Présentation du fanion de la compagnie de fusiliers marins Le Goffic

Publié le 12 Octobre 2020 à 10:57

© Marine nationale

Le 7 octobre 2020, une cérémonie de présentation du fanion de la compagnie de fusiliers marins le Goffic a été organisée à Cherbourg, sous la présidence du vice-amiral d’escadre Philippe Dutrieux, commandant l’arrondissement et la zone maritime de la Manche et de la mer du Nord, et en présence du contre-amiral (CA) Christophe Lucas, commandant la force maritime des fusiliers marins et commandos.

 

A cette occasion, le lieutenant de vaisseau Renaud du Coulombier, commandant la compagnie de fusiliers marins Le Goffic, a retracé l’histoire de Pierre Le Goffic. La cérémonie s’est poursuivie par une allocution du CA Christophe Lucas et par la présentation du fanion à l’unité. Après une remise de décorations, des bâchis au nouveau nom de la compagnie ont été symboliquement remis à six fusiliers marins de l’unité. La cérémonie s’est achevée par le dévoilement d’une plaque de baptême et par des démonstrations dynamiques des capacités opérationnelles de l’unité.

Les unités de fusiliers marins ont officiellement changé de noms depuis le 1er septembre 2020. Chaque unité porte désormais le nom d’un grand ancien, Compagnon de la Libération, ayant servi au sein du 1er bataillon de fusiliers marins, qui deviendra ensuite le 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM), pendant la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, la compagnie de fusiliers marins de Cherbourg a été rebaptisée compagnie de fusiliers marins Le Goffic.

Qui était Pierre Le Goffic ?

Né en 1912 à Perros-Guirec (Côtes d’Armor), il s’engage dans la Marine en 1932, comme fusilier marin. Lorsque les allemands pénètrent à Lorient, il s’échappe en emportant les décorations du drapeau du régiment de fusiliers marins gagnées lors des combats de 1914-1918. Il rejoint la France Libre dès juillet 1940 et se trouve présent aux côtés de Robert Détroyat lors de la création du 1er BFM, qui deviendra ensuite le 1er RFM. Il participera, avec un courage sans faille, à tous les combats d’Afrique du Nord, du Proche-Orient et d’Italie. Débarqué en Provence avec le 1er RFM, il est tué le 22 août 1944 en appuyant, avec son peloton de chars, une attaque d’infanterie sur la route de Toulon.
Déjà cité et décoré plusieurs fois, il est nommé, à titre posthume, compagnon de la libération et fait Chevalier de la Légion d’Honneur, avec citation.

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