POLARIS 21 – Echauffement terminé, place à la confrontation

Publié le 25 Novembre 2021 à 14:37

© Marine nationale

Depuis sept jours, les deux forces aéromaritimes de POLARIS 21 s’entraînent chacune à conduire des actions complexes et synchronisées. Cette phase de montée en puissance, ou warm-up, mobilise plus de 20 bâtiments français et étrangers et des unités de l’armée de terre et de l’armée de l’Air et de l’Espace. Dès le début de POLARIS 21, ce sont ainsi toutes les conditions d’une activité de haute intensité qui sont réunies : le nombre et la modernité des unités participantes ainsi que la mobilisation de tous les champs de conflictualité.

 

Pour la task force 473, constituée autour du groupe aéronaval et du porte-avions Charles de Gaulle, comme pour la task force 472, rassemblée autour du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre et commandée depuis la frégate de défense aérienne Forbin, l’enjeu est clair : être parvenues à s’entraîner collectivement pour être pleinement opérationnelles avant la phase d’opposition qui débute.

Près de 120 tirs contre terre, des heures de lutte anti-sous-marine, des actions de défense contre des missiles supersoniques, un tir synchronisé de missiles de croisière depuis plusieurs milieux et théâtres maritimes sans communication satellitaire, un tir de torpille anti-sous-marine en Atlantique, un tir Aster … Tous les domaines de lutte sont entraînés, permettant aux différents bâtiments français et alliés d’en assurer la direction dans un contexte de haute intensité.

Pendant cette semaine de montée en puissance, les actions les plus diverses sont répétées : lutte contre des attaques de drones, ravitaillement à la mer sous menace sous-marine et d’aéronefs adverses, conduite des opérations face à un brouillage électromagnétique ou GPS. Lors d’un exercice de traversée de détroit sous menace asymétrique, ce sont les plongeurs-démineurs de la force de déminage rapide, déployés dans la TF 473, qui interviennent sur un zodiac transformé en engin piégé.

L’entraînement est également intense pour les aéronefs, avec plus de 150 heures de vols cumulés. Les décollages d’hélicoptères et catapultages des avions du groupe aérien embarqué sur le Charles de Gaulle se multiplient. Combats aériens dans des environnements brouillés, capacité d’alerte aérienne de protection du groupe aéronaval, extension des capacités de communication des avions de guet aérien embarqué E-2C Hawkeye, récupération de pilote en territoire hostile, travail des hélicoptères de la flotte avec les différents bâtiments alliés : la liste des activités aériennes est bien remplie.

D’autres thématiques sont aussi éprouvées pour s’assurer de la pleine capacité opérationnelle des forces aéromaritimes. Ce sont par exemple les volets de transmission de données tactiques, de manœuvre logistiques complexes, du fait des élongations et des conditions météorologiques, ou encore les capacités de résilience face à une perte simulée des liaisons satellitaires.

À elle seule, l’Alsace, première des frégates multi-missions à capacité de défense aérienne renforcée (FREMM-DA), illustre cette phase de montée en puissance de POLARIS 21. Après avoir réussi un tir de missile Aster 30, elle est admise au service actif en plein exercice POLARIS 21, alors qu’elle dirige la défense anti-aérienne du porte-avions au sein du groupe aéronaval.

POLARIS incarne bien ce laboratoire d’idées tactiques, qui vient mobiliser tous les milieux et tous les champs de conflictualité. La confrontation et l’affrontement : voici ce qui attend désormais ces deux forces aéromaritimes de même poids, qui vont s’opposer dans un scénario exigeant et réaliste articulé autour d’une volonté de déni d’accès.

 

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