DAMIER - Opération de lutte contre les mines à Brest

Publié le 17 Novembre 2020 à 14:07

© EMA

Du 2 au 13 novembre 2020, en rade de Brest, l’opération DAMIER de lutte contre les mines a été menée par 300 marins. Participant directement à la permanence de la posture de dissuasion nucléaire, L’opération DAMIER vise à assurer dans des délais contraints le libre passage des Sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE). Il s’agissait de la 59e édition de cette opération de surveillance régulière des fonds brestois.

 

Plusieurs unités spécialisées en guerre des mines ont été mobilisées durant ces deux semaines d’opération comprenant les Chasseurs de mines tripartites (CMT) Cassiopée, Céphée, Croix du sud, Sagittaire et Pégase ; les Bâtiments remorqueurs de sonars (BRS) Aldébaran et Antarès ; des éléments du Groupe de plongeurs démineurs (GPD) Atlantique et du Centre de préparation et d’analyse des opérations de guerre des mines (CPAOGM), le data center de la guerre des mines.

L’ensemble du dispositif était coordonné par l’état-major de conduite des opérations embarqué à bord du bâtiment d’expérimentation de guerre des mines Thétis.

« C’est la 59e fois que cette opération est déclenchée. Ce chiffre souligne à lui seul l’inlassable travail de surveillance des approches de Brest au profit de la Force océanique stratégique (FOST) mené par les moyens de guerre de mines et consubstantiel au maintien de notre posture de dissuasion nucléaire. Il n’y a pas un rocher, ou presque, de la rade de Brest qui ne soit dûment enregistré dans notre base de données. » explique le capitaine de vaisseau Yves-Pierre, commandant de l’opération.

Alors que la guerre des mines connaîtra dans les prochaines années une profonde mutation, avec l’avènement des drones du programme de Système de lutte antimines du futur (SLAMF), l’opération DAMIER a permis de confirmer le savoir-faire opérationnel des équipages, l’efficacité des moyens spécifiques et la pertinence des concepts de guerre des mines français.

Enfin, l’opération DAMIER a permis de réactualiser la base de données des fonds marins brestois, permettant ainsi de détecter les irrégularités, révélatrices de potentielles menaces comme des mines ou instruments d’enregistrement.

Focus sur les missions de la guerre des mines :

•           Garantir la sécurité de navigation des chenaux d’accès aux ports militaires français où circulent à Brest les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins et à Toulon le porte-avions Charles de Gaulle ;

•           Assurer le libre accès aux ports militaires et de commerce français et alliés ;

•           Neutraliser tout en gin explosif à bord des bâtiments ;

•           Sécuriser les détroits et les routes maritimes ;

•           Neutraliser tout engin explosif improvisé ou conventionnel en milieu maritime ou terrestre.

 

Sources : État-major des armées
Droits : EMA

 

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