Les hélicoptères « Tigre » et « Caïman » des 1er et 5ème RHC préparent les opérations de demain à bord du Mistral !

Publié le 18 Février 2021 à 11:17

© Marine nationale

Du lundi 25 janvier au vendredi 12 février 2021, six hélicoptères Tigre, Cougar et Caïman du premier et cinquième régiment d’hélicoptères de combat (1er/5ème RHC) ont « taggé[i] » sur le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Mistral durant trois semaines de qualifications à l’appontage.

 

Malgré des conditions météorologiques contraignantes, de nombreuses manœuvres aviation ont pu être réalisées, permettant de former et qualifier plusieurs pilotes de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT).

Entraînés dans toutes les conditions, ils ont ainsi apponté de jour comme par nuit sombre, simulé l’extinction d’un moteur, traité de nombreuses pannes fictives, jusqu’à l’arrivée en conditions météorologiques dégradées, nécessitant un guidage radar par les contrôleurs tactiques (CTAC) du bateau. « Notre travail, sur un guidage radar, consiste à assurer la séparation et mener les hélicoptères jusqu’à acquérir le « visuel » du bateau. Nous les guidons en cap et en altitude afin qu’ils puissent rejoindre le pont d’envol en toute sécurité », explique le premier-maître Yohann, chef CTAC du Mistral.

Ainsi, ce sont 130 heures de vol, plus de 700 « touche and go » dont 420 de nuit qui ont été réalisés, 135 percées guidées.

Outre ces qualifications, des vols plus techniques ont pu être menés, dont des vols sous jumelles à vision nocturne ou encore un vol de synthèse consistant en une pontée d’hélicoptères armés décollant en moins de deux minutes du premier au dernier, le tout en procédure « silence radio [ii]».

Ces vols de niveau supérieur permettent à l’ensemble des acteurs de se préparer à l’exercice Cormoran 2021 dont la thématique portera sur la projection d’un groupe aéromobile de la mer vers la terre, et sa récupération coordonnée. Ils s’inscrivent plus généralement dans la combativité inhérente au rôle des militaires et sont nécessaires pour répondre aux ambitions d’une marine de combat.

[i] « Taggé », ça veut dire quoi ? C’est un mot francisé issu de l’acronyme TAG, pour Touch And Go, consistant pour un hélicoptère à se poser et repartir d’une piste ou d’un pont d’envol dans le cadre d’entraînements. Mot notamment employé dans l’aéronautique militaire.

[ii] Procédure permettant d’être discret du point de vue des émissions électromagnétiques.

 

 

 

 

Vos réactions: 
Moyenne: 5 (1 vote)
Envoyer