux diplômes sont accessibles par VAE et l’EN propose aussi un accompagnement scolaire aux officiers devant suivre des formations scientifiques supplémentaires en cours de carrière.
L’École navale assure la formation initiale de tous les officiers ayant vocation à servir dans la marine d’active comme de réserve, de carrière ou sous contrat, officiers de marine ou spécialisés, EOPAN, VOA). Un cours additionnel spécifique pour certains officiers étrangers de DCI NAVFCO regroupe en complément plus d’une centaine d’élèves.
L’École navale assure enfin la formation continue du personnel de tous grades au sein du cours des métiers du marin et délivre des certificats, brevets ou UV accessibles aussi pour la plupart par VAE.
Ainsi l’ensemble de l’établissement constitue une grande école de la mer assez unique en Europe et dans notre pays avec un spectre de formation qui s’étend du « mousse au post-doctorant » et qui s‘appuie sur un réseau de partenaires très ouvert et pluridisciplinaire.
La diversité des étudiants, la détention de l’ensemble des savoir-faire et outils spécifiquement maritimes ainsi que la responsabilité singulière de formation des futurs cadres confèrent à l’Ecole navale un rôle singulier en tant que creuset des valeurs et de l’identité de la marine, mais aussi comme vitrine de son rayonnement.

Quels sont les impacts des efforts de rationalisation et d’optimisation pour l’École Navale ?

L’impact principal porte sur la réduction des temps de formation dans la plupart des cours. Le retour à trois ans de la formation des officiers de marine en est l’exemple le plus significatif. La gageure est désormais de ne pas densifier au-delà du raisonnable le contenu de la formation. Pour les autres cours il faut veiller à ne pas sacrifier le socle commun de connaissances qui constitue l’identité d’appartenance d’un officier à la marine.
Par ailleurs, l’Ecole navale saisit toutes les opportunités de rationalisation. On a vu que les élèves officiers se destinant à l’entretien des aéronefs suivent un semestre entier à l’Ecole de l’Air, les échanges d’enseignants se multiplient avec les écoles civiles et l’Ecole recherche toutes les opportunités pour valoriser ses activités et obtenir des ressources extra-budgétaires. Par exemple la moitié des doctorants sont financés par le privé, d’autres ministères ou des collectivités locales ; les formations au profit de tiers sont systématiquement facturées ou sujettes à contreparties pour la marine ou l’EN.
Enfin la plupart des stages « infanterie » de l’Ecole de maistrance et de l’Ecole des mousses sont conduits sur le site et placés chaque fois que possible sous l’encadrement d’élèves officiers dans une logique de formation et de connaissance réciproques, de plus la mise en œuvre et le soutien des moyens nautiques sont mutualisés avec le CIN de Brest.

Innovations pédagogiques, ouverture vers le monde extérieur… Pourquoi l’École Navale s’engage t’elle dans cette voie ?

Creuset depuis 1830 de la formation des futurs chefs de la Marine, l’École navale a su se transformer en un établissement d’enseignement supérieur réputé dans les réseaux maritimes internationaux comme au sein du tissu économique local sans pour autant négliger sa mission régalienne. Afin d’attirer des étudiants de la meilleure qualité possible pour relever le triple défi de devenir marin, officier et ingénieur, l’École navale se doit de rester attractive. A cet effet elle doit rester en phase avec les évolutions rapides de l’enseignement supérieur et maintenir son excellence au profit des enseignants-chercheurs comme des élèves. Elle permet ainsi simultanément à la marine de disposer d’un outil d’expertise scientifique et de rayonnement autonome. Enfin dans un contexte de diminution des effectifs d’élèves militaires français, il est pertinent pour l’EN de diversifier son offre de formation notamment au profit de partenaires extérieurs à la Marine dans le monde civil comme à l’international.

Quels sont les chantiers de demain pour l’École Navale ?

L’École navale s’est engagée depuis bientôt 2 ans dans une démarche qui vise à faire évoluer son statut vers celui d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Ce statut adapté aux établissements d’enseignement supérieur lui permettrait d’acquérir une personnalité morale et juridique. L’EN pourrait ainsi disposer de plus d’autonomie et de flexibilité pour consolider sa place au sein de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, développer sa stratégie d’ouverture et de valorisation de ses atouts, ainsi qu’optimiser ses ressources et son organisation »

1 Pôle de recherche et d’enseignement supérieur de l’université européenne de Bretagne qui rassemble 28 établissements d’enseignement supérieur et de recherche en Bretagne

2 SUPELEC, Ecole Centrale de Nantes, Arts et Métiers, Télécom Bretagne

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ÉCOLE NAVALE : TRÈS RI*

Le développement des relations internationales contribue à l’ouverture de l’École navale, à travers la mise en place de partenariats avec les académies navales et militaires étrangères ainsi qu’avec des universités civiles. Il s’agit d’un enjeu majeur pour l’école, dans le contexte actuel de mondialisation, et de volonté de construction d’une « Europe de la défense ».

Les actions menées concernent à la fois des élèves militaires et civils, et les cadres enseignants.
L’objectif est tout d’abord d’offrir à chaque élève-officier la possibilité d’effectuer un stage de plus ou moins longue durée à l’étranger au cours de ces trois années de formation.
En deuxième année, des échanges de semestre avec des académies navales européennes et américaine donnent l’opportunité à chaque officier, immergé au sein d’une promotion, de comprendre le fonctionnement des marines alliées, d’étudier leur culture et leur méthode d’apprentissage, et d’acquérir des bases linguistiques solides. La connaissance mutuelle de ces jeunes officiers, appelés à servir ensemble lors de futures opérations ou exercices internationaux, participe au développement primordial de l’interopérabilité des marines.

Les projets de fin d’études scientifiques en début de troisième année constituent une deuxième occasion d’évoluer en autonomie dans un autre pays, en binômes, dans des laboratoires ou des universités civiles.
En contrepartie, des élèves étrangers sont accueillis à l’École navale, que ce soit dans les cursus d’officiers, les cours de métiers du marin ou à l’institut de recherche : plus de 150 élèves d’une quinzaine de nations fréquentent ainsi chaque année le site de Lanvéoc, pour quelques jours ou plusieurs mois. L’encadrement fait également partie intégrante de l’ouverture à l’international de l’école : quatre officiers venus d’Espagne, du Royaume-Uni, d’Allemagne et des Etats-Unis participent ainsi à la formation militaire et maritime des élèves et des enseignants civils venus d’une dizaine de pays différents assurent en partie les cours de sciences et de sciences humaines. Les professeurs profitent également de projets communs ou de séminaires pour renforcer le rayonnement de l’école à l’étranger, lors de conférences dans des écoles navales partenaires ou par le biais de présentation de résultats de travaux de recherche.

* : Relations internationales

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ÉCOLE NAVALE : LA FORMATION CONTINUE

L’école navale forme, au sein du Cours des Métiers du Marin, l’ensemble des spécialités à dominante nautique de la Marine nationale : les manœuvriers, les navigateurs-timoniers et les guetteurs-sémaphoriques. Cette mission de formation recouvre trois niveaux : les Formations Élémentaires Métier MONAV (MatelOt NAVigateur-guetteur) et PONT, afin d’inculquer aux élèves les fondamentaux du métier qu’ils vont exercer à un niveau d’opérateur de base, le brevet d’aptitude technique (BAT), qui permet aux jeunes marins d’acquérir les connaissances maritimes, militaires et techniques indispensables à leurs premiers embarquements comme opérateurs et techniciens à bord des unités de la Marine nationale, et le brevet supérieur (BS) qui permet de former des techniciens supérieurs aptes à encadrer le personnel, entretenir et gérer le matériel mais surtout seconder les officiers chefs de service.

Au cours de sa carrière, un marin pourra donc être amené à faire plusieurs passages à l’École navale afin, au fur et à mesure qu’il acquiert de l’expérience dans sa spécialité, qu’il puisse accéder à des responsabilités de niveau supérieur.
La possibilité est également offerte, en parallèle de ce cursus dit parcours de carrière, de venir ponctuellement se former à une compétence particulière dans le domaine maritime lors de stages.
Exemples de stages proposés :
Embarcation Marins-Pompiers (EMBARCMARPO) : il permet aux marins-pompiers d’exercer les fonctions de patron d’embarcation en toutes circonstances dans un port ou rade foraine. Les cours dispensés permettent également aux élèves de se présenter à l’examen du permis hauturier. Ce stage d’une dizaine de jours peut également être adapté pour des unités des forces spéciales.
Pilote de port 1er degré : en partenariat avec le Grand Port Maritime du Havre, ce stage de deux semaines permet aux élèves d’apprendre à organiser le pilotage d’un navire en zone portuaire et coordonner l’emploi des moyens contribuant à la manœuvre d’un bâtiment en zone de prise en charge.
PILote d’Embarcation Rapide (PILER) : ce stage de 4 jours permet de mettre en œuvre en toute sécurité de jour comme de nuit une embarcation rapide.
Manœuvre et navigation des hydrographes : en 7 semaines, les hydrographes apprennent la mise à l’eau de matériel et la mise en œuvre des moyens nautiques des Groupes hydrographiques et Océaniques, et deviennent patron d’embarcation.
Patron d’embarcation côtier/hauturier : ce stage de 4,5 jours (ou 8 jours) permet à tout marin d’apprendre à mettre en œuvre différents moyens nautiques en zone côtière (ou hauturière) conformément aux règlements nationaux et internationaux en vigueur.
Stage manœuvre de sous-marins : en deux jours, les stagiaires, non spécialistes, apprennent à mettre en œuvre le matériel et à appliquer les règles de sécurité en vigueur sur les aires de manœuvre d’un sous-marin.

Il est également possible de venir « entretenir » ces compétences ! C’est le cas pour les officiers et officiers mariniers brevetés chef de quart embarqués qui doivent effectuer chaque année un nombre minimum d’heures de quart. Cette norme d’entretien annuel de leurs compétences est fixée par la Force d’Action Navale. Les officiers et officiers mariniers brevetés chef de quart n’ayant pas accompli un service à la mer d’une durée d’un an sur une période de cinq ans suivent obligatoirement un stage de remise à niveau des compétences professionnelles avant de reprendre l’exercice de responsabilités au sein de la chaîne fonctionnelle « conduite nautique » d’un bâtiment. Ce stage est organisé par l’École navale, deux niveaux de formation étant proposés : un stage destiné aux chefs de quart devant exercer des responsabilités de direction (commandant, commandant en second, officier de manœuvre, etc.) et un stage destiné aux officiers et officiers-mariniers devant reprendre une activité pratique de chef de quart.

Outre les formations proposées dans le domaine maritime, l’École navale propose des stages de préparation et de remise à niveau à l’intention des officiers admis par la DPMM à l’ESCAN et toute autre école scientifique externe à la marine (ENSTA Paris, Telecom Paris, IFP School, ISAE, ENSAM, …). Ces stages, assurés par les enseignants chercheurs de l’école, se déroulent sur le site de l’école et se présentent sous la forme de modules de cours et de travaux dirigés d’une ou plusieurs demi-journées. Les modules proposés traitent en particulier de mathématiques, informatique, énergétique, thermodynamique et mécanique des fluides. Dans la mesure du possible, le contenu est adapté aux demandes des auditeurs après consultations. Pour les officiers dans l’impossibilité de se déplacer, l’école met à disposition l’accès à certains des supports de cours via un portail internet dédié. Depuis la création de ce service en 2001, plus de 180 officiers ont pu en profiter et se préparer sereinement à cette nouvelle étape de formation dans leur carrière.

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LA PÉDAGOGIE «  BAILLE »*

Entretien en intégralité avec Alcino Ferreira, en charge des technologies éducatives et des pédagogies innovantes au sein de la Direction de l’Enseignement de l’École Navale et du groupe des écoles du Poulmic.


En quoi consiste exactement votre fonction ?
Mon rôle est à la foi de faire de la veille techno-pédagogique, de tenir l’École et ses enseignants informés des innovations en matière de TICE1 et d’innovation pédagogique, et d’inciter les enseignants, les enseignants-chercheurs, et les formateurs militaires à mettre en œuvre des pédagogies innovantes, et à intégrer les technologies éducatives, en facilitant leur implémentation, tant sur le plan technique que pédagogique. Je suis également le représentant de l’École Navale auprès de l’UeB, et à ce titre, membre du Learning Lab, chargé du test de matériels pédagogiques innovants et de l’évaluation des pédagogies associées.

Êtes-vous seul pour faire cela ?
Non, bien sûr. Il y a d’abord toute la Direction des Services Informatiques, qui s’assure de la mise en œuvre technique des solutions numériques, ainsi que de leur maintien en condition opérationnelle. Il y a aussi la Cellule Pédagogie, qui découvre et teste de nouvelles solutions, informe les utilisateurs, puis les accompagne dans la mise en œuvre, tant sur le plan pédagogique que technique. Enfin, elle réalise également des aides pédagogiques informatisées, sur demande des enseignants et formateurs.


Quels sont les outils numériques mis à disposition des enseignants et formateurs de l’École ?
Il y a d’abord l’ENT2. Il s’agit d’un jeu d’outils numériques performants (messagerie, agendas partagés, outils de suivi de projets, etc.) permettant à tous de travailler collaborativement, à distance, en toute sécurité. Il permet aussi de recueillir les notes des élèves, ainsi que leur opinion sur les contenus des formations, améliorant ainsi notre démarche qualité. Grâce à l’ENT, professeurs et élèves peuvent travailler de n’importe où, exactement comme s’ils étaient dans leur bureau. Par ailleurs, il y a notre plateforme LMS3. Comme beaucoup d’établissements du supérieur, nous avons choisi Moodle®. Cette plateforme permet aux enseignants et formateurs de déposer des contenus en ligne, accessibles par tous les élèves avant, durant, et après leur formation. La plateforme permet également de générer des examens blancs, afin que les élèves puissent s’auto évaluer. Elle est, en outre, un outil de travail collaboratif.

Et sur le plan du matériel ?
Nous poursuivons la modernisation de l’établissement. Une connexion Wifi est maintenant disponible sur tout le site. Nous venons de rénover l’un de nos amphithéâtres, afin d’améliorer sa connectivité. De plus, la majorité des salles de classe sont maintenant équipées de tableaux numériques tactiles et d’un système de sonorisation performant, en plus du traditionnel vidéoprojecteur. Cette année, nous avons également acquis un nouveau laboratoire multimédia de langues, en plus des trois salles d’informatique existantes. Enfin, nous avons acquis une quatrième plateforme de simulation à vue.

Une plateforme de simulation à vue, c’est quoi concrètement ?
Une partie des enseignements à la conduite du navire ont lieu à terre, dans des simulateurs en 3D. Ce sont des passerelles virtuelles, grandeur nature et très réalistes, permettant aux élèves de s’initier et de pratiquer l’art de la manœuvre d’un bâtiment, sans le moindre risque. Depuis quelques années, une partie des cours d’anglais maritime tirent également profit de ces équipements.

Je crois savoir que le département des langues est très innovant ?
Oui. Les enseignants de sciences, et les formateurs au métier de marin s’appuient depuis toujours sur des matériels innovants. Mais depuis une dizaine d’années, les enseignants du département Formation Humaine et Militaire ne sont pas en reste. Au département des langues, nous avons créé et mis en œuvre plusieurs jeux sérieux. Nous avons par exemple développé des fictions interactives, des histoires multimédia avec lesquelles les élèves doivent interagir pour résoudre une situation compliquée. Nous avons également développé et mis en œuvre, plusieurs jeux de simulation de conflit (à l’échelle tactique et stratégique) tant en présentiel (avec des plateaux de jeu), qu’à distance, à travers des outils numériques spécifiques. C’est un savoir-faire que nous avons d’ailleurs exporté auprès de nos amis du BRNC4. Par ailleurs, nous avons développé un logiciel spécifique pour l’anglais maritime, que les élèves utilisent tant en classe, avec les tableaux interactifs, qu’au laboratoire de langues.

Comment faites-vous pour encourager l’innovation ?
Nous organisons régulièrement des séminaires pour présenter des initiatives innovantes aux cadres, formateurs et enseignants de l’École. Et nous diffusons également des tutoriels-vidéo à tous les personnels formateurs et enseignants, afin de leur présenter de nouveaux outils, et de les aider à les mettre en œuvre. Par exemple, il y a peu de temps, nous avons expliqué aux enseignants comment intégrer des QRcodes à leurs supports de cours, afin de les rendre multimédia. Ainsi, les enseignants tirent parti des terminaux des élèves, selon les principes du BYOD5. Le prochain séminaire aura pour thème « enseigner avec le numérique », et il abordera l’utilisation des tablettes en classe, les outils de gestion collaborative de projets à distance, et les jeux pédagogiques. Enfin, nous avons créé une plateforme intranet consacrée à la pédagogie, afin d’y centraliser toutes les informations importantes sur le sujet, et nous utilisons les réseaux sociaux pour informer les enseignants et formateurs quand nous découvrons des outils numériques innovants. Près de 300 tweets liés à la pédagogie ont été émis cette année !

Justement. Parlons de pédagogie. Comment l’école Navale innove-t-elle dans ce domaine ?
Tous nos formateurs militaires sont conseillés et visités par des tuteurs pédagogiques, issus de la Cellule Pédagogie. En lien avec eux et avec les enseignants et enseignants-chercheurs les plus innovants, nous essayons de promouvoir les initiatives novatrices. Cette année, nous avons par exemple travaillé sur la « classe inversée » et sur les formations « hybrides ». Ce sont des paradigmes de formation qui font la part-belle à l’action, et pas seulement en cours de langues.

En quoi cela consiste-t-il ?
Il s’agit de déplacer la part transmissive de l’enseignement hors classe, afin que le temps de classe soit consacré à mettre en application des connaissances acquises. Les cours sont donc fournis sous forme papier et/ou vidéo, et vus hors temps de classe. Le temps en présentiel est lui consacré à la pratique. Plusieurs enseignants de sciences (mécanique, acoustique sous-marine), d’anglais, ainsi que des départements de formation « navire » (navigateurs, guetteurs) ont déjà mis en œuvre des cours selon ces modalités. Bien-sûr, ils ont expliqué cela à leurs pairs, lors de séminaires, afin de favoriser l’émulation.

Merci pour toutes ces informations. Le mot de la fin ?
Malgré sa longue histoire, notre école est une école moderne et innovante. La pédagogie est au cœur de nos préoccupations, parce que c’est elle qui garantit la réussite de nos actions de formation. Si nous valorisons l’utilisation de technologies conçues pour l’enseignement-apprentissage, nous n’oublions pas la raison pour laquelle nous le faisons : pour former efficacement nos élèves, afin que demain, à bord des navires de la Marine Nationale ou à terre, ils puissent accomplir la mission qui leur aura été confiée. Les technologies spécifiques pour l’apprentissage se développent à l’École Navale, au service de la pédagogie.

* : La Baille, c’est le surnom donné à l’École Navale en référence à l’un des voiliers-écoles qui accueillait les élèves-officiers à la fin du XIXème siècle.

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CIN de Saint-Mandrier : « LE CIN est À LA POINTE… »

Entretien intégral avec le CV Pierre-Jean Rémy, commandant du CIN de Saint-Mandrier. « Une école à la pointe » selon lui…

Commandant, quel rôle joue concrètement le CIN St Mandrier dans la formation d’un officier, d’un officier marinier ? ou d’un matelot ?
Le passage en école prépare chaque marin à un changement de niveau d’emploi et de responsabilités : les instructeurs ont pour objectif de transmettre les connaissances, les outils, le savoir être permettant à chacun d’atteindre les compétences visées. À ce titre, nous pouvons distinguer deux rôles majeurs : le premier consiste à donner aux jeunes recrues les connaissances de bases et les valeurs qui les transformeront en militaire et marin apte à naviguer. Pour cette étape déterminante dans la vie de ces jeunes, la direction du personnel sélectionne des officiers mariniers de grande qualité dont la pédagogie permet une mue progressive bien que rapide puisqu’elle ne dure que neuf semaines en moyenne. Le deuxième rôle consiste à transmettre le savoir-faire technico-opérationnel de nos instructeurs riches de leur expérience embarquée. La complexité de l’exercice tient à la diversité des bâtiments et des matériels que les élèves sont susceptibles de mettre en œuvre et d’entretenir durant leurs différentes affectations. Ce travail est d’ailleurs souvent mené en partenariat avec la force d’action navale dont le concours est précieux tant pour les élèves que pour les instructeurs.

Quel leitmotiv guide les instructeurs du CIN St Mandrier et les marins-élèves ?
Lorsque je prononce le discours d’accueil d’un cours, j’insiste sur l’esprit d’équipage, la cohésion, le fait que le métier de marin ne ressemble à nul autre. Si le travail individuel est une obligation, un devoir pour celui qui se prépare au métier qu’il va exercer, l’esprit d’équipage est un mode de comportement qui permettra aux plus forts d’entraîner les plus faibles et de réussir ensemble ses études. Le temps de passage en école est également celui durant lequel le socle des valeurs communes à nos marins est consolidé : la discipline, le respect mutuel, … Chanter, marcher au pas. Cette réussite n’est complète que si les instructeurs suscitent la curiosité et la réflexion. Le temps où le « maître dictait sa leçon sur l’estrade devant un parterre d’élèves muets » est passé voire dépassé. Enfin, il importe que chaque matière enseignée soit reliée à l’exercice du métier à bord car le lien à l’emploi ainsi qu’une évaluation des compétences donnent du sens à la formation. Enfin, sans que cela soit un diktat, les instructeurs développent des outils pédagogiques innovants : plus de 220 modules de formation ont été développés en s’appuyant sur les technologies d’animation à vocation pédagogique pour lesquelles le CIN de Saint-Mandrier est à la pointe.

Très standardisée dans les années 1970 et 1980, la formation dans la Marine est désormais optimisée et individualisée. Pourquoi et surtout comment au CIN ?
La formation reste standardisée, mais les standards ont évolués vers une plus grande optimisation et individualisation. Je m’explique : la formation repose sur des cours (BAT, BS, CSUP) constituant le socle de connaissance. Si nécessaire, ce socle peut être complété par des stages de qualifications qui permettent d’acquérir une plus grande expertise dans un domaine donné. Les stages d’adaptation à l’emploi préparent les individus à leur affectation immédiate.
L’individualisation de la formation c’est également pour les école , et en particulier pour le CIN de Saint-Mandrier, le suivi de la préparation à distance effectuée par chaque marin avant son intégration à un cours puis le suivi individuel de l’élève durant le temps de formation en école afin d’identifier les éventuels dispositifs de soutien à mettre en place. Pour être complet, il faut également mentionner le dispositif maintenant éprouvé de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) et le processus appelé à monter en puissance de la Validation des Compétences Acquises (VAC) qui, sans être une formation, complète le dispositif de formation de la marine. La VAE et la VAC permettent d’économiser du temps en école en valorisant l’expérience des individus : les cadres et instructeurs du CIN de Saint-Mandrier sont partie prenantes dans les jurys appelés à statuer.

Quels sont les impacts des efforts de rationalisation et d’optimisation pour le CIN ?
Le CIN participe comme toutes les unités aux efforts de rationalisation et d’optimisation. En trois années, ses effectifs ont été réduits de 13%. Ce résultat a été obtenu après une analyse approfondie de l’organisation, du fonctionnement mais aussi des cours et de la pédagogie. Cette rentrée scolaire verra la mise en place du fonctionnement basé sur les processus qui doivent permettre d’identifier les points forts et points faibles de l’école. Dans tous les cas, une grande attention est portée sur la qualité de l’enseignement qui ne doit pas subir le contrecoup des efforts qui sont les nôtres. Pour se faire, le dialogue avec les autorités de domaine de compétence est essentiel à toute démarche de rationalisation de la formation et donc du CIN.

Innovations pédagogiques, ouverture vers le monde extérieur… Pourquoi le CIN s’engage t’il dans cette voie ?
C’est la nature du marin que de s’ouvrir au monde extérieur : la mer nous y conduit. Et force est de constater que le monde extérieur peut nous enrichir pour peu que notre investissement soit entier. Ainsi la convention pentapartite (MN-NAVFCO-MDBA-THAMES-DCNS) récemment signée par le major général de la marine permettra un partage des savoirs et savoir-faire des acteurs pouvant déboucher sur des coopérations étroites. De même, le rapprochement avec l’éducation nationale et les industriels permet de concevoir les formations de demain en phase avec l’évolution des technologies et les besoins de la marine. Vous entendrez parler de la mécatronique. Enfin, les échanges avec nos marines alliées, et particulièrement l’école de Collingwood, vise à approfondir notre connaissance et à favoriser notre compréhension mutuelle.
L’ouverture vers le monde extérieur est aussi un excellent moyen de rayonnement : notre formation est de qualité, nos marins ont de grandes compétences, le faire savoir peut susciter des vocations.

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CIN de Saint-Mandrier : Les chiffres-clefs

1936: Installation de l’Ecole des Mécaniciens-Chauffeurs et Scaphandriers sur la presqu’île de Saint-Mandrier
5 écoles se succèdent sur le site de Saint-Mandrier :
Ecole des Mécaniciens-Chauffeurs et Scaphandriers
Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte
Groupe des Ecole de Mécaniciens
Groupe des Ecoles Energie de la Marine
Centre d’Instruction Naval

110 hectares et 2 sites
le Nord berceau de générations de mécaniciens auxquels se sont ajoutés les électriciens et les marins-pompiers, le Sud qui forme les marins de spécialités armes et équipements

1957 : Création du Bagad du Groupe des Ecoles de Mécaniciens de Saint-Mandrier aujourd’hui Bagad du CIN de SMD

2 drapeaux sont confiés à la garde du CIN de SMD :
   - Le drapeau des canonniers marins
   - Le drapeau de l’Ecole des Apprentis Mécaniciens de la Flotte

8 spécialités enseignées
2 634 élèves et
5 275 stagiaires accueillis en 2014
884 stagiaires de Bac Pro marine
répartis en 20 sessions
760 élèves de Formation Initiale incorporés
177 228 heures de cours dispensées par 362 instructeurs
599 permanents œuvrent au fonctionnement de l’école

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Source: Marine nationale
Droits: Marine nationale

 

 

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