FAPf - Reprise des visites de navires de pêche en Polynésie française

Publié le 25 Janvier 2021 à 13:41

© EMA

À l’occasion de sa mission de police des pêches (POLPECHE) pour protéger la Zone économique exclusive (ZEE) de Polynésie française et les espaces communs sous responsabilité de la Western & Central Pacific Fisheries Commission (WCPFC), le Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) Bougainville a repris les visites des navires de pêche, opérations limitées depuis le début de la crise sanitaire.

 

Ces contrôles physiques ont été réalisés avec des mesures de protection sanitaire de l’équipe de visite du Bougainville comme de l’équipage du pêcheur : distribution de masques aux marins du navire visité, décontamination du personnel et du matériel entre chaque visite. Les pêcheurs se sont montrés coopératifs, instaurant un climat de confiance et facilitant le bon déroulement des opérations. 

Sur l’ensemble de la première journée, trois « boarding » ont ainsi été effectués sur des navires de pêche étrangers à proximité de la ZEE, sans relever d’infraction majeure. Le choix de la zone et des bâtiments contrôlés a été réalisé en lien étroit avec le Centre de Fusion de l’Information Maritime (CFIM) et le Joint Rescue Centre Coordination (JRCC) de Tahiti.

La reprise des contrôles embarqués a aussi été bénéfique à l’équipage du Bougainville qui a confirmé à la fois son savoir-faire opérationnel de police des pêches et sa capacité d'adaptation à la situation sanitaire dégradée. Le retour d’expérience sera important pour garantir la pérennité des missions de POLPECHE.                          

Les 900 militaires des forces armées en Polynésie française (FAPf) constituent un dispositif interarmées prépositionné à dominante marine, qui, avec les Forces armées en Nouvelle Calédonie (FANC), a pour principale mission d’assurer la souveraineté de la France sur le « théâtre Asie Pacifique » et de positionner la France comme nation riveraine. Pouvant être renforcé ponctuellement par des éléments de métropole, il permet à la France d’intervenir en cas de catastrophe naturelle, de lutter contre les menaces grandissantes comme les trafics illégaux, d’affirmer son attachement au droit international et à la liberté de navigation, et d’animer la coopération militaire régionale avec l’ensemble des pays riverains de la zone pacifique.

 

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