La Marine célèbre les 70 ans du D-Day (articles et vidéos)

Publié le 22 Mai 2014 à 09:24

© Marine nationale

À l’occasion du 70e anniversaire du débarquement sur les plages de Normandie, la Marine nationale se mobilise pour faire découvrir ses métiers et rendre hommage aux vétérans du 1er bataillon des fusiliers marins commandos. Composé de 177 marins emmenés par le LV Kieffer, ce commando est la seule unité française ayant débarqué sur les plages de Normandie le 6 juin 1944, à Ouistreham. En mer, les Forces navales françaises libres (FNFL) étaient également présentes avec les croiseurs Montcalm et Georges Leygues.

Dans l’ombre des commémorations du D-Day

 

6 juin 2014 Ouistreham, des centaines de millions de téléspectateurs ont assisté au vibrant hommage international aux quelques 155 000 soldats débarqués et parachutés 70 ans plus tôt. Une vingtaine de chefs d’Etats étaient présents.

Un tel événement implique un dispositif de sécurité important, avec un volet maritime placé sous la responsabilité du préfet maritime Manche – mer du Nord à Cherbourg. Du 3 au 7 juin, il a mobilisé près de 1000 marins, gendarmes, douaniers et agents des affaires maritimes. Avant cela, la préfecture maritime et son centre opérationnel ont fourni un important travail de planification pour cette « véritable opération militaire », comme l’a rappelé le ministre de la Défense.

L’objectif : élaborer une image en temps réel du trafic maritime en baie de Seine en identifiant chaque embarcation ou navire détectés. L’ensemble des informations étaient rassemblées dans le système SPATIONAV, suivi cartographique qui regroupe les données radar incrémentées automatiquement et les informations plus précises apportées par les sémaphores et bâtiments patrouillant au large.

Outre le cadre réglementaire fixé par arrêté inter préfectoral, le préfet maritime disposait de moyens hauturiers et aéro-maritime (ATL2), dont la frégate Jean Bart qui assurait les fonctions de commandant tactique et dont les capacités anti-aériennes étaient également mises à profit pour le dispositif de sûreté aérienne.

Au plus près des plages, des moyens plus légers, patrouilleurs, vedettes et semi-rigides, opérant pour une bonne part tout au long de l’année en Manche, ont effectué un balai incessant pendant près de 48 heures afin de faire respecter 7 zones d’interdiction temporaires au large de 8 cérémonies officielles, étendues de la Manche au Calvados. Sans oublier le chasseur de mines Pégase, en précurseur pour sécuriser les zone de mouillage militaires devant les cérémonies, ou les moyens prépositionnés comme les plongeurs démineurs, le BSAD Argonaute ou encore l’Abeille Liberté.

Pour faciliter la coordination avec les volets terrestre et aérien, une équipe spécifique était placée au PC interministériel de Caen, sous l’autorité du préfet de région, ainsi qu’à la cellule de coordination interarmées auprès de l’Officier général de zone de défense et de sécurité ouest.

La garnison de Cherbourg sur tous les fronts

Outre la forte mobilisation pour la planification et la conduite du dispositif de sauvegarde maritime, les marins du Cotentin ont également apporté leur concours à l’autre opération de l’ombre des commémorations du D-Day : le soutien. Moyens informatiques et de communication, travaux pour réhabiliter une caserne militaire à Caen (PC interministériel), logistique, hébergement, restauration, lits de camps, montage de tentes… et même personnel de l’Ecole des fourriers pour le déjeuner des chefs d’Etats. Sans oublier la participation à des cérémonies, comme la cérémonie franco-norvégienne, les honneurs au CEMM et à son homologue américain à Cherbourg le 5 juin, la cérémonie au cimetière allemand de la Cambe…

 

 

L'équipage du La Fayette commèmore le Débarquement à New-York

L'équipage du La Fayette a célébré les 70 ans du débarquement de Normandie en direct de New-York. La frégate française au nom hautement symbolique était amarrée à proximité de la statue de la Liberté qu'une pluie de pétales de roses déversée par hélicoptères est venue saluer, pour symboliser l’amitié franco-américaine. Au cours de cette cérémonie du souvenir, des enfants présentaient les drapeaux des deux nations tandis que l'orchestre jouait les hymnes nationaux. Vingt-et-un coups de canon ont ensuite retenti dans le ciel new-yorkais.

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Une délégation des fusiliers marins de Cherbourg participe à la cérémonie Franco-Danoise du 70e anniversaire du débarquement

Le 6 juin 2014, à 9h15, une cérémonie franco-danoise commémorant le 70e anniversaire du débarquement en Normandie s’est déroulée au monument des marins danois de Sainte-Marie-du- Mont, première ville libérée de la Manche.

Cette cérémonie commémorative était placée sous la présidence de monsieur Bernard Cazeneuve, ministre français de l’intérieur et de Sa Majesté Margrethe II, reine du Danemark, accompagnés des autorités civiles et militaires françaises et danoises.

Le drapeau de la demi-brigade de fusiliers marins (DBFM) de Cherbourg et sa garde étaient présents sur les rangs à ce moment de mémoire où était présent le seul vétéran survivant de la ville de Sainte-Marie-du-Mont.

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Lien Armée-Nation : Dunkerque célèbre le 6 juin

En ce jour de commémoration en Normandie, sur les plages du nord et du détroit du Pas de Calais qui ont tant servi pour la manœuvre de déception qui a permis la réussite d'Overlord, s'est tenu en écho une cérémonie du 6 juin. Dunkerque si légitime car c'est de la réussite de la bataille du rembarquement de Dunkerque et de l'opération Dynamo, qu'a pu naître et qu'a pu se réaliser le débarquement de Normandie.

Dans un esprit de mémoire et de lien Armée Nation, les élèves de deux classes de CM2 (école de la mer de Malo les bains et l’école saint Christophe de Rosendaël) se sont réunis avec les anciens combattants.

La démarche des enfants des écoles a été pédagogique avec une découverte de la mer et de la défense (visite de la frégate anti-aérienne Jean Bart) échange et découverte historique de l'opération Overlord en classe avec des militaires et spécialistes et enfin sur le site de la plage de Malo-les-bains, point central du rembarquement, en ce jour du 70ème anniversaire du 6 juin une rencontre avec les anciens.

Dans cette rencontre, les enfants ont salué les anciens avec une adresse de souvenir et de remerciement autour du poème de Verlaine et du chant des Partisans. Ils ont ensemble ont procédé au tracé d’un grand V de la victoire sur la plage accompagné d’un lâcher de ballons blancs.

L’envol de plus de 100 pigeons a ensuite donné un élan vers la paix pour tous dans le monde. La visite guidée du Mémorial du souvenir (Musée de l’opération Dynamo) qui a suivi a encore rapproché les enfants du passé et de la mémoire glorieuse de leurs grands anciens tombés au champ d’honneur Plus de 60 anciens combattants et 50 personnes du public ont accompagné les 55 enfants.

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Mise en place du village commando le mardi 3 juin 2014

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Marche des commandos sur le pont Pegasus Bridge avec les écoliers 

Du mardi 3 au samedi 7 juin à Ouistreham, la Force des fusiliers marins et commandos marine ouvre au public un « village commando » pour y présenter ses missions et ses métiers.

Les fusiliers marins et les commandos marine organiseront et participeront aussi à des cérémonies visant notamment à rendre hommage aux vétérans du 1er bataillon des fusiliers marins commandos.


DE KIEFFER À KIEFFER - INNOVATION DANS L’ACTION

La Marine nationale sera également présente sur plusieurs points de la côte normande tout au long de la période des commémorations du 6 juin 1944.

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Autres temps forts

- Le 4 juin à 10h sur la plage de Colleville-Montgomery : cérémonie de remise du béret vert par des vétérans du commando Kieffer aux jeunes fusiliers marins

- Le 4 juin à partir de 16h, présence de Jean-Pascal Hattu (Un matin à Ouistreham, 6 juin 1944, Tallandier), Denise Beau-Lofi (Il fallait y croire, Editions du bout de la rue), Benjamin Massieu (Philippe Kieffer, chefs des commandos de la France Libre, Pierre de Taillac) et Jean-marc Tanguy (Le commando Kieffer, Albin-Michel) pour une séance de dédicaces et ventes de leurs ouvrages.

- Le 6 juin : escale de la goélette Etoile à Ouistreham pour la cérémonie internationale. Ouverture au public de 10h à 11h30 puis de 14h à 17h.

- Le 7 juin à 15h devant Arromanches : démonstration d’hélitreuillage par un EC 225 de la Marine nationale avec la SNSM, en ouverture de la Patrouille de France

En tout, plus de 800 manifestations auront lieu en Normandie sur cette période.

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La Marine prend part au dispositif de sécurité

Pour assurer la sécurité de ces événements, un dispositif militaire de 2400 hommes - dont 900 marins - sera déployé pour venir renforcer les moyens civils mis en place. Cette opération de grande ampleur se déroulera dans trois milieux : sur terre, dans les airs et en mer. Dans ce troisième milieu, le Préfet maritime de la Manche Mer du Nord coordonnera l’ensemble des moyens interministériels de l’action de l’État en mer, notamment des vedettes et patrouilleurs de la Gendarmerie maritime, des Douanes, des Affaires maritimes et de la Gendarmerie départementale. En parallèle, l’ensemble de ces moyens continuera à assumer ses missions habituelles. Le réseau des sémaphores sera également mobilisé, tout comme des moyens côtiers, hauturiers ou aéronavals de la Marine (frégates, aviso, patrouilleurs, Atlantique 2, chasseur de mines, groupement des plongeurs démineurs et leur bâtiment de base).

Le Préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord présente le rôle des moyens de la Marine au Général commandant le dispositif aérien de protection des commémorations.

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Munitions historiques, les plongeurs démineurs en alerte

 
D-Day – Munitions historiques, les plongeurs démineurs en alerte

Le groupe des plongeurs démineurs de la Manche (Cherbourg), et son bâtiment base le Vulcain sont intégrés au dispositif de sécurisation, à l’occasion des commémorations du 70èmeanniversaire du D-Day.

Les découvertes d’engins explosifs datant en grande partie de la Second Guerre mondiale sont relativement fréquentes en baie de Seine et sur le littoral. Ainsi, pour prendre en compte la fréquentation exceptionnelle de la zone, tant sur le littoral qu'en mer, les plongeurs démineurs ont été placés en alerte par le préfet maritime, en baie de Seine à bord du Vulcain.

D-Day – Munitions historiques, les plongeurs démineurs en alerte

Leur position et leur capacité à intervenir en toute autonomie depuis la mer permet de limiter le temps d'intervention et les risques en cas de découverte, et plus particulièrement tout report d'une cérémonie. Bien qu’ils neutralisent plusieurs centaines d’engins chaque année, les plongeurs démineurs ont procédé à un entraînement devant Omaha Beach le 3 juin. Le scénario a consisté à prendre en charge un engin sur la plage pour l’expertiser, le déplacer en mer, effectuer une plongée pour placer des charges explosives et enfin le neutraliser.

Tout au long de l’année la Marine nationale opère en Manche pour neutraliser les nombreuses munitions historiques découvertes en mer et sur l’estran. En 2013, les plongeurs démineurs basés à Cherbourg (GPD Manche) et les chasseurs de mines ont neutralisé 405 engins, soit l’équivalent de 20 tonnes de TNT. Les engins varient d’obus de petite taille à la mine allemande contenant 850 kg d’explosif.

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Les armées dans la sécurisation des commémorations

Agissant en étroite coopération et en coordination avec les forces de sécurité intérieure, les armées sont engagées au sein du dispositif de sécurité mis en place à l’occasion des commémorations du 70e anniversaire du débarquement de Normandie.

D-DAY

2400 militaires, dont 1200 pour l’armée de terre, 900 pour la marine nationale et 300 pour l’armée de l’air sont ainsi déployés pour compléter et renforcer le dispositif national mis en place par le gouvernement pour assurer la sécurité de la population et de la vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement qui seront présents sur les sites historiques du débarquement du 5 au 8 juin. Ce déploiement interarmées vient en renforcement des postures habituellement activés ou mises en alerte au titre de la sureté aérienne et maritime, ainsi que de la sécurité du territoire.

La composante terrestre du dispositif est constituée de 1200 hommes dédiés à l’appui à la circulation, à la surveillance aérienne et à la mise en œuvre d’un détachement d’hélicoptères.

La composante aérienne repose d’abord sur le dispositif engagé quotidiennement dans le cadre de la posture permanente de sûreté aérienne (mise en alerte d’avions de chasse et d’hélicoptères, ainsi que d’un avion ravitailleur).  A cette posture permanente, il convient de rajouter 300 hommes qui arment des moyens de circonstance dont un avion de détection et de contrôle E3F, un centre de détection et de contrôle, un radar, un dispositif de guet aérien et de protection et plusieurs détachements aériens déployés à terre.

Enfin, 900 marins sont mobilisés pour l’intervention, la surveillance, le contrôle de zone et le secours, avec notamment une demi-douzaine de bâtiments à la mer ou en alerte, des moyens de surveillance aéromaritimes, des moyens de neutralisation d’explosif (NEDEX). Ce dispositif s’appuie en partie sur la posture permanente de sauvegarde maritime, avec par exemple la participation active du réseau des sémaphores.

Les armées participent régulièrement à la sécurisation de grands événements lorsque le dispositif national déployé pour de telles occasion nécessite d’être complété avec les moyens spécifiques et l’expertise de chacune des armées. En dehors de ces grands événements, environ 2500 militaires, sont chaque jour engagés dans la protection du territoire national : un millier au titre du seul plan Vigipirate et 1500 pour les activités permanentes de protection du territoire (lutte contre les trafics en tous genres en métropole et outre-mer et postures de sureté aérienne et maritime).

D-Day
 

Cérémonie de tradition à Colleville-Montgomery

Le 4 juin 2014, dans le cadre du 70ème anniversaire du débarquement sur les plages de Normandie, une cérémonie de tradition s’est tenue à Colleville-Montgomery (14). Cette cérémonie s’est déroulée sous la présidence du préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord en présence de nombreuses autorités civiles et militaires.

Moment d’émotion pour les dix sept jeunes fusiliers marins qui se sont vu remettre leur béret vert par des vétérans du commando Kieffer. Les stagiaires de la préparation militaire marine Kieffer de Villeneuve-Saint-Georges (91) ont également assisté à cette cérémonie.

D-Day : Cérémonie de tradition à Colleville-Montgomery

 

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Les débarquements amphibies, d'hier et d'aujourd'hui 

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D-DAY Revue de presse : Le site lemonde.fr met les commandos marine à l'honneur

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Les anciens combattants mis à l'honneur dans la presse

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Les sémaphores, un maillon essentiel de la surveillance des approches maritimes 

À l’occasion des commémorations liées au 70e anniversaire du D-Day, les sémaphores jouent un rôle crucial dans la surveillance du trafic maritime et l’établissement de bulles de sécurité autour des lieux de cérémonies. Les sémaphores permanents de la baie de Seine, de Barfleur (50) à Fécamp (76), sont placés en surveillance renforcée, avec par conséquent deux personnes de quart en passerelle au lieu d’une, et toujours 24h/24h. Par ailleurs trois sémaphores temporaires sont mis en place dans la zone de Ouistreham, au plus proche de la grande cérémonie internationale du 6 juin.

Au-delà des moyens de Gendarmerie maritime et départementale en mer aux abords des cérémonies, les guetteurs sémaphoriques apportent une indéniable capacité de surveillance, d’anticipation, voire de coordination de proximité en cas d’urgence, grâce notamment à la hauteur de leurs postes.

L’objectif : participer à l’élaboration de l’image en temps réel du trafic maritime en baie de Seine, en renseignant l’identité de chaque embarcation ou navire détecté par les divers radars. Pour ce faire, les guetteurs, comme l’ensemble des acteurs du dispositif, alimentent le système SPATIONAV, véritable cartographie en temps réel de la mer, mélange de données radar incrémentées automatiquement et d’informations plus précises apportées par les guetteurs et les bâtiments patrouillant au large.

La façade maritime Manche – mer du Nord dispose de 14 sémaphores permanents qui veillent 24h/24h. Véritables passerelles de navires arrimées à la côte, les sémaphores participent à la surveillance des approches et à la sûreté du trafic maritime, à la lutte contre les pollutions et les trafics illicites, ou encore aux opérations de sauvetage. Dans ce dernier cas ils sont souvent à l’origine de l’alerte et servent de relais visuel très utile pour les CROSS.

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Le BCR Somme présent sur tous les fronts aux commémorations du D-Day

Pour le BCR Somme, les commémorations du 70ème anniversaire du débarquement de Normandie ont débuté à terre, dès le 5 juin. En effet, en escale à Portsmouth, une délégation de l’équipage a pris part aux manifestations organisées « côté britannique » lors d’une cérémonie très émouvante, présidée par Son Altesse Royale la princesse Anne, sur Clarence Pier, le front de mer situé dans l’estuaire du Solent.

Cette cérémonie, qui rassemblait tous les corps d’armées britanniques mais aussi plusieurs délégations étrangères, a été suivie d’une parade durant lequel nos marins ont défilé «comme un seul homme» avec le détachement du Commando Kieffer venu spécialement pour l’occasion afin de rendre hommage à leurs 177 aînés ayant débarqué sur les plages normandes le 6 juin 1944.

La délégation française a fièrement représenté la Marine devant des milliers de spectateurs pour une fête à la fois solennelle et très populaire.

La Somme a ensuite appareillé et quitté la base navale sous un superbe soleil, pour transiter vers les côtes normandes en Task group (TG) constitué des bâtiments amphibie britannique HMS Bulwark et du LPD néerlandais « JOHAN DE WITT », d’une frégate norvégienne, d’un chasseur de mines belge et d’un patrouilleur danois.

Au petit matin du 6 juin, la Somme s’est rendue dans l’ouest de la baie de Seine, à quelques encablures d’Utah Beach afin de réaliser une cérémonie de dépôt de gerbe en mer en hommage aux marins de l’USS Corry, destroyer américain foudroyé par un obus de 210mm tiré depuis la batterie allemande de Saint-Marcouf alors qu’il ouvrait la voie le 6 juin 1944 pour effectuer des tirs contre terre. L’équipage  de la Somme, réuni sur la plate-forme hélicoptère « bas les bonnets » a respecté une minute de silence en l’honneur du sacrifice des 26 marins péris ici même 70 ans plus tôt. [1]

La Somme a ensuite rejoint son TG dans l’est de la baie de Seine, face à Ouistreham, où tous les bâtiments ont mouillé alors que se déroulait à terre la cérémonie internationale d’hommage, regroupant une vingtaine de chefs d’État. Le BCR Somme et ses compagnons d’un jour étaient tous présents sur la ligne d’horizon.

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Cérémonie D-Day Portsmouth - Participation d’un détachement du commando Kieffer et du BCR Somme

Dans le cadre des commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement, la ville de Portsmouth a organisé une cérémonie (dite Drumhead Ceremony) sur le front de mer à Southsea le 5 juin 2014. En présence de nombreux vétérans et sous les ordres de la Princesse Anne, des détachements des trois armées, du Canada et de la France ont défilé et salué la mémoire de ceux qui ont embarqué il y a 70 ans en vue de libérer la France et l’Europe.

Un détachement du commando Kieffer avait été spécialement invité pour rappeler l’engagement des 177 hommes du commandant Philippe Kieffer, aux opérations de débarquement le 6 juin 1944 aux côtés des forces britanniques. Un détachement du Bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme était également sur les rangs et a participé au pied levé au défilé avec succès. A l’issue, la Princesse Anne s’est entretenu avec les vétérans. Elle en a profité pour saluer la délégation française menée par le consul honoraire, M. François Jean.

Après ces moments émouvants aux côtés des vétérans, le détachement Kieffer a embarqué à bord du bâtiment amphibie britannique HMS Bulwark, afin de regagner, en compagnie de la Somme, les côtes normandes et de débarquer sur la plage d’Arrommanches aux côtés des Royal Marines en vue des commémorations du lendemain.

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Le drapeau du 1er régiment de fusiliers marins présent aux cérémonies

Le drapeau du 1er Régiment de fusiliers marins est le seul drapeau militaire présent le 6 juin à Ouistreham. C’est lui qui rend les honneurs au président de la République. Premier Drapeau attribué à une unité de la Marine à la suite de la bataille de Dixmude, il est emblématique de la force maritime des fusiliers marins et commandos marine. Il s’agit du troisième Drapeau le plus décoré de France.

Le Drapeau du Régiment de fusiliers marins a été remis en 1915 par le président de la République, monsieur Raymond Poincaré, à la brigade de fusiliers marins de l’amiral Ronarc’h après son combat héroïque lors de la bataille de Dixmude. Ce Drapeau est le premier de l’histoire à avoir été attribué à une unité de la Marine. Il est le 3ème plus décoré des armées françaises.

Sur sa cravate sont fixées la fourragère aux couleurs de la Légion d’Honneur qui symbolise les six citations de la guerre 14-18, où plus de 7000 marins furent tués, blessés ou portés disparus, la fourragère de l’ordre de la libération et la fourragère aux couleurs de la Médaille Militaire qui symbolise les cinq citations de la guerre 39-45 obtenues après la bataille de Bir Hakeim, la campagne d’Italie puis la campagne de France.

Le 1er Régiment de fusiliers marins est une unité des Forces Navales Françaises Libres. Il est l’une des 18 unités militaires françaises faites Compagnon de la Libération.

Le drapeau du 1er Régiment de fusiliers marins est confié à l’école des fusiliers marins de Lorient commandée par le capitaine de vaisseau Sébastien Houël. Ce drapeau est présent tous les 6 juin, ici même, aux côtés des vétérans français du numéro 4 commando. Il représente la gloire et le sacrifice des milliers de marins qui ont servi dans des unités de fusiliers marins et sert d’emblème à tous les fusiliers marins et commandos marine engagés actuellement au service de la France.

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Reconstitution historique par l'association France 44

L'association France 44 est un groupe de reconstitution historique. Ces collectionneurs sont très attachés à la  fidélité en matière d'uniforme, d'équipement et de présentation utilisés par les commandos français.
Leur passion est vouée à la transmission de l'histoire afin de promouvoir la transmission du souvenir et perpétuer la mémoire des combattants.

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Cérémonie commémorative au cimetière allemand de la Cambe avec les marins cherbourgeois le 08 juin

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La frégate Jean Bart au cœur du D-Day

Vendredi 6 juin 2104, la frégate anti-aérienne Jean Bart était aux premières loges des cérémonies du débarquement au large des côtes normandes, non pas en tant que spectateur mais en tant que garde du corps des célébrations.

La frégate a assumé un double rôle, simultanément dans le Dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) et dans le Dispositif particulier de sauvegarde maritime (DPSM). Grâce à sa capacité de détection, ses systèmes d’armes anti-aérien et  sa capacité L16 (transmission de données), le bâtiment a tenu toute sa place dans la bulle de protection aérienne établie sous les ordres du Centre national des opérations aériennes (CNOA). Il a également assumé le contrôle tactique des moyens chargés de la protection des approches maritimes et coordonné le dispositif interministériel placé sous les ordres du Préfet maritime Manche-Mer du Nord, qui comprenait des navires et embarcations de la Marine nationale, un hélicoptère Panther embarqué, des patrouilleurs de gendarmerie maritime et des douanes ainsi qu’un détachement commando.

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[70 ans du D-Day] Commando un jour, commando toujours

Pourquoi s’est-il engagé alors qu’il avait juste 17 ans ? Pourquoi ce jeune Breton a-t-il rejoint la France Libre après l’appel d’un général alors inconnu ? À 20 ans, comment est-il parvenu à participer à la plus importante mission amphibie interarmées et interalliée de tout les temps, sous le béret vert des premiers commandos Kieffer ? Soixante-dix ans plus tard, Léon Gautier, vétéran de 92 ans, revient sur son débarquement  en Normandie, le 6 juin 1944. Il faisait parti des 177 commandos Kieffer à prendre Sword beach. Un retour émouvant sur un destin hors du commun.

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Les chefs d’état-major des marines américaine et française sur les plages du débarquement

Présents sur les plages du débarquement du 5 au 7 juin, le chef d’état-major de la marine (CEMM), l’amiral Rogel et le chief of naval operations (CNO), l’amiral Greenert, ont remonté le temps jusqu’au 6 juin 1944 pour vivre intensément les commémorations de la plus grande opération combinée de l’Histoire.

Après les honneurs officiels rendus à la préfecture maritime de Cherbourg, les entretiens bilatéraux ont permis des échanges à la fois riches et techniques concernant une coopération navale particulièrement dense. La mission Bois Belleau 2014 a en effet vu l’intégration réussie du groupe aéronaval français à un carrier strike group américain, permettant à la Marine nationale d’atteindre un niveau d’interopérabilité encore jamais atteint avec l’US Navy. Ce déplacement en Manche s’est ensuite poursuivi par une visite du chantier DCNS de construction des nouveaux SNA de type Barraccuda. La soirée du 5 juin a ensuite été consacrée au souvenir du sacrifice des marins, soldats et aviateurs alliés à Utah Beach lors d’une cérémonie nationale américaine particulièrement émouvante. Alors que le soleil se couchait sur cette longue plage du Cotentin, l’amiral Rogel a procédé, aux côtés du secrétaire d’État à la mémoire et aux anciens combattants, M. Kader Arif, à un dépôt de gerbe et à la remise de plusieurs croix de l’ordre de la Légion d’Honneur aux vétérans américains dont la présence rappelait celle de tous ceux qui ont payé de leur vie le prix de notre liberté.

Le lendemain, la délégation franco-américaine a assisté avec émotion à la cérémonie bi-nationale organisée au cimetière américain de Colleville, à laquelle ont participé les présidents Hollande et Obama. Lieu du débarquement de la 1ère armée américaine du général Bradley, plus d’un millier de GI’s perdront la vie sur Omaha Beach lors des vagues d’assaut lancées durant la matinée du 6 juin 1944.

Le CEMM et le CNO ont ensuite pu assister, aux côtés de 18 chefs d’État et de gouvernement, à la grandiose cérémonie internationale de Ouistreham, apogée des commémorations du 70ème anniversaire du D-DAY. C’est ici sur Sword Beach, la plage de Ouistreham, que les 177 Français du commando de fusiliers marins commandé par le capitaine de corvette Kieffer se sont illustrés aux côtés des 30 000 Britanniques du général Rennie pour reprendre la ville fortifiée et ses puissantes batteries aux Allemands. Dix Français du commando seront tués et une trentaine blessés, après s’être emparés du casino de Ouistreham et avoir réalisé la jonction avec les parachutistes Britanniques au niveau de Pegasus Bridge. En mémoire de cette fraternité d’armes franco-britannique, l’amiral Rogel s’était rendu auparavant, à l’invitation de l’amiral Zambellas, First Sea Lord, à bord de la frégate HMS Richmond pour un déjeuner officiel chaleureux. Le CEMM a ensuite pu rencontrer quatre vétérans du commando commandé par P. Kieffer, toujours particulièrement vaillants, au village commando monté pour l’occasion par la FORFUSCO à Ouistreham.

Le CEMM et le CNO ont conclu leur visite en assistant au festival international de musique militaire « le Tattoo de la liberté » à Caen, évènement musical d’exception qui a réuni les meilleures formations de musique militaire représentant 9 nations alliées et qui se voulait un hommage au débarquement et à la bataille de Normandie.

Au terme de sa visite officielle en France, l’amiral Greenert  a exprimé son attachement à ce lien transatlantique dont ces racines historiques anciennes servent aujourd’hui de solide fondation à une coopération très poussée entre les marines française et américaine sur l’ensemble des océans et sur les théâtres d’opérations les plus sensibles.

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Le Chef d'état major de la Marine présent au village commando

L'Amiral Rogel, Chef d'état major de la Marine était présent sur le Village Commando monté à Ouistreham à l'occasion des commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement en Normandie. 
Une manifestation intergénérationnelle qui a réunit les vétérans, les marins et les jeunes générations autour d'une histoire commune.
 

CIN Brest : le Commando Kieffer vu par l’historien Benjamin Massieu 

Le 10 juin, le commandant le Centre d’instruction naval de Brest a reçu M. Benjamin Massieu, un jeune historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale. Devant un public issu du Lycée naval, de l’École des mousses, de l’École de maistrance, et des personnalités civiles et militaires de la région brestoise, il est venu prononcer une conférence sur Philippe Kieffer, le fondateur et chef des commandos marine de la France Libre.

Le vendredi 6 juin 2014, la France a fêté le 70ème anniversaire du débarquement du 6 juin 1944. Le monde entier avait les yeux rivés sur les plages de Normandie, où se sont notamment retrouvés les chefs d’État des pays alliés et la chancelière allemande. L’historien Benjamin Massieu s’ trouvait également. Pendant les trois derniers mois, en mars, avril et mai, il a été le référent historique des cérémonies du 70ème anniversaire du débarquement en Normandie pour l’état-major. Benjamin Massieu est né en Normandie, il y a 24 ans. Dès son adolescence, il est passionné par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et tout particulièrement par celle du Débarquement et de la Bataille de Normandie. Très vite, il s’est rendu chaque année aux commémorations et a rencontré des vétérans de l’unité et la famille Kieffer. A 18 ans, il s’est lancé dans des études d’histoire à l’université de Caen. Il est professeur d’Histoire-Géographie depuis mai 2013 et parallèlement poursuit sa thèse d’Histoire, qui a pour thème : « Le Commando Kieffer – Histoire d’hommes »

En dressant le portrait de Philippe Kieffer et le parcours des 177 hommes du Commando Kieffer, M. Massieu a rappelé à travers l’histoire de cet homme au parcours atypique la bravoure des combattants pour la Liberté et a mis en exergue les valeurs de la Marine, enseignées dans les écoles militaires : honneur, valeur, patrie et discipline. A l’issue de son exposé, les auditeurs ont eu le plaisir de dialoguer avec ce brillant historien et de se faire dédicacer son dernier ouvrage intitulé : « Philippe Kieffer, Chef des commandos de la France libre ».

L’intervention de l’historien Benjamin Massieu, qui a visiblement conquis le public présent dans l’amphithéâtre Molière, clôt le cycle de conférences de la saison 2013-2014.

 

Sources : EMA / Marine nationale
Droits : Ministère de la Défense

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