MEDOR - Portrait du matelot Evan, embarqué à bord de la Frégate type La Fayette Aconit en Méditerranée orientale

Publié le 6 Octobre 2021 à 10:28

© EMA

Le matelot Evan a présenté ses fonctions au sein de la frégate avant de revenir sur sa formation, son parcours et sur ses expériences en opération.

Quelle est votre fonction à bord de la frégate type La Fayette Aconit ?

J’appartiens au service Lutte au-dessus de la surface (LAS) où j’opère en tant qu’équipier Détection électromagnétique (DEM). En mer, mon poste de quart est celui d’adjoint Guerre électronique (GE) au central opérations, qui est l’endroit où se conduisent les opérations au sein de la frégate.

Dans mon service, je suis chargé de réaliser la maintenance des appareils de détection du bord, notamment les radars de navigation et d’appontage ainsi que le radar V15 qui permet d’avoir une vision des activités aériennes et surface.

En tant qu’adjoint GE, j’assure la veille des différents écrans radars , mais je suis également chargé d’analyser l’activité électromagnétique autour de la frégate pour détecter les potentielles menaces. Par exemple, en cas de menace missile, notre système de détection serait mis en alerte et je préviendrais alors l’officier de quart opération. Il pourrait m’ordonner d’effectuer des tirs de leurres, dont le but est de tromper le missile en l’attirant vers eux, contribuant ainsi à assurer la défense du bâtiment.

Quel parcours avez-vous suivi avant et depuis votre engagement ? Qu’est-ce qui vous a amené à choisir la Marine nationale ?

Je suis originaire de Troyes et j’ai obtenu un Bac Pro boulangerie-pâtisserie avant de m’engager dans la Marine à 18 ans. En parallèle, je suis sapeur-pompier volontaire depuis l’âge de 16 ans, ce qui m’a d’abord orienté vers la spécialité de marin-pompier/sécurité. Pendant ma formation initiale, j’ai finalement été réorienté vers la spécialité de Matelot opérations (MOOPS).

J’ai choisi la Marine nationale afin de pouvoir voyager à travers le monde, découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures. La diversité des missions effectuées m’a également poussé à faire ce métier, afin de renforcer mon expérience professionnelle.

Après 6 semaines de formation au Pôle école Méditerranée (PEM) à Saint-Mandrier, j’ai embarqué en tant qu’artilleur à bord de la Frégate anti-aérienne (FAA) Jean Bart, en mission dans le golfe Arabo-persique, durant 2 mois et demi.

L’Aconit est votre deuxième embarquement, et vous participez pour la première fois à l’opération CHAMMAL, quelles sont vos impressions depuis votre arrivée à bord et votre départ en mission ?

Je suis très heureux d’avoir rejoint l’Aconit. Comme il s’agit de la cinquième mission consécutive en Méditerranée orientale pour le bâtiment, l’équipage connaît parfaitement le théâtre d’opération, ce qui me permet d’engranger une solide expérience opérationnelle. Celle-ci est complétée par l’autonomie qu’offre le poste d’adjoint GE, qui me permet de découvrir une nouvelle spécialité en plus de celle d’artilleur sur le Jean Bart.

La frégate Aconit et un hélicoptère Panther de la flottille 36F de la Base d’aéronautique navale de Hyères sont déployés en Méditerranée orientale, en soutien de l’opération CHAMMAL.

Le déploiement d’un bâtiment français en Méditerranée orientale relève d’une mission de présence quasi permanente des armées françaises dans une zone d’intérêt stratégique. Il permet notamment :

- D’améliorer la connaissance de la zone et contribue ainsi à une appréciation autonome de situation,

- D’affirmer l’attachement indéfectible de la France au respect du droit maritime international, notamment à la liberté de navigation,

- D’augmenter son niveau d’interopérabilité avec les marines alliées et de développer ses actions de coopération avec ses partenaires régionaux.

Sources : État-major des armées 

Droits : EMA

 

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