OPERATION BARKHANE - L’Atlantique 2 en renfort

Publié le 18 Octobre 2021 à 16:26

© EMA

L’Atlantique 2 (ATL2) est un avion de patrouille maritime de la Marine nationale conçu initialement pour la lutte anti sous-marine. Cependant, ses capacités de détection, de communication, de renseignement et d’attaque sont depuis de nombreuses années régulièrement exploitées sur terre et plus particulièrement en Bande sahélo-sahélienne (BSS). Ainsi, l’ATL2 a de nouveau rejoint ce théâtre d’opérations, qu’il avait quitté il y a quelques mois, pour renforcer le dispositif aérien sur la Base aérienne projetée (BAP) de Niamey, au profit de la Force Barkhane.

Ses capacités « Intelligence, surveillance et reconnaissance » (ISR) contribuent au dispositif de renseignement déployé en BSS. Associé aux drones REAPER et avions de chasse de l’armée de l’Air et de l’Espace, il offre une meilleure couverture du théâtre pour la collecte de renseignement. Grâce à ses nombreux capteurs, l’ATL2 permet d’élaborer précisément la situation au sol, pour appuyer les forces terrestres. Possédant une autonomie d’une dizaine d’heures, il peut couvrir une très grande zone.

Armé de bombes guidées laser, qu’il peut délivrer de façon autonome, l’ATL2 est en mesure d’appuyer la chaîne de ciblage, de la détection d’objectif jusqu’à sa destruction.

Arrivé sur la BAP de Niamey le 20 septembre 2021, cet aéronef a rempli sa première mission opérationnelle sur le théâtre en appui avec la Task Force Takuba, moins de 48 heures après son déploiement. Renfort ponctuel régulièrement engagé au Sahel, il y restera déployé pendant plusieurs mois.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 5 100 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

Sources : État-major des armées 
Droits : EMA

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