SANDY COAST 20 - Sécurisation des approches maritimes, mission accomplie pour le CMT L’Aigle et ses alliés européens

Publié le 14 Septembre 2020 à 16:26

© Marine nationale

Du 31 août au 11 septembre 2020, le chasseur de mines tripartite L’Aigle a conduit le deuxième volet de l’entraînement opérationnel OTAN SANDY COAST 20 au large des côtes belges. La phase tactique de l’exercice s’est déroulée du 3 au 8 septembre.

Objectif : mettre en scène le déploiement d’une force multinationale pour permettre la libre circulation des biens et des personnes, entravée par la mise en place de mines navales au large et dans les eaux territoriales belges.

Scénario : à la suite de plusieurs attaques terroristes fictives, l’OTAN a déclenché une opération et déployé une flotte de 15 bâtiments spécialisés dans la guerre des mines. Le CMT L’Aigle représentait la Marine nationale sur cette phase de l’exercice. Employé comme un moyen complémentaire des autres chasseurs de mines, il devait s’assurer de l’absence de mines sur l’ensemble des chenaux d’accès au port de Zeebruges. Avec ses 47 marins dont 6 plongeurs démineurs, L’Aigle a enchaîné les opérations de recherche sous-marine et de neutralisation de mines dans l’environnement inhabituel que représentent les eaux belges, la nature du fond, les forts courants, la météo changeante, l’absence de base de données préalables et de connaissance de la zone pour l’équipage.

Pour le capitaine de corvette Benoît de Catuélan – commandant du chasseur de mines L’Aigle, « le chasseur de mines tripartite L’Aigle, et ses alliés de l’OTAN formant le SNMCMG1, a réalisé une série d’actions de haute intensité. Nous étions au cœur de notre métier : sonder la mer pour y chercher des mines. Cet entraînement s’est avéré très enrichissant. La chasse aux mines fait partie des domaines d’excellence de la Marine nationale. Mais comme tout professionnel, nous devons en permanence nous entraîner pour garder un haut niveau d’expertise. A ce titre, cet exercice nous a permis de nous intégrer dans une force navale et sous le commandement d’un état-major multinational et de chasser dans des conditions différentes de celles que nous rencontrons dans les eaux françaises ».

Ces interactions opérationnelles ont représenté une belle opportunité d’augmenter les capacités de la Marine et ses alliés à travailler efficacement ensemble. Elles ont permis le maintien d’une capacité commune d’intervention, capacité nécessaire pour sécuriser les approches maritimes de l’Europe, garantir la liberté de navigation et protéger les ports européens d’importance majeure.

Sandy Coast 20 a permis de mettre en lumière une nouvelle fois l’expertise de la Marine nationale et de ses alliés dans le domaine de la guerre des mines, de renforcer l’interopérabilité des unités de la Marine avec ses partenaires européens et de l’Alliance atlantique, et de souligner la capacité de la Marine et ses alliés à agir, ensemble, sur toutes les mers du monde comme aux approches de l’Europe.

2ème volet de Sandy Coast en chiffres :

85h de chasse
757 échos classifiés
52 échos identifiés
33 interventions PAP
8 interventions plongeurs
3 mines d’exercice identifiées et relevées de type OPEVAL 700
3 mines relevées pendant la phase RECOVERY

 

 

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