Le Capricorne en opération de guerre des mines renforce les relations franco-djiboutiennes

Publié le 10 Avril 2020 à 16:58

© Marine nationale

Le chasseur de mines Capricorne a opéré depuis le 27 février dans les eaux territoriales djiboutiennes. L’objectif de la mission : effectuer des opérations de chasse aux mines préventives dans les zones de passage stratégique de nos forces navales et des navires de commerce.

A l’aide de ses équipements, notamment un sonar de coque, des drones sous-marins d’identification et des plongeurs démineurs, le chasseur de mines Capricorne réalise des relevés des fonds marins dans les approches du port de Djibouti et dans le détroit de Bab El Mandeb.

Les informations récoltées seront compilées dans des bases de données qui constitueront une ressource essentielle pour d’éventuelles opérations de guerre des mines conduites par la France dans cette zone. Elles permettent également de s’assurer que ces points de passage empruntés régulièrement par le groupe aéronaval ne représentent aucun danger pour ce dernier.

Par son action, l’équipage du Capricorne a participé ainsi à l’affirmation de la présence française et au renforcement de la sécurité dans une région d’intérêt stratégique pour la France.

Renforcement des relations franco-djiboutiennes

Pendant ces opérations de chasse aux mines conduites dans les eaux territoriales de la République de Djibouti, le Capricorne a accueilli à son bord un officier de liaison de la Marine nationale djiboutienne (MND).

Facilitateur efficace entre le chasseur de mines et les autorités locales, l’enseigne de vaisseau Saïd a permis au Capricorne de conduire sereinement toutes ses opérations en lien étroit avec les sémaphores et les garde-côtes. Officier plongeur de bord, il a également facilité la mise en œuvre de plongées de coopération et de formation que les plongeurs démineurs du CMT ont organisé au profit de la MND et des garde-côtes durant les relâches opérationnelles à Djibouti. Les plongeurs djiboutiens ont ainsi pu acquérir de nouvelles connaissances dans la mise en œuvre de système pyrotechnique sous-marin et se perfectionner dans le domaine de la plongée militaire. En assurant une meilleure coordination sur zone et en développant la confiance entre la marine française et les autorités djiboutiennes, cet embarquement aura permis d’actionner un levier supplémentaire visant au succès des opérations de chasse aux mines dans les approches de Djibouti.

Les Forces française de Djibouti (FFDj) constituent un point d’appui majeur pour les forces navales françaises grâce notamment aux capacités offertes pour l’entraînement interarmées et aux facilités de relâches sur une voie maritime de première importance. Dernier port capable de soutenir les bâtiments avant d’aborder l’océan Indien, une quarantaine de bâtiments militaires français font escale annuellement à Djibouti.

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