FAZSOI - Le Nivôse à bon port au terme d’une mission dans les TAAF

Publié le 26 Février 2021 à 16:03

© EMA

Le 17 février 2021, la frégate de surveillance Nivôse a regagné son port base du Port des Galets, après 30 jours de déploiement dans le sud de l’océan Indien.

 

7200 nautiques parcourus en un mois, des étapes inoubliables, de Juan de Nova au cratère de l’île Saint-Paul, une amplitude des températures de 35°C, et pour temps fort un rude coup porté au trafic international de stupéfiants près du Mozambique : c’est une mission de tous les contrastes qui s’achève pour le bâtiment des Forces armées dans la zone sud océan Indien (FAZSOI).

La genèse de cette cinématique est la vulnérabilité sanitaire des districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Elle a imposé une première séquence de patrouille dans le canal du Mozambique, le temps de s’assurer de l’absence du virus à bord.

C’est sur ce contretemps que le Nivôse a construit sa chance en conduisant une opération d’opportunité devant Nacala, au Mozambique, saisissant 444 kilogrammes de produits stupéfiants. Cette opération a confirmé que la « smack track », la route de l’héroïne en océan Indien, se déplace toujours plus au sud, délaissant désormais le Kenya et la Tanzanie au profit du Mozambique.

Dans le même temps, le Nivôse s’est assuré de l’absence de pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans les zones économiques exclusives des Îles Éparses, de Tromelin à Bassas da India.

La frégate Nivôse a ensuite mis le cap sur le district austral de Kerguelen. La présence de la frégate de surveillance a alors permis d’affirmer la souveraineté de la France, de dissuader et détecter toute pêche illicite. C’est dans cette perspective que le bâtiment des FAZSOI s’est ensuite dirigé vers le district de Saint-Paul et Amsterdam. Plus isolé, moins surveillé, des incursions de pêcheurs étrangers y sont jugées possibles par le Centre national de surveillance des pêches et l’administration des TAAF, garant de la protection de la riche biodiversité de ces îles volcaniques.

Le Nivôse a ensuite repris la route de son port-base de La Réunion à l’issue d’une patrouille en coopération avec les moyens aériens des garde-côtes mauriciens.

            

Les 1 700 militaires déployés aux FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Les FAZSOI constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives (ZEE) associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

 

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