Portrait : Camille Lecointre réserviste Marine médaillée olympique

Publié le 11 Octobre 2021 à 15:38

© Marine nationale

  Camille Lecointre, médaillée olympique a bien voulu se prêter au jeu de l’interview et a répondu à trois questions sur son parcours, ses moments à Tokyo et son engagement au sein de la réserve.

Présentez-nous votre parcours ?

Je suis sportive de haut niveau en voile 470, double médaillée de bronze olympique à Rio en 2016 et Tokyo 2021. Je me suis engagée dans la Marine nationale en 2010 en tant que sportive de haut niveau de la Défense. Affectée à l'Ecole Navale, je donnais des cours de voile aux élèves officiers sur un quart temps, puis j'ai intégré le bataillon de Joinville en 2015 lors de sa réhabilitation, avec les autres sportifs de toutes les autres disciplines. 

Au bataillon de Joinville, nous nous préparons aux Jeux Olympiques, mais nous représentons également la France lors des compétitions militaires et promouvons le sport au sein des armées. 

J’ai été qualifiée pour les JO à l’été 2019, soit un an avant la compétition. Mais la COVID-19 a entrainé l’annulation des Jeux 2020. J'ai alors eu un an de plus pour me préparer sereinement. 

Cette période n’a pas été facile, car les entrainements s’enchainaient, sans l’ombre d’une compétition. Il était donc difficile de se fixer des objectifs. L’incertitude jusqu’à la dernière minute sur le maintien des JO a également été pesante.

Entre temps, mon contrat dans la Marine arrivait à son terme en 2020. J’ai donc signé un engagement à servir dans la réserve (ESR) d’un an, pour porter haut les couleurs de la Marine lors des Jeux de Tokyo.  

Quels moments vous ont le plus marquée pendant les jeux olympiques de Tokyo ?

Je n’en suis pas à mes premiers Jeux Olympiques. J’ai concouru à Londres en 2012 et à Rio en 2016 avant Tokyo. Je n’ai donc pas eu l’effet de surprise des débuts, d'autant plus qu'au sein de l'équipe de France de voile, nous ne participons pas à la cérémonie d'ouverture. Nous sommes restés dans une bulle pendant un mois. Néanmoins, le top départ de la première manche des JO reste un moment très fort. C'est toujours beaucoup de stress et de trac. Nous faisons ce jour-là une faute sur la ligne de départ, ce qui nous a valu une pénalité ! Mais nous nous sommes aussitôt remobilisées pour repartir, et nous avons rattrapé presque toute la flotte.

Le deuxième moment fort est bien évidemment celui où nous montons sur le podium avec ma co-équipière Aloïse Retornaz. C'était très solennel, on se rend compte de l'exploit à ce moment, et on savoure l’instant présent.

Qu’est-ce qui vous a poussé à poursuivre votre engagement dans la réserve opérationnelle ?

La Marine nationale m’a soutenue et accompagnée depuis plus de 10 ans. Elle m’a permis de me préparer sereinement pour les JO. La COVID ayant reporté les Jeux, je n’aurais plus été sous contrat lors de la compétition. J’ai donc signé un contrat cette fois-ci dans la réserve opérationnelle, pour garder ce lien avec l’Institution : il était important pour moi de représenter aussi la Marine lors de ma présence à Tokyo, et aller jusqu’au bout de l'histoire avec elle.

Je ne sais pas encore ce que l'avenir me réserve, mais la Marine et moi avons écrit une belle page ensemble, et je lui en serai toujours reconnaissante. 

 

 

 

 

 

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