Maître Florian, contrôleur aérien sur la BAN de Lanvéoc-Poulmic

Publié le 30 Avril 2020 à 10:43

© Marine nationale

Le maître Florian est devenu contrôleur aérien en novembre 2013, au terme d’une formation militaire de quatre mois à l’école de Maistrance de Brest, puis un cours de spécialisation à l’ENAC (école nationale de l’aviation civile) à Toulouse pendant neuf mois. Il est aujourd’hui affecté sur la base d'aéronautique navale (BAN) de Lanvéoc-Poulmic (29).

 

Rencontre avec un marin passionné d’aéronautique, qui témoigne de son, métier et partage les raisons qui l’ont poussé à s’engager.

 

Pourquoi avoir choisi cette spécialité ?

Passionné depuis toujours d’aéronautique et ayant grandi dans un milieu maritime, j’ai voulu conjuguer ces deux facettes. Le contrôle aérien n’était pas une évidence au début, mais après avoir visité un centre de contrôle, j’ai su que c’était vers cette voie que je voulais me diriger.

 

Pouvez-vous nous expliquer votre métier ? Quel est votre rôle au sein de la Base d'aéronautique navale (BAN) de Lanvéoc?

Le métier de contrôleur aérien a pour but d’assurer par tous les temps la circulation des aéronefs en toute sécurité, depuis leur déplacement sur le parking jusqu’à leur point de retour, et la réussite des missions aériennes. Pour ce faire, nous travaillons en équipe répartie sur plusieurs postes de contrôle (vigie et approche). Chacun de ces postes dispose d’une zone de responsabilité définie, ce qui permet d’augmenter la sécurité des vols.

 

Mon rôle sur la Base d’aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic (BAN) est de gérer plusieurs espaces aériens de différentes catégories. Il est primordial dans mon métier d’être polyvalent car je ne suis pas qualifié qu’à un seul poste de contrôle.  En début de   carrière, nous sommes en formation afin d’être autonome sur chacun des postes. Aujourd’hui, je supervise la circulation au sol la gestion des véhicules ou aéronefs au sol ainsi qu’en vol et au contrôle des phases d’atterrissage et de décollage. Je suis actuellement à l’entraînement au « poste approche », c’est-à-dire que je contrôle des aéronefs sur un écran radar. Je m’occupe donc principalement d’identifier, de suivre et de guider tous les aéronefs qui évoluent dans mon espace aérien. Je ne suis jamais seul dans la tour de contrôle, l’équipe fonctionne en synergie pour pouvoir assurer un niveau de sécurité maximal.

 

Comment les missions se poursuivent-elles, même pendant la crise sanitaire actuelle?

Notre rôle est vital pour le déroulement des missions aériennes de la Marine. Nous sommes toujours présents dès qu’il y a un vol. La mission étant le maître mot, nous nous adaptons à la programmation de l’activité. Réparti en deux équipes de contrôle, et travaillant un jour sur deux, nos chefs d’équipe définissent le nombre de contrôleurs nécessaires pour la conduite des vols au jour le jour. De ce fait, le contact avec d’autres personnes est réduit au strict minimum afin d’éviter les risques de transmission du virus. Nous désinfectons nos équipements et nos postes de travail régulièrement et portons un masque si les mesures de distanciation ne peuvent pas être maintenues. En appliquant scrupuleusement ces règles, nous pouvons continuer de fournir nos services aux flottilles et escadrilles de la BAN Lanvéoc.

 

En savoir plus sur le métier de contrôleur aérien sur etremarin.fr

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